01Identité et autorisations
Le premier groupe pose la question : qui a le droit de faire quoi, au juste ? Il réunit MCP01 Token Mismanagement & Secret Exposure, MCP02 Privilege Escalation via Scope Creep et MCP07 Insufficient Authentication & Authorization. L'essentiel tient à ce que des tokens à longue durée de vie se retrouvent dans le contexte du modèle, que les autorisations s'accumulent au fil des releases et que les identités des agents et des serveurs ne sont pas suffisamment vérifiées.
02Outils manipulés et chaîne d'approvisionnement
En relèvent MCP03 Tool Poisoning — avec les sous-types Rug Pull, Schema Poisoning et Tool Shadowing — ainsi que MCP04 Software Supply Chain Attacks & Dependency Tampering. Les attaquants modifient des descriptions de Tools, des schémas ou des dépendances que le modèle lit, mais que l'humain ne voit jamais. Une simple mise à jour mineure ou un schéma falsifié suffit pour que des agents fassent, de façon conforme au contrat, ce qu'il ne faut pas.
03Exécution et injection
Le groupe « Qu'exécute-t-on ? » réunit MCP05 Command Injection & Execution et MCP06 Prompt Injection via Contextual Payloads. L'agent construit des commandes système ou suit des instructions issues d'un contexte non fiable — par exemple de documents récupérés ou d'issues publiques. Le durcissement du modèle réduit la Prompt Injection, mais ne l'élimine pas ; ce sont les contrôles architecturaux tels que la séparation par provenance et les allowlists de sortie (egress) qui sont efficaces.
04Journalisation et serveurs fantômes
Le groupe gouvernance débute par MCP08 Lack of Audit and Telemetry et MCP09 Shadow MCP Servers. Sans journaux d'appels complets, il est impossible, lors d'un incident, de reconstituer quel agent a appelé quel Tool avec quels paramètres. Les instances MCP non approuvées, souvent exploitées localement, échappent de surcroît à tout contrôle formel.
05Contexte et séparation des locataires
MCP10 Context Injection & Over-Sharing concerne la mémoire de travail des agents : des contextes partagés, persistants ou insuffisamment cloisonnés d'une session et d'un locataire à l'autre. Si le contexte est partagé par commodité, une fuite de données apparaît — jusqu'à l'exposition inter-locataires (cross-tenant). Un contexte persistant constitue en outre un traitement au sens du RGPD et requiert un scope, une TTL et un chemin de suppression.
06Positionnement et démarche
VamiSec rattache chacun des dix risques à des contrôles concrets ainsi qu'aux exigences d'ISO/IEC 27001, ISO/IEC 42001, de l'EU AI Act, de NIS2, de DORA et du Cyber Resilience Act. L'architecture cible repose sur une architecture de protection multicouche et sur une passerelle MCP faisant office de point de contrôle contraignant. Une feuille de route à 30/60/90 jours transforme l'analyse en artefacts vérifiables.