Grundschutz++ (GS++) est l’évolution de l’IT-Grundschutz par le BSI et se compose de la méthodologie et du catalogue d’application. Le standard BSI 300-1 « Methodik Grundschutz++ » (méthodologie Grundschutz++) décrit sur 42 pages comment une institution met en place et fait évoluer un SMSI en cinq étapes du processus. Le catalogue d’application Grundschutz++ contient toutes les exigences GS++ : le BSI a transposé les aspects normatifs de la méthodologie en exigences méthodologiques, auxquelles s’ajoutent des exigences techniques et organisationnelles. Le catalogue fait partie de la bibliothèque de l’état de l’art : celle-ci est la plateforme technique du BSI pour l’ensemble des exigences et des mesures de sécurité et remplace le Compendium IT-Grundschutz. Contrairement au Compendium et à ses modules en partie spécifiques à des produits, le catalogue ne décrit plus que des exigences qui ne visent pas des solutions informatiques spécifiques. La version 1.0 du standard s’adresse en premier lieu aux early adopters, c’est-à-dire aux institutions expérimentées qui introduisent GS++ de manière précoce et dont l’expérience alimente son évolution. La méthodologie a été élaborée avec la communauté Grundschutz et expérimentée dans des institutions pilotes sélectionnées. Quiconque applique GS++ reprend l’approche décrite dans le standard et puise dans le catalogue toutes les exigences, y compris les exigences méthodologiques contraignantes.
Grundschutz++ et le standard BSI 300-1 : méthodologie, catalogue d’application et chemin vers la certification
Grundschutz++ (GS++) est l’évolution de l’IT-Grundschutz : le standard BSI 300-1 décrit la méthodologie en cinq étapes du processus suivant le cycle PDCA, et le catalogue d’application Grundschutz++ regroupe 1000 exigences lisibles par machine en 20 pratiques et fait partie de la bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek), qui remplace le Compendium IT-Grundschutz. Selon le BSI, les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ sont possibles à partir du 01/01/2027. Cette page explique le standard et le catalogue et propose un navigateur de démarrage, un navigateur des étapes du processus et un navigateur des correspondances, ainsi qu’un autodiagnostic.
Mise à jour: octobre 2026 · Valeri Milke, Lead Auditor ISO 27001 & ISO 42001
- 01Recensement
- 02Analyse
- 03Réalisation
- 04Surveillance
- 05Amélioration
Avec le standard BSI 300-1 « Methodik Grundschutz++ » (méthodologie Grundschutz++), le BSI a publié sous forme de standard la nouvelle approche applicable aux systèmes de management de la sécurité de l’information (SMSI) : l’historique des modifications décrit la version 1.0 du 20/10/2026 comme « publication initiale de la première version applicable », et celle-ci a été présentée le 27/10/2026 au salon it-sa. Grundschutz++ part des processus métier, distingue deux catégories de besoin de protection, « normal » et « élevé », et organise les exigences en pratiques plutôt qu’en modules ; c’est par le biais des catégories d’objets cibles qu’elles sont rattachées aux actifs. Pour un besoin de protection normal, le BSI a déjà procédé implicitement à l’évaluation des risques ; une analyse des risques propre est nécessaire en cas de besoin de protection élevé, d’actifs non couverts ou d’exigences DEVRAIT durablement non satisfaites. La méthodologie devient contraignante par le biais du catalogue d’application : sur les 99 exigences de ses pratiques méthodologiques, 80 sont des exigences DOIT, et certains points que le standard se contente de recommander y sont formulés en DOIT. Cette page distingue systématiquement ce que prescrivent le standard et le catalogue, ce qu’annonce le calendrier des jalons du BSI et ce que nous recommandons. Le navigateur de démarrage vous indique votre chemin — migration depuis l’IT-Grundschutz, passerelle depuis ISO/IEC 27001 ou mise en place à partir de zéro —, le navigateur des étapes du processus présente les prescriptions, les questions de contrôle et les preuves de chaque étape. Le navigateur des correspondances relie l’annexe A de l’ISO/IEC 27001 et le Compendium IT-Grundschutz 2023 à GS++, 14 chapitres approfondissent les thèmes, et l’autodiagnostic situe votre SMSI dans sept domaines d’action.
Jalons jusqu’en 2031 : du lancement de la phase pilote à la fin de la certification IT-Grundschutz
Toutes les entrées du calendrier des jalons du BSI, état d’octobre 2026, complétées par la date de la version 1.0 du standard. Selon ses propres indications, le BSI adapte le calendrier en permanence — cliquez sur un jalon pour afficher les détails.
Début de la phase pilote
La méthodologie GS++ était disponible dans une version pilote applicable, le « Leitfaden zur Methodik Grundschutz++ » (guide de la méthodologie Grundschutz++) de mars 2026. Des partenaires pilotes issus de l’administration publique et du secteur privé l’ont expérimentée en pratique.
Fin de la phase pilote
Les enseignements et l’expérience recueillis lors de l’expérimentation ont alimenté l’évolution de la méthodologie ; le standard BSI 300-1 a suivi en octobre.
Version 1.0 du standard
L’historique des modifications du standard BSI 300-1 date de ce jour la « publication initiale de la première version applicable » ; la responsabilité en incombe à l’unité S 13 du BSI. Le catalogue d’application analysé sur cette page porte la version du 22/10/2026.
Présentation au salon it-sa
Au salon it-sa 2026 à Nuremberg, le BSI a présenté le standard et l’a mis à la disposition de la communauté pour application. Pour le lendemain, le programme du BSI annonçait un aperçu, par son organisme de certification, de la certification selon GS++, avec les réflexions actuelles sur le schéma d’audit.
Nouveaux concepts de formation
Des concepts de formation doivent être publiés pour les parcours de praticien GS++ et de conseiller GS++.
Exemple d’application « BDIT »
Le BSI prévoit de publier un exemple d’application de GS++ fondé sur l’administration fictive « BDIT » ; le calendrier des jalons indique pour cela le mois, sans date précise.
GS++ est certifiable
Les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ peuvent être déposées, de même que les demandes de certification en tant que conseiller GS++ et responsable d’équipe d’audit GS++. Aucun schéma d’audit pour GS++ n’a été publié à ce jour.
Formation continue conseillers/responsables d’équipe d’audit
Pour les conseillers IT-Grundschutz et responsables d’équipe d’audit déjà certifiés, une formation continue spécifique démarre en vue de la certification en tant que conseiller GS++ et responsable d’équipe d’audit GS++.
Début de la phase early adopter
La phase early adopter pour l’application du standard BSI 300-1 commence. La version 1.0 du standard s’adresse en premier lieu aux early adopters, c’est-à-dire aux institutions expérimentées.
Concept de mesure de la performance
Le concept de mesure de la performance du SMSI sur la base de GS++ doit être intégré à la méthodologie et pouvoir être appliqué. À ce jour, le standard laisse ouverte la conception de l’évaluation des performances.
Indicateurs de performance
Chaque exigence des pratiques méthodologiques doit recevoir des indicateurs de performance pour la mesure de la performance.
Fin de la phase early adopter
La phase early adopter pour l’application du standard BSI 300-1 prend fin.
Internationalisation
Pour 2027 et les années suivantes, le BSI prévoit l’internationalisation de GS++ et l’intégration d’autres systèmes de management ; le calendrier des jalons n’indique pas de date précise.
Fin de la certification IT-Grundschutz
La possibilité de certification selon l’IT-Grundschutz prend fin, selon le BSI cinq ans après la publication de GS++. Le BSI n’a pas encore publié de règles de transition pour les certificats en cours, les recertifications et les audits de surveillance.
Neuf messages clés sur Grundschutz++ — de la structure à la certification
Cliquez sur une carte pour lire le message clé — l’ordre va de la structure de GS++ à la certification, en passant par les étapes du processus, le catalogue, l’analyse des risques et la lisibilité par machine.
Le standard structure la méthodologie en cinq étapes du processus, parcourues de manière répétée sous la forme d’un cycle Plan, Do, Check et Act ; selon le BSI, l’itération est une condition préalable à la mise en place et à l’aménagement du SMSI. Deux étapes relèvent de la planification : le recensement et la planification clarifient le contexte, la conformité, le périmètre, les parties intéressées, les processus métier, le besoin de protection, la politique de sécurité de l’information et l’organisation de la sécurité, et lancent l’analyse des risques. L’analyse des exigences délimite le réseau d’information, inventorie les actifs, sélectionne le cas échéant des modèles de référence et constitue le jeu d’exigences, choix de paramétrage compris. Lors de la réalisation viennent ensuite l’état de mise en œuvre, l’analyse des risques, le plan de mise en œuvre, les responsabilités et le suivi de l’avancement. La surveillance comprend l’évaluation des performances, le programme d’audit interne, la revue de direction, le suivi et la validation des exigences. L’amélioration continue englobe l’analyse des causes, le plan de correction et d’amélioration et l’évaluation. Le standard établit lui-même le lien avec la DIN EN ISO/IEC 27001 : l’étape 1 réalise les activités de ses chapitres 4 et 5, l’étape 2 celles des chapitres 6 et 10, et les pratiques méthodologiques reflètent les chapitres 4 à 10. Pour les étapes 3 à 5, il ne cite aucun chapitre.
Le catalogue d’application regroupe les exigences par thème en 20 pratiques, que le standard rattache aux catégories « Méthodologie », « Organisationnel » et « Technique » ; selon le BSI, les pratiques visent à faciliter la compréhension. Les six pratiques méthodologiques « Gouvernance et conformité », « Modélisation de la structure », « Mise en œuvre », « Amélioration », « Suivi et évaluation » et « Gestion des risques » pilotent le SMSI lui-même avec 99 exigences. Les huit pratiques organisationnelles — « Informations et actifs », « Personnel », « Gestion des achats », « Pilotage des prestataires », « Changements et tests », « Gestion des bâtiments », « Sensibilisation », « Planification d’urgence » — contiennent 450 exigences. Les six pratiques techniques « Architecture », « Habilitations », « Détection », « Traitement des incidents de sécurité », « Configuration » et « Développement » en totalisent 451. La plus volumineuse est la pratique « Configuration », avec 157 exigences, suivie de « Gestion des achats », avec 109. Au total, le catalogue, dans sa version du 22/10/2026, comprend exactement 1000 exigences réparties en 140 sous-groupes, dont 652 de premier niveau et 348 sous-exigences. Les pratiques ne sont pas taillées pour des solutions informatiques déterminées ; les exigences applicables à un actif découlent des catégories d’objets cibles. Au bout du compte, c’est chaque exigence prise individuellement qui est évaluée.
Les exigences techniques et organisationnelles applicables à un actif découlent des catégories d’objets cibles (ZOK) : des classes standardisées, telles que les applications, les systèmes informatiques ou les locaux, auxquelles l’institution affecte ses actifs. Le standard prévoit actuellement 39 catégories avec sept nœuds racines — sites, utilisateurs, réseaux, systèmes informatiques, informations, achats et applications — sur quatre niveaux hiérarchiques au maximum. Les catégories de niveau supérieur sont appelées nœuds parents, les catégories subordonnées nœuds enfants. Si un actif est affecté à un nœud enfant, toutes les catégories de niveau supérieur doivent également lui être affectées, ce qui constitue selon le catalogue l’exigence DOIT STM.2.1.4.1 : une application web reçoit ainsi les exigences des applications web, des serveurs web et des applications. Le niveau le plus haut contient le plus souvent des exigences conceptuelles, comme l’ancrage d’une procédure ; le standard recommande de mettre en œuvre en priorité les exigences des nœuds parents. Dans le catalogue, 636 exigences comportent un rattachement à une ZOK et 364 n’en comportent pas : les 99 exigences méthodologiques, qui portent sur l’ensemble du réseau d’information, et 265 exigences techniques et organisationnelles qui font partie de chaque jeu d’exigences. Si aucune catégorie ne couvre suffisamment un actif pertinent, le catalogue requiert des exigences supplémentaires au moyen de l’exigence DOIT STM.2.1.6, et une analyse des risques devient nécessaire.
Le besoin de protection est déterminé pour chaque processus métier au regard de la confidentialité, de l’intégrité et de la disponibilité, en fonction des dommages possibles. Le standard prescrit deux catégories : « normal », lorsque les impacts sont limités et maîtrisables, et « élevé », lorsqu’ils peuvent être considérables. À titre d’aide, il cite cinq scénarios de dommages, parmi lesquels les violations de lois, de réglementations ou de contrats aux conséquences menaçant l’existence, les impacts financiers d’une ampleur menaçant l’existence et l’atteinte à l’intégrité des personnes. Des catégories propres sont autorisées, mais doivent être rapportées aux deux catégories GS++ ; pour un SMSI certifiable, l’état de l’art doit toujours être respecté dans la catégorie la plus basse. Dans le catalogue d’application, la détermination des processus métier ou des informations pertinents et leur classification selon le besoin de protection sont des exigences DOIT, GC.7.1.1 et GC.7.1.2. Le niveau de sécurité découle du besoin de protection : 773 exigences portent le niveau « normal-SdT », 227 le niveau « renforcé » ; parmi ces dernières, 224 sont des exigences PEUT et donc facultatives, utilisables par exemple dans l’analyse des risques que déclenche un besoin de protection élevé. Pour commencer, le standard recommande le processus métier le plus important de la catégorie de besoin de protection la plus élevée ; tous les processus doivent ensuite être examinés progressivement.
La bibliothèque de l’état de l’art définit les verbes modaux : DOIT désigne une exigence à satisfaire impérativement, DEVRAIT une exigence à satisfaire en règle générale, tout écart devant être soigneusement pesé et solidement justifié, et PEUT l’absence d’obligation générale. Le catalogue contient 149 exigences DOIT, 627 exigences DEVRAIT et 224 exigences PEUT. Pour chaque exigence du jeu d’exigences, l’état de mise en œuvre doit être déterminé de manière exhaustive : « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable », ce dernier état uniquement en cas d’impossibilité fonctionnelle ou de composant absent, et toujours de manière justifiée ; dans le catalogue, l’exigence DOIT UMS.1.1 impose cette vérification, de manière exhaustive et régulière. Une exigence DOIT non satisfaite ne peut être remplacée ni par une analyse des risques, ni par une dérogation, ni par une acceptation du risque ; des mesures doivent être définies. Pour les exigences DEVRAIT, le standard distingue la non-satisfaction temporaire, solidement justifiée et qui ne déclenche pas d’analyse des risques, de la non-satisfaction durable, qui requiert une analyse des risques. Dans les deux cas, la direction de l’institution assume le risque ouvert ou le valide ; l’exigence DEVRAIT UMS.1.2 demande de déterminer le risque résiduel. Si les non-satisfactions durables se multiplient, un écart majeur pourrait, selon le standard, être constaté lors d’une certification.
Pour le besoin de protection normal, le BSI a anticipé une part essentielle du travail sur les risques : les exigences reposent sur une analyse des risques générale et implicite, fondée sur une situation de menace typique ; une analyse propre n’est donc pas nécessaire dans ce cas. Elle est explicitement exigée dans trois cas : en cas de besoin de protection élevé d’un processus métier pour au moins un objectif de protection, pour les actifs pertinents que les catégories d’objets cibles et les exigences ne couvrent pas suffisamment, et en cas de non-satisfaction durable d’une exigence DEVRAIT applicable. La méthode peut être choisie librement, par exemple en s’inspirant d’ISO/IEC 27005 ou d’ISO 31000, pour autant que les 35 critères minimaux contraignants du standard soient remplis. Ils vont de l’appétence au risque et des critères d’acceptation du risque au registre des risques et aux propriétaires des risques, jusqu’à l’autorisation des risques résiduels par la direction de l’institution et à un réexamen au moins annuel ; la méthodologie choisie doit ainsi être comparable et vérifiable, par exemple lors d’une certification. Le point de départ est constitué par les 47 menaces élémentaires, dont les identifiants sont rattachés à chaque exigence du noyau de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Kernel). Dans le catalogue d’application, GC.7.2 pour le besoin de protection élevé, STM.4.1 et les quatre exigences de la pratique « Gestion des risques » relatives à la méthodologie, aux propriétaires des risques et aux validations sont des exigences DOIT.
Le BSI met à disposition les exigences GS++ sous une forme lisible par machine, au format OSCAL, afin que leur contrôle puisse être automatisé ; à l’avenir, des outils numériques sont appelés à soutenir la mise en œuvre. La bibliothèque de l’état de l’art est publique sur GitHub depuis le 29/09/2025 et placée sous licence CC BY-SA 4.0. Le catalogue d’application est un catalogue résolu (resolved catalog) à partir d’un profil (Profile), composé d’exigences méthodologiques, d’exigences de gestion des risques et d’exigences du noyau. 223 paramètres signalent des choix de paramétrage tels que « régulièrement », que l’institution précise lors de l’élaboration du jeu d’exigences ou par la suite ; l’exigence méthodologique STM.5.1 l’impose en tant qu’exigence DOIT. Le standard décrit les modèles de référence comme des catalogues d’exigences préétablis, adaptés à des scénarios d’application et dotés de paramètres prédéfinis ; aucun artefact désigné comme modèle de référence n’a encore été publié dans la bibliothèque. Selon le standard, les preuves doivent être rattachées sans ambiguïté à la mesure de sécurité concernée et, en cas de contrôle automatisé, indiquer l’outil, l’horodatage et le résultat du contrôle. La couche Assessment, destinée aux plans de contrôle et aux résultats de contrôle, est créée, mais ne contient encore aucun artefact. Des correspondances relient à GS++ l’annexe A de l’ISO/IEC 27001, avec l’ensemble de ses 93 mesures, et, à l’état de projet, le Compendium IT-Grundschutz 2023, toutes deux encore sur la base de la version du catalogue d’avril 2026.
Selon le calendrier des jalons du BSI, état d’octobre 2026, GS++ est certifiable à partir du 01/01/2027 : les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ pourront alors être déposées, de même que les demandes de certification en tant que conseiller GS++ et responsable d’équipe d’audit GS++. Au 1er trimestre 2027 démarrent la phase early adopter, qui court jusqu’au 31/12/2027, et une formation continue spécifique pour les conseillers IT-Grundschutz et responsables d’équipe d’audit déjà certifiés ; des concepts de formation pour les praticiens GS++ et les conseillers GS++ sont annoncés pour le 30/11/2026. Aucun schéma d’audit pour GS++ n’a encore été publié ; pour le salon it-sa 2026, l’organisme de certification du BSI n’avait annoncé qu’un aperçu de ses réflexions. Le concept de mesure de la performance doit être intégré à la méthodologie d’ici au 26/02/2027, les indicateurs de performance pour chaque exigence des pratiques méthodologiques d’ici au 31/03/2027 ; tant que des prescriptions uniformes font défaut, les institutions organisent librement l’évaluation des performances. La possibilité de certification selon l’IT-Grundschutz prend fin le 30/11/2031, cinq ans après la publication de GS++ ; le BSI n’a pas encore publié de règles de transition pour les certificats en cours. À notre avis, il reste du temps pour une migration ordonnée ; quiconque met en place un SMSI à partir de zéro devrait planifier directement avec GS++. Selon le BSI, le calendrier est adapté en permanence.
Votre chemin vers Grundschutz++ : où en êtes-vous, quelle est la prochaine étape ?
Jusqu’à quatre questions oui/non sur le cadre juridique, le SMSI existant, le besoin de preuve et le besoin de protection mènent à l’une des six situations de départ : avec une appréciation, les premières étapes et les échéances du calendrier des jalons du BSI, état d’octobre 2026. Nous indiquons les obligations GS++ avec le verbe modal du catalogue d’application Grundschutz++. Une orientation de VamiSec, pas un conseil juridique.
- 1?
1: Votre institution fait-elle partie de l’administration fédérale allemande, par exemple en tant qu’autorité fédérale ou en tant que prestataire informatique fédéral organisé sous une forme de droit public ?
Votre institution fait-elle partie de l’administration fédérale allemande, par exemple en tant qu’autorité fédérale ou en tant que prestataire informatique fédéral organisé sous une forme de droit public ?
Cela concerne les autorités fédérales, les prestataires informatiques de l’administration fédérale organisés sous une forme de droit public ainsi que d’autres corporations, établissements et fondations de droit public au niveau fédéral, dans la mesure où le BSI l’ordonne en accord avec le ministère compétent ; sont exclues les institutions de la sécurité sociale et la Deutsche Bundesbank. Les administrations des Länder et les administrations communales répondent non : selon le BSI, la loi BSI ne produit pas d’effet direct pour les administrations des Länder, et l’administration communale au sens strict n’en relève en principe pas.
Administration fédérale : l’IT-Grundschutz est une obligation légale, preuve à apporter d’ici 2030
La loi BSI oblige les entités de l’administration fédérale à mettre en œuvre des exigences minimales qui découlent des standards BSI et du Compendium IT-Grundschutz, désignés ensemble « IT-Grundschutz » dans la loi, ainsi que des standards minimaux du BSI pour l’administration fédérale dans leur version en vigueur. La responsabilité incombe à la direction de l’entité. La loi s’applique depuis le 6 décembre 2025 ; le respect de ces exigences doit être démontré au BSI au plus tard cinq ans après l’entrée en vigueur, « donc en 2030 » selon le BSI, puis à intervalles réguliers. Cette mise en œuvre garantit en même temps le respect des exigences de gestion des risques que la loi impose aux entités particulièrement importantes et aux entités importantes, dans la mesure où aucun acte d’exécution de l’UE ne va au-delà. La loi charge en outre le BSI de moderniser et de faire évoluer l’IT-Grundschutz d’ici le 1er janvier 2026 ; le catalogue d’application Grundschutz++ cite dans ses métadonnées la disposition relative à l’administration fédérale comme norme mise en œuvre. D’après nos recherches, état d’octobre 2026, les publications du BSI ne fixent pas de date à partir de laquelle la preuve doit être apportée sur la base de GS++ au lieu de l’IT-Grundschutz existant.
- Planifier la preuve d’ici 2030 : selon la FAQ du BSI, la preuve s’appuie en priorité sur les résultats des contrôles du BSI et, à titre complémentaire, par exemple sur des certifications et des auto-déclarations. En vertu de la loi BSI, le responsable de la sécurité de l’information (ISB) établit un concept de sécurité de l’information qui satisfait au minimum aux prescriptions du BSI.
- Piloter la transition : selon le BSI, l’IT-Grundschutz existant reste applicable pendant une période de transition de plusieurs années et certifiable jusqu’au 30/11/2031 ; les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ sont possibles à partir du 01/01/2027.
- Priorité aux exigences méthodologiques : selon le standard BSI 300-1, elles sont obligatoires pour toute institution qui applique GS++, et aucune approche individuelle n’est prévue ; 80 des 99 exigences méthodologiques portent le verbe modal DOIT.
- Intégrer aussi les standards minimaux du BSI : à côté de l’IT-Grundschutz, ils font partie des exigences minimales légales. Recommandation VamiSec : les suivre comme un volet à part entière de la feuille de route.
- Recommandation VamiSec : exploiter l’exemple d’application du BSI annoncé pour décembre 2026, consacré à l’administration fictive « BDIT », comme référence pour votre propre documentation des processus métier, du besoin de protection et des actifs.
De l’IT-Grundschutz à GS++ : transférer les contenus, modéliser à nouveau la structure
Votre SMSI existant constitue une base de départ solide : selon notre appréciation, la politique de sécurité de l’information, l’organisation de la sécurité, la maîtrise des documents et le recensement des processus métier peuvent être largement transférés ; vous adaptez la détermination du besoin de protection et la méthode d’analyse des risques aux prescriptions de GS++. Ce que vous modélisez à nouveau, c’est la structure : GS++ répartit 1000 exigences en 20 pratiques au lieu de modules ; vous affectez les actifs à 39 catégories d’objets cibles, et c’est de cette affectation, nœuds parents de niveau supérieur compris, que découlent les exigences du jeu d’exigences relatives aux objets. Le besoin de protection est classé par processus métier comme normal ou élevé, les exigences portent DOIT, DEVRAIT ou PEUT, et l’état de mise en œuvre est « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable ». Pour les titulaires d’un certificat ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz : selon le calendrier des jalons du BSI, la possibilité de certification selon l’IT-Grundschutz prend fin le 30/11/2031, et les demandes sur la base de GS++ sont possibles à partir du 01/01/2027. Sans certificat, vous fixez vous-même le rythme ; le Compendium IT-Grundschutz est toutefois remplacé par la bibliothèque de l’état de l’art. En dehors de l’administration fédérale, la loi BSI n’impose aucune obligation de migrer ; pour les administrations des Länder et les administrations communales, c’est le droit du Land concerné qui est déterminant.
- Utiliser le projet de correspondance du BSI : la « GSMap OSCAL Mapping Collection », état au 21/07/2026, statut DRAFT, associe au moins une exigence GS++ à 94 des 111 modules du Compendium 2023 ; une lacune dans le projet ne signifie pas que GS++ ne couvre pas le sujet. Détails dans le navigateur des correspondances sur cette page.
- Modéliser à nouveau les actifs : selon le catalogue, l’affectation aux catégories d’objets cibles suit une logique fonctionnelle, les catégories de niveau supérieur doivent également être affectées, et vous définissez vous-même la valeur des paramètres tels que « régulièrement » ; ces trois étapes sont des exigences DOIT.
- Vérifier la méthode d’analyse des risques au regard des 35 critères minimaux : le choix de la méthode reste libre, mais celle-ci doit couvrir par exemple un propriétaire du risque pour chaque risque, la limitation dans le temps des risques acceptés temporairement et les informations minimales du registre des risques.
- Recommandation VamiSec : coupler le changement à une échéance de recertification antérieure au 30/11/2031 ; aucun schéma d’audit pour GS++ n’est encore publié, la phase early adopter se déroule en 2027.
- Qualifier les personnes : pour les conseillers IT-Grundschutz certifiés et les responsables d’équipe d’audit certifiés, une formation continue spécifique démarre au 1er trimestre 2027 ; le BSI annonce des concepts de formation pour les praticiens GS++ et les conseillers GS++ pour le 30/11/2026.
SMSI ISO 27001 avec preuve BSI : préparer la certification sur la base de GS++
Votre système de management dispose déjà de la structure de base : selon le standard BSI 300-1, les exigences des pratiques méthodologiques reflètent les chapitres 4 à 10 de la DIN EN ISO/IEC 27001. Ce qui est nouveau, ce sont surtout les dispositions propres à GS++ : le besoin de protection par processus métier dans les catégories normal et élevé, un jeu d’exigences qui découle pour l’essentiel de l’affectation des actifs aux catégories d’objets cibles, des exigences DOIT sans possibilité d’acceptation du risque, l’état de mise en œuvre « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable » et une méthode d’analyse des risques qui satisfait aux 35 critères minimaux. Pour les mesures de l’annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022, le BSI a publié dans la bibliothèque de l’état de l’art une correspondance avec GS++, version 1.0.1-qa, statut complete, qui couvre l’ensemble des 93 mesures. Selon le calendrier des jalons du BSI, les demandes de certification sont possibles à partir du 01/01/2027 ; aucun schéma d’audit pour GS++ n’est encore publié. Selon le programme du BSI pour le salon it-sa, l’organisme de certification du BSI n’a présenté le 28/10/2026 que de premières réflexions à ce sujet.
- Analyser la correspondance : pour 73 des 93 mesures de l’annexe A, la relation est « subset-of », pour 16 « equivalent-to », pour 4 « intersects-with » ; les mesures relatives à la gouvernance et au SMSI renvoient principalement au catalogue méthodologique, les autres au noyau.
- Tenir compte de l’état de la correspondance : elle a été modifiée pour la dernière fois le 27/07/2026 et se réfère à l’état du catalogue d’avril 2026. D’après notre vérification, 58 de ses 365 références cibles sont renumérotées dans le catalogue d’application du 22/10/2026, 19 des identifiants utilisés n’y figurent plus, et certains anciens identifiants désignent aujourd’hui d’autres exigences ; le navigateur des correspondances sur cette page affiche les identifiants actuels.
- Aligner l’analyse des écarts sur les exigences méthodologiques : selon le standard, quiconque applique GS++ doit les appliquer obligatoirement à chaque réseau d’information, aucune approche individuelle n’est prévue ; 80 des 99 portent le verbe modal DOIT.
- Mettre en place la détermination du besoin de protection par processus métier : en cas de besoin de protection élevé, le catalogue exige, par une exigence DOIT, une analyse des risques dédiée, tandis qu’en cas de besoin normal, aucune analyse spécifique n’est nécessaire en l’absence d’autres déclencheurs ; l’ISO/IEC 27005 reste utilisable comme méthode si les critères minimaux sont satisfaits.
- Recommandation VamiSec : commencer par le processus métier le plus important de la catégorie de besoin de protection la plus élevée, comme le standard le recommande pour la mise en place initiale, et ne fixer la date d’audit qu’après la publication du schéma d’audit.
SMSI ISO 27001 sans preuve BSI : utiliser GS++ comme référence, pas comme obligation
Si vous n’avez pas besoin d’une preuve sur base BSI, GS++ est pour vous une option, pas une obligation. Cela vaut aussi pour les entités particulièrement importantes et les entités importantes au sens de la loi BSI : leurs mesures doivent en principe respecter l’état de l’art et tenir compte des normes européennes et internationales pertinentes ; le BSI n’impose aucune norme particulière, et, selon le BSI, l’IT-Grundschutz n’est pas obligatoire pour tous dans le cadre de la transposition de NIS2. Selon le BSI, un certificat ISO 27001 n’est ni une condition préalable ni automatiquement une preuve de conformité à NIS2, mais il peut constituer une base de départ structurée. Pour déterminer ce qui relève de l’état de l’art, la bibliothèque de l’état de l’art peut, selon le BSI, servir d’orientation ; l’état de l’art qui y est publié se rapporte à des situations de traitement typiques, et des mesures supplémentaires peuvent être nécessaires en cas de situations atypiques ou de besoin de protection accru.
- Mettre en miroir les mesures de l’annexe A : la correspondance du BSI indique, pour chaque mesure, les exigences GS++ associées ; il est ainsi possible de confronter les mesures de sécurité à l’état de l’art sans remanier le système de management. Les identifiants de la correspondance suivent l’état du catalogue d’avril 2026 ; le navigateur des correspondances sur cette page affiche les identifiants actuels.
- Recommandation VamiSec : utiliser les 47 menaces élémentaires et les 35 critères minimaux comme liste de contrôle pour votre propre méthode d’analyse des risques.
- Vérifier les obligations NIS2 de manière autonome : contrôler votre SMSI au regard des dix éléments minimaux que la loi BSI prévoit pour les mesures de gestion des risques ; un certificat ne remplace pas cette vérification.
- Estimer l’effort : le catalogue évalue les exigences selon des niveaux d’effort allant de 1, quick win le jour même, à 5, lourd et complexe ; le niveau 0 signifie que l’exigence n’est pas évaluée parce qu’elle est obligatoire.
- Garder l’option ouverte : si une preuve BSI devient nécessaire plus tard, les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ sont possibles à partir du 01/01/2027.
Nouveau SMSI avec besoin de protection élevé : GS++ avec analyse des risques explicite
Vous démarrez sans SMSI, et au moins un processus métier présente un besoin de protection élevé pour l’un des objectifs de protection. Une analyse des risques explicite est requise pour ce processus ; le catalogue d’application la formule comme exigence DOIT, et les 35 critères minimaux s’appliquent dès le départ. Le standard BSI 300-1 recommande, lors de la mise en place initiale, de commencer par le processus métier le plus important de la catégorie de besoin de protection la plus élevée ; selon une note du catalogue, les actifs de ce processus suffisent lors du premier cycle PDCA. En cas de besoin de protection élevé, l’appartenance des actifs au processus métier et leurs dépendances doivent être documentées ; le repère est le chemin de ressources passant par l’application, le système informatique, le réseau et le local, le long duquel l’analyse des risques est menée par la suite. Selon le standard, les exigences du niveau de sécurité « renforcé » portent le verbe modal PEUT ; elles peuvent être utilisées dans l’analyse des risques pour identifier des mesures supplémentaires. En dehors de l’administration fédérale, la loi BSI n’impose aucune norme particulière ; GS++ est alors une méthode que vous choisissez, sauf disposition contraire du droit des Länder ou de contrats.
- Obtenir tôt les décisions de la direction : selon le standard, le périmètre, le besoin de protection, l’ordre des processus métier, les ressources et la politique de sécurité de l’information doivent être soumis à la direction de l’institution sous forme de dossiers de décision.
- Définir le cadre de gestion des risques avant la première analyse et le faire autoriser : procédures uniformes, critères, appétence au risque, critères d’acceptation du risque et propriétaires des risques selon les critères minimaux 1 à 10.
- Documenter les dépendances de manière traçable, sous une forme librement choisie telle qu’un tableau, une CMDB, une cartographie des services ou un plan de réseau ; les sources existantes évitent le travail en double.
- Vérifier le niveau de sécurité : le catalogue demande, par une exigence DEVRAIT, de réexaminer la classification initiale en cas d’écarts du contexte, selon la note, en particulier en cas de besoin de protection élevé.
- Recommandation VamiSec : conduire un processus métier à travers l’ensemble des cinq étapes du processus avant toute extension ; selon une note du catalogue, l’exigence de base relative à l’établissement du SMSI n’est considérée comme satisfaite qu’après un cycle complet.
Nouveau SMSI avec besoin de protection normal : état de l’art, analyse des risques en cas de déclencheur
Si les processus métier de votre périmètre présentent un besoin de protection normal, c’est-à-dire si les impacts d’une atteinte sont limités et gérables, vous n’avez pas besoin, selon le standard BSI 300-1, d’une analyse des risques spécifique : le catalogue d’application repose déjà sur une analyse des risques générale et implicite du BSI. Vous mettez en œuvre les exigences du niveau de sécurité « normal-SdT » ; selon le standard, les exigences de niveau « renforcé » sont facultatives. Une analyse des risques explicite devient néanmoins nécessaire si un actif pertinent n’est pas suffisamment couvert par les catégories d’objets cibles ou si une exigence DEVRAIT applicable est durablement non satisfaite. Pour les actifs, le standard exige, en cas de besoin de protection normal, de recenser au minimum les dépendances entre applications et systèmes informatiques ainsi qu’entre systèmes informatiques et locaux. Les exigences méthodologiques s’appliquent, indépendamment du besoin de protection, à toute institution qui applique GS++. En dehors de l’administration fédérale, la loi BSI n’impose aucune norme particulière ; GS++ est alors une méthode que vous choisissez, sauf disposition contraire du droit des Länder ou de contrats.
- Commencer par le processus métier le plus important, comme le standard le recommande pour la mise en place initiale ; selon le standard, tous les processus métier du périmètre doivent ensuite être examinés progressivement.
- Intégrer les exigences sans catégorie d’objets cibles (ZOK) : 265 exigences techniques et organisationnelles n’ont pas de rattachement à une ZOK ; le standard les déclare obligatoires pour le jeu d’exigences, la note du catalogue prévoit une décision de pertinence pour chaque exigence, et toute suppression doit être justifiée.
- Planifier les quick wins : 52 exigences portent le niveau d’effort 1, quick win le jour même.
- Surveiller les déclencheurs : les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites et les actifs sans catégorie d’objets cibles appropriée déclenchent une analyse des risques selon les critères minimaux.
- Définir malgré tout la méthode d’analyse des risques : indépendamment du besoin de protection, le catalogue exige, par une exigence DOIT, une méthodologie uniforme de gestion des risques et son autorisation par la direction de l’institution. Recommandation VamiSec : s’y atteler tôt ; elle deviendra nécessaire au plus tard avec la première exigence DEVRAIT durablement non satisfaite.
- Votre institution fait-elle partie de l’administration fédérale allemande, par exemple en tant qu’autorité fédérale ou en tant que prestataire informatique fédéral organisé sous une forme de droit public ?
- Exploitez-vous déjà un SMSI selon l’IT-Grundschutz, c’est-à-dire selon les standards BSI 200-x avec le Compendium IT-Grundschutz ?
- Exploitez-vous un SMSI selon l’ISO/IEC 27001, certifié ou en cours de mise en place ?
- Avez-vous besoin d’une preuve sur base BSI, par exemple une certification ISO 27001 sur la base de GS++, parce que des donneurs d’ordre ou votre groupe l’exigent ou parce que vous la visez vous-même ?
- Le périmètre prévu comprend-il des processus métier présentant un besoin de protection élevé, c’est-à-dire dont une atteinte peut avoir des impacts considérables ?
Navigateur des étapes du processus : cinq étapes dans le cycle PDCA, deux thèmes transversaux
Le standard BSI 300-1 décrit Grundschutz++ en cinq étapes du processus le long du cycle PDCA : le recensement et la planification ainsi que l’analyse des exigences correspondent à Plan, la réalisation à Do, la surveillance à Check et l’amélioration continue à Act. Les étapes deviennent contraignantes par le biais des exigences méthodologiques du catalogue d’application, dont le verbe modal s’écarte parfois du texte du standard, le plus souvent au profit de DOIT. Pour chaque étape, vous voyez les exigences avec leur verbe modal et leur identifiant, la question de contrôle et les preuves. Les écueils et leur classement sont des appréciations VamiSec ; nous ne citons les chapitres de l’ISO 27001 comme renvoi BSI que là où le standard les cite lui-même.
Recensement et planification
La première étape du processus établit les conditions-cadres organisationnelles et juridiques du SMSI. L’institution recense son contexte externe et interne, intègre le management de la conformité, analyse les parties intéressées, identifie les processus métier compris dans le périmètre et détermine leur besoin de protection. La direction de l’institution fixe le périmètre, approuve la politique de sécurité de l’information et porte une responsabilité qu’elle ne peut pas déléguer. L’étape devient contraignante par le biais de la pratique Gouvernance et conformité : ce que le standard ne fait parfois que décrire ou recommander, par exemple l’analyse du contexte ou l’analyse des parties intéressées, est formulé dans le catalogue d’application sous forme d’exigence DOIT. Selon le standard, les activités des chapitres 4 et 5 de la DIN EN ISO/IEC 27001 sont menées ici.
RéférenceStandard BSI 300-1, chap. 2.1–2.11 et annexe 2 ; catalogue d’application Grundschutz++, pratique GC : GC.2.1, GC.2.2, GC.3.1, GC.3.1.1–GC.3.1.4, GC.4.1, GC.4.2, GC.5.1, GC.5.1.1–GC.5.1.4, GC.6.1, GC.7.1, GC.7.1.1, GC.7.1.2, GC.9.1, GC.9.1.1, GC.9.1.1.1, GC.9.1.1.1.1, GC.9.1.1.1.2, GC.9.1.1.2–GC.9.1.1.4, GC.10.1, GC.10.1.1, GC.10.1.2, GC.11.1, GC.12.1 ; renvoi BSI : DIN EN ISO/IEC 27001, chapitres 4 et 5
Écueils typiques (appréciation VamiSec)
- Périmètre qui coupe les processus métier aux frontières entre services, alors que, selon le standard, il est important que les processus métier considérés y soient entièrement inclus (élevé)
- Besoin de protection déterminé par système informatique plutôt que par processus métier ; GS++ classe les processus métier et s’appuie pour cela sur les informations qui y sont traitées (élevé)
- ISB sans indépendance, sans ressources ou sans droit de rapport direct, ou en cumul de fonctions avec la direction informatique, alors que le standard entend éviter ce conflit d’intérêts (élevé)
- Analyse du contexte et des parties intéressées traitée comme un exercice obligé sans résultat : il manque les obligations contraignantes censées alimenter le jeu d’exigences (moyen)
- La direction se contente de signer la politique, mais ne décide ni du périmètre, ni du besoin de protection, ni de l’ordre des processus métier, ni des ressources (moyen)
- Découpage trop fin faute de cartographie des processus : des activités isolées sont recensées comme processus métier, ce contre quoi l’analyse simplifiée des processus métier met expressément en garde (faible)
Ancrages dans le standard et le catalogue
Ce qu’exigent le standard et le catalogue d’application
- Analyser le contexte — DOIT dans le catalogue ; le texte du standard décrit l’analyse et, pour la consignation des aspects essentiels, se borne à indiquer « devraient être brièvement consignés » : analyser toutes les conditions-cadres externes et internes pertinentes pour le management de la sécurité de l’information, par exemple les facteurs juridiques, technologiques et économiques ainsi que la stratégie, la structure et les ressources.
- Intégrer la conformité — DOIT : ancrer une procédure de recensement et de gestion des obligations de conformité avec leur priorité et analyser les obligations légales relatives au traitement de l’information, dont le texte du standard ne formule la documentation que par un « devrait » ; DEVRAIT : consulter les autorités compétentes, analyser les obligations contractuelles, ancrer des procédures de prévention des manquements.
- Parties intéressées — DOIT dans le catalogue, approche recommandée dans le standard : analyser les parties intéressées externes et internes avec leurs besoins et leurs attentes ; selon la note du catalogue, on détermine sur cette base quelles exigences entrent dans le SMSI en tant qu’obligations contraignantes.
- Fixer le périmètre — DOIT : fixer le périmètre, délimité de manière traçable, après approbation de la direction de l’institution ; selon le standard, il est important que les processus métier considérés y soient entièrement inclus, les domaines exclus peuvent être désignés.
- Processus métier et besoin de protection — DOIT : ancrer une procédure à cet effet, définir les processus métier ou informations pertinents et classer leur besoin de protection comme normal ou élevé en concertation avec la direction de l’institution ; le standard exige la détermination et la documentation par processus métier pour la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité.
- Politique et objectifs — DOIT : fixer des objectifs concrets et mesurables ainsi qu’une stratégie, attribuer l’engagement à la direction de l’institution, fixer la politique et la faire autoriser par la direction de l’institution ; selon le standard, elle doit être communiquée à l’ensemble du personnel.
- Organisation de la sécurité — DOIT, impérativement requise selon le standard : fixer les rôles, les responsabilités et les comités, attribuer la responsabilité de la sécurité de l’information à une personne indépendante, déterminée par paramètre et directement subordonnée à la direction de l’institution, lui garantir des ressources suffisantes et un droit de rapport direct, fixer pour tous les rôles pertinents des suppléances et des exigences de qualification et prendre des mesures contre les conflits d’intérêts.
- Communication et maîtrise des documents — DOIT : ancrer une procédure de gestion de la communication interne et externe, ancrer la participation des organes de sécurité aux projets pertinents pour la sécurité à des moments définis et mettre en place une procédure de maîtrise des documents du SMSI tout au long de leur cycle de vie ; DEVRAIT : ancrer un échange externe sur la sécurité de l’information.
- Initier l’analyse des risques — DOIT : ancrer une méthodologie uniforme de gestion des risques liés à la sécurité de l’information qui tienne compte du contexte, de l’analyse des processus métier et des parties intéressées ; le cadre, les rôles et les critères sont présentés dans le thème transversal Analyse des risques.
La direction de votre institution peut-elle présenter, pour chaque processus métier du périmètre, le besoin de protection approuvé et montrer sur quelle analyse du contexte, de la conformité et des parties prenantes repose cette décision ?
Preuves que vous pouvez présenter
- Politique de sécurité de l’information avec autorisation documentée par la direction de l’institution
- Stratégie de sécurité de l’information avec des objectifs concrets et mesurables
- Obligations de conformité : obligations légales et contractuelles avec leur priorité
- Processus métier avec identifiant, nom, responsables, brève description et principales applications
- Détermination du besoin de protection par processus métier pour la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité
- Organisation de la sécurité avec description des activités & des rôles et plan de répartition des tâches
- Politique de maîtrise des documents et des enregistrements, vue d’ensemble des interlocuteurs de communication
Analyse des exigences
Lors de la deuxième étape du processus, l’institution délimite le réseau d’information, c’est-à-dire la représentation du périmètre sur le plan du contenu et de la technique, recense les actifs des processus métier considérés avec leurs dépendances et les affecte aux catégories d’objets cibles. Il en résulte le jeu d’exigences individuel, qui comprend trois types d’exigences : les exigences méthodologiques pour l’ensemble du réseau d’information, les exigences techniques et organisationnelles sans rattachement à une catégorie d’objets cibles ainsi que celles avec rattachement, dans la mesure où des actifs sont affectés à la catégorie. Les nœuds parents sont également affectés ; l’institution fixe les paramètres, pour autant qu’aucun modèle de référence ne les prédéfinisse. Les modèles de référence sont prévus comme des catalogues d’exigences préétablis pour des scénarios d’application ; à la date du 29/10/2026, aucun artefact désigné comme modèle de référence n’est publié dans la bibliothèque de l’état de l’art. Selon le standard, les activités des chapitres 6 et 10 de la DIN EN ISO/IEC 27001 sont menées ici.
RéférenceStandard BSI 300-1, chap. 3.1–3.5, fig. 3 à 6 et annexe 1 ; catalogue d’application Grundschutz++, pratique STM : STM.1.1, STM.1.2, STM.2.1, STM.2.1.1–STM.2.1.7, STM.2.1.4.1, STM.2.1.4.2, STM.3.1, STM.5.1 ; exigences DEVRAIT de niveau de sécurité « renforcé » : BES.1.4, DET.4.12.1, REA.2.5 ; modèles de référence : aucun artefact désigné comme modèle de référence dans la bibliothèque de l’état de l’art, état au 29/10/2026 ; renvoi BSI : DIN EN ISO/IEC 27001, chapitres 6 et 10
Écueils typiques (appréciation VamiSec)
- Nœuds parents oubliés : qui n’affecte que la catégorie d’objets cibles directe perd les exigences conceptuelles des catégories de niveau supérieur (élevé)
- Dépendances non documentées le long du chemin de ressources en cas de besoin de protection élevé, si bien que l’analyse des risques ultérieure ne repose sur aucune base (élevé)
- Exigences sans catégorie d’objets cibles négligées, alors que, selon le standard, elles font obligatoirement partie du jeu d’exigences ; suppressions sans décision de pertinence documentée (élevé)
- Actifs affectés selon la technique plutôt que selon la fonction, alors que, selon la note du catalogue, le facteur déterminant est la manière dont l’actif agit dans le processus métier (moyen)
- Actifs sans catégorie d’objets cibles adaptée omis tacitement au lieu d’être couverts par des exigences supplémentaires et une analyse des risques (moyen)
- Paramètres tels que « régulièrement » non renseignés : sans valeur concrète, l’exigence n’est ni vérifiable ni évaluable de manière automatisée (moyen)
Ancrages dans le standard et le catalogue
Ce qu’exigent le standard et le catalogue d’application
- Délimiter le réseau d’information — DOIT : définir le réseau d’information sur la base du périmètre, avec une délimitation traçable, et définir ses interfaces avec les processus externes ; selon le standard, les interfaces sont à documenter sans ambiguïté sur les plans organisationnel, technique et infrastructurel.
- Définir les actifs — DOIT : définir tous les actifs pertinents des processus métier considérés ; pour cela, selon le standard, il faut répondre à des questions relatives à l’affectation organisationnelle et humaine, technique et infrastructurelle ainsi qu’à la délimitation de l’externalisation, services cloud compris, et documenter les réponses. Selon la note du catalogue, lors du premier passage du cycle PDCA, les actifs du processus métier le plus important suffisent, avec pour chaque actif l’identifiant, la finalité, l’affectation au processus et le rôle responsable.
- Documenter les dépendances — obligatoire selon le standard, dans le catalogue uniquement sous forme de note relative à l’exigence DOIT d’inventaire des actifs, sous une forme librement choisie : en cas de besoin de protection élevé, l’appartenance et les dépendances des actifs vis-à-vis du processus métier, en suivant à titre indicatif l’application, le système informatique, le réseau et le local ; en cas de besoin de protection normal, au minimum celles des applications vis-à-vis des systèmes informatiques et des systèmes informatiques vis-à-vis des locaux.
- Affecter les catégories d’objets cibles — DOIT : attribuer à chaque actif pertinent, selon une logique fonctionnelle, une ou plusieurs des 39 catégories d’objets cibles, attribuer également les catégories de niveau supérieur et consolider le jeu d’exigences de sorte que les exigences identiques n’y figurent qu’une seule fois.
- Reprendre les exigences méthodologiques — DOIT : modéliser toutes les exigences des pratiques du SMSI sur le réseau d’information sans autre sélection ; selon le standard, elles s’appliquent à toutes les institutions, une approche individuelle n’est pas prévue.
- Exigences sans catégorie d’objets cibles — DOIT : les modéliser ; le standard les qualifie d’obligatoires pour le jeu d’exigences, la note du catalogue prévoit une décision de pertinence pour chaque exigence, les suppressions sont à documenter avec leur justification.
- Choisir le niveau de sécurité — « normal-SdT » ou « renforcé » selon le besoin de protection ; selon le standard, les exigences du niveau « renforcé » sont formulées avec PEUT et sont facultatives, dans le catalogue trois d’entre elles sont formulées avec DEVRAIT ; DEVRAIT dans le catalogue : réexaminer la classification initiale lorsque le contexte présente des écarts.
- Compléter le jeu d’exigences — DOIT dans le catalogue, « devrait » dans le texte du standard : attribuer des exigences supplémentaires, formulées au format GS++, pour les actifs sans exigences GS++ adaptées et pour l’environnement de conformité individuel.
- Renseigner les paramètres — DOIT : attribuer des valeurs concrètes aux exigences comportant des paramètres, par exemple « régulièrement » défini comme mensuel ; dans les modèles de référence prévus par le standard, les paramètres sont prédéfinis, le choix d’un modèle de référence est à documenter de manière traçable, version comprise.
Pouvez-vous montrer, pour chaque exigence de votre jeu d’exigences, par quel actif et quelle catégorie d’objets cibles, directement ou via un nœud parent, elle y est entrée, quelle valeur de paramètre vous avez fixée et pourquoi les exigences supprimées ne sont pas pertinentes ?
Preuves que vous pouvez présenter
- Réseau d’information avec délimitation, parts d’externalisation et de cloud et interfaces externes
- Jeu d’exigences avec vue d’ensemble des actifs : identifiant, finalité, processus métier, rôle responsable
- Documentation des dépendances sous forme de tableau, de CMDB, de cartographie des services ou de plan de réseau
- Affectation des actifs aux catégories d’objets cibles, nœuds parents compris
- Liste des paramètres avec les valeurs fixées par exigence
- Décisions de pertinence justifiées et exigences complémentaires définies par l’institution au format GS++
Réalisation
Lors de la réalisation, l’institution traduit le jeu d’exigences en un plan de mise en œuvre priorisé. Le point de départ est l’état de mise en œuvre de chaque exigence : « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable », avec justification dans ce dernier cas. La suite de la démarche dépend du verbe modal : PEUT est facultatif ; une exigence DEVRAIT non satisfaite est considérée comme temporairement ou durablement non satisfaite, et seule la non-satisfaction durable déclenche une analyse des risques ; pour les exigences DOIT non satisfaites, des mesures sont à fixer, la dérogation ou l’acceptation du risque étant exclues. Dans le plan de mise en œuvre, chaque mesure est reliée à son exigence, à la date de mise en œuvre ou de vérification et à la personne chargée de la documentation ou de la vérification ; les preuves doivent lui être affectées sans ambiguïté. Pour cette étape, le standard ne cite aucun chapitre de l’ISO/IEC 27001.
RéférenceStandard BSI 300-1, chap. 4.1–4.5, annexe 3 avec les critères minimaux 30 et 34 ; catalogue d’application Grundschutz++, pratique UMS : UMS.1.1, UMS.1.2, UMS.2.1, UMS.2.2, UMS.3.1, UMS.4.1, UMS.5.1, UMS.5.2, UMS.6.1, UMS.6.2, UMS.7.1 ; pratique RISK : RISK.1.10. ISO/IEC 27001 : non citée par le standard pour cette étape ; correspondance VamiSec : chapitre 8
Écueils typiques (appréciation VamiSec)
- « Non applicable » comme échappatoire : le standard n’admet cet état que si l’exigence ne peut pas être satisfaite sur le plan fonctionnel ou si le composant est absent, et il exige une justification (élevé)
- Lacunes sur des exigences DOIT palliées par une acceptation du risque, alors que le standard exclut la dérogation et l’acceptation du risque pour les exigences DOIT (élevé)
- Accumulation d’exigences DEVRAIT durablement non satisfaites : selon le standard, l’état de l’art peut alors être manqué dans son ensemble, et un écart majeur est à craindre lors d’une certification (élevé)
- Modèle d’états comportant « partiellement » : le standard ne connaît que « satisfaite », « non satisfaite » et « non applicable » ; les niveaux intermédiaires issus des outils doivent y être ramenés (moyen)
- Exigence DEVRAIT temporairement non satisfaite sans justification solide ni échéance prévisible, soit de fait une lacune durable sans l’analyse des risques prescrite (moyen)
- Mise en œuvre et suivi de l’avancement entre les mêmes mains, alors que le standard entend prévenir ce conflit d’intérêts par la répartition des rôles (moyen)
Ancrages dans le standard et le catalogue
Ce qu’exigent le standard et le catalogue d’application
- Déterminer l’état de mise en œuvre — DOIT : vérifier de manière complète et régulière l’état des exigences du jeu d’exigences, en commençant par celles du niveau de sécurité « normal-SdT » ; selon la note du catalogue, une exigence n’est considérée comme mise en œuvre que lorsque toutes les exigences qui lui sont liées par une dépendance sont également mises en œuvre.
- Justifier « non applicable » — selon le standard, admissible uniquement si l’exigence ne peut pas être satisfaite sur le plan fonctionnel ou si le composant sous-jacent est absent du réseau d’information ; la justification est à documenter.
- Classer les lacunes sur les exigences DEVRAIT — selon le standard, temporaires, avec une justification solide et sans analyse des risques, ou durables, avec une analyse des risques selon le critère minimal 34 et la présentation des risques résiduels à la direction de l’institution selon le critère minimal 30.
- Combler les lacunes sur les exigences DOIT — selon le standard, des mesures visant à leur satisfaction sont à fixer pour les exigences DOIT non satisfaites ; une analyse des risques ne remplace pas leur satisfaction, la dérogation et l’acceptation du risque ne sont pas possibles.
- Rendre visible le risque résiduel — DEVRAIT dans le catalogue, « doit » dans le standard : fixer le risque résiduel découlant des exigences non mises en œuvre ; selon le standard, le risque non encore atténué des exigences planifiées est à communiquer à la direction de l’institution, qui doit l’assumer.
- Établir le plan de mise en œuvre — DOIT : fixer, selon une démarche structurée, des mesures pour toutes les exigences non mises en œuvre et les prioriser en fonction de l’évaluation des risques, des dépendances et de la disponibilité des ressources ; le standard recommande de traiter en priorité les exigences des nœuds parents.
- Relier les mesures et en apporter la preuve — selon le standard, pour chaque mesure, au minimum l’exigence correspondante, la date de mise en œuvre ou de vérification et la personne chargée de la documentation ou de la vérification ; affecter les preuves sans ambiguïté et, en cas de vérification automatisée, documenter l’outil, le moment et le résultat de la vérification.
- Responsabilités, délais, approbations — DOIT : désigner les responsables sans ambiguïté, fixer une date cible réaliste et faire autoriser la planification de la mise en œuvre par les propriétaires du risque ; selon le standard, c’est la direction de l’institution qui approuve la démarche, car elle doit fournir les ressources.
- Avancement et dérogations — DOIT : ancrer des procédures de suivi des mesures et de mise à jour du plan de mise en œuvre, faire autoriser les dérogations aux obligations, selon la note en cas de conflits d’objectifs, par une personne ou un rôle désignés et les documenter avec leur justification, et ancrer une procédure de vérification de la conformité dans le processus de mise en œuvre.
Pouvez-vous montrer, pour chaque exigence non satisfaite, s’il s’agit d’une exigence DOIT, DEVRAIT ou PEUT, si la lacune est temporaire ou durable, quelle mesure la comble et dans quel délai, qui en est responsable et qui a approuvé le risque restant ?
Preuves que vous pouvez présenter
- Plan de mise en œuvre avec mesures, rattachement aux exigences, priorité, responsables, date cible et état
- Documentation de l’état par exigence avec les justifications pour « non applicable » et pour la non-satisfaction temporaire
- Dérogation approuvée avec justification
- Analyse des risques relative aux exigences DEVRAIT durablement non satisfaites, avec les risques résiduels autorisés
- Rapports de vérifications automatisées avec outil, moment et résultat, affectés à la mesure et à l’exigence
- Rapports d’état sur la mise en œuvre, par exemple dans le rapport à la direction
Surveillance
La surveillance évalue, régulièrement et sur événement, si le SMSI et les mesures mises en œuvre sont efficaces : au moyen de l’évaluation des performances, du programme d’audit interne, de la revue de direction, du monitoring et de la validation des exigences. Selon le standard, des prescriptions GS++ uniformes relatives à l’évaluation des performances restent à venir et, d’ici là, les institutions sont libres dans leur conception ; le calendrier des jalons du BSI annonce le concept de mesure de la performance pour le 26/02/2027 et des indicateurs de performance pour chaque exigence méthodologique d’ici le 31/03/2027. Selon le standard, l’audit interne ne vise pas à mettre en évidence des non-conformités, mais des potentiels d’amélioration. Le catalogue d’application exige notamment, sous forme d’exigences DOIT, un programme d’audit avec une planification orientée risques, des auditeurs indépendants et un rapport à la direction. Pour cette étape, le standard ne cite aucun chapitre de l’ISO/IEC 27001.
RéférenceStandard BSI 300-1, chap. 5.1–5.5 ; catalogue d’application Grundschutz++, pratique PERF : PERF.1.1–PERF.1.3, PERF.2.1, PERF.3.1, PERF.3.1.1–PERF.3.1.4, PERF.3.2, PERF.3.2.1, PERF.3.2.2, PERF.4.1, PERF.4.1.1–PERF.4.1.9, PERF.4.2, PERF.5.1 ; calendrier des jalons du BSI, état d’octobre 2026. ISO/IEC 27001 : non citée par le standard pour cette étape ; correspondance VamiSec : chapitre 9
Écueils typiques (appréciation VamiSec)
- Évaluation des performances reportée parce que le concept du BSI n’est attendu qu’en 2027 ; le standard l’exige dès à présent, seule sa conception est libre (élevé)
- Audits internes menés par des personnes qui sont elles-mêmes responsables des processus audités, alors que le catalogue exige des auditeurs qualifiés et indépendants (élevé)
- Monitoring sans rétroaction : les vulnérabilités et les nouvelles menaces sont détectées, mais n’alimentent pas l’analyse des risques (élevé)
- Programme d’audit sans orientation risques, par exemple sans examen approfondi des exceptions autorisées dans les politiques automatisées (moyen)
- Rapport à la direction réduit à une diapositive d’état, sans les propositions de mesures priorisées ni l’estimation de l’effort que le catalogue exige sous forme d’exigence DOIT (moyen)
- Jeu d’exigences obsolète : les changements dans le réseau d’information ou dans la bibliothèque de l’état de l’art, publiée en continu, ne sont pas répercutés (moyen)
Ancrages dans le standard et le catalogue
Ce qu’exigent le standard et le catalogue d’application
- Évaluer la performance — DOIT : ancrer des procédures et des règles de mesure et d’évaluation de la performance du SMSI ; selon le standard, des prescriptions GS++ uniformes restent à venir, la conception est libre, le résultat devrait être présenté de manière traçable à la direction de l’institution.
- Évaluer le plan de mise en œuvre — DOIT : ancrer la vérification et la mise à jour régulières du plan de mise en œuvre au regard de l’avancement, du respect des délais et de l’exactitude du contenu.
- Mettre en place le programme d’audit — DOIT dans le catalogue, majoritairement « devrait » dans le texte du standard : ancrer une procédure pour un ou plusieurs programmes d’audit, planifier les audits internes selon une approche orientée risques, recourir à des auditeurs qualifiés et indépendants et réaliser les audits avec une ampleur appropriée ; DEVRAIT : fixer un plan d’audit pour chaque audit.
- Risques du programme d’audit — selon le standard, ils doivent être déterminés et évalués, et des mesures doivent être prises afin de tenir expressément compte, dans l’audit interne, des exigences de confidentialité et de sécurité de l’information de l’institution ou des parties intéressées pertinentes.
- Rendre compte des résultats d’audit — DOIT dans le catalogue, « devrait » dans le texte du standard : ancrer une procédure pour des rapports d’audit pertinents et informer toutes les parties prenantes concernées des résultats ; DEVRAIT : fixer une grille d’évaluation uniforme des constats.
- Préparer la revue de direction — DOIT : documenter régulièrement et sur événement, dans le rapport à la direction, les résultats relatifs à la pertinence, à l’adéquation et à l’efficacité, avec des propositions de mesures priorisées et une estimation réaliste de l’effort, et informer régulièrement la direction de l’institution ; huit autres contenus du rapport sont des exigences DEVRAIT.
- Ancrer le monitoring — selon le standard, des procédures de détection des incidents de sécurité, de gestion des vulnérabilités et de réaction aux nouvelles menaces doivent être ancrées, les deux dernières avec un retour vers l’analyse des risques ; DOIT dans le catalogue : des méthodes et des outils de monitoring efficaces pour une surveillance régulière.
- Valider les exigences — DOIT : vérifier régulièrement que les exigences sont à jour, selon la note en général une fois par an ; le standard qualifie la validation régulière d’importante et cite comme points de contrôle, avec « devrait », les changements dans le réseau d’information, dans la bibliothèque de l’état de l’art, dans les modèles de référence et dans la méthodologie GS++.
- Surveiller la conformité — DEVRAIT : vérifier le respect des obligations régulièrement ainsi que sur événement.
La direction de votre institution pourrait-elle lire dans le dernier rapport à la direction si le SMSI est efficace, quels constats d’audit restent ouverts et sur quelles mesures priorisées, avec quel effort, elle doit se prononcer ?
Preuves que vous pouvez présenter
- Rapport d’audit pour chaque audit interne avec objectif, champ, équipe d’audit, méthodes et constats
- Programme d’audit avec planification orientée risques, plans d’audit et preuve de l’indépendance des auditeurs
- Rapport à la direction avec évaluation de l’efficacité et propositions de mesures priorisées
- Concept d’évaluation des performances avec des indicateurs propres à l’institution
- Descriptions des procédures de détection des incidents, de gestion des vulnérabilités et de veille sur les menaces
- Validation documentée du jeu d’exigences avec les changements constatés
Amélioration continue
La cinquième étape du processus clôt le cycle PDCA et amorce le suivant. Les non-conformités sont recensées de manière systématique, et leurs causes immédiates et sous-jacentes sont examinées ; des potentiels d’amélioration sont recherchés même en l’absence de motif concret et évalués selon la réduction du risque, l’effort et l’importance stratégique. Selon le standard, les propositions de correction et d’amélioration doivent être intégrées dans un plan de correction et d’amélioration, qui alimente le plan de mise en œuvre ; l’évaluation vérifie ensuite, à l’aide de critères mesurables, si les mesures sont efficaces. Les vulnérabilités détectées et les situations de menace qui ont évolué alimentent l’analyse des risques et déclenchent un cycle d’analyse des risques. Pour cette étape, le standard ne cite aucun chapitre de l’ISO/IEC 27001.
RéférenceStandard BSI 300-1, chap. 6 avec 6.1–6.4 ; catalogue d’application Grundschutz++, pratique VRB : VRB.1.1, VRB.2.1, VRB.2.2, VRB.3.1, VRB.4.1, VRB.4.2, VRB.5.1, VRB.6.1, VRB.6.2, VRB.7.1. ISO/IEC 27001 : non citée par le standard pour cette étape ; correspondance VamiSec : chapitre 10, que le standard cite lui-même à l’étape 2 du processus
Écueils typiques (appréciation VamiSec)
- Symptômes traités au lieu des causes : corrections sans analyse des causes, l’écart réapparaît lors de l’audit suivant (élevé)
- Efficacité jamais testée : les mesures sont considérées comme achevées dès leur mise en œuvre, alors que le catalogue exige des tests d’efficacité réguliers sous forme d’exigence DOIT (élevé)
- Les propositions d’amélioration figurent dans des procès-verbaux au lieu du plan de correction et d’amélioration et n’atteignent donc jamais le plan de mise en œuvre (moyen)
- Faiblesses systémiques négligées : on ne vérifie pas si des écarts similaires existent dans d’autres domaines (moyen)
- Pas de retour vers l’analyse des risques : les nouvelles vulnérabilités et situations de menace ne déclenchent aucun cycle d’analyse des risques (moyen)
- Les manquements à la conformité sont traités au cas par cas, sans circuits de signalement et d’escalade définis (faible)
Ancrages dans le standard et le catalogue
Ce qu’exigent le standard et le catalogue d’application
- Procédure d’amélioration — DOIT : ancrer une procédure d’amélioration continue du SMSI qui transforme les enseignements de la surveillance en mesures concrètes.
- Non-conformités — DOIT : fixer une méthode d’examen des causes et des récurrences et vérifier régulièrement si le SMSI doit être adapté ; le standard cite à cet égard l’analyse des causes profondes (Root-Cause-Analysis), la probabilité de récurrence, les cas similaires dans d’autres domaines et les faiblesses systémiques.
- Potentiels d’amélioration — DOIT dans le catalogue : fixer une méthode d’examen et d’évaluation des potentiels d’amélioration en pesant les avantages et les inconvénients ; le standard décrit la démarche par un « peut », avec des sources telles que la situation de menace, les résultats d’audit, les incidents de sécurité et les propositions du personnel, et les critères d’évaluation par un « devrait ».
- Mesures correctives et d’amélioration — DOIT : fixer des mesures correctives appropriées pour éliminer les causes d’erreur et des mesures appropriées pour exploiter les potentiels d’amélioration.
- Plan de correction et d’amélioration — selon le standard, les propositions doivent être intégrées dans ce plan, qui alimente le plan de mise en œuvre ; DOIT dans le catalogue, « devrait » dans le texte du standard : attribuer des priorités aux mesures, selon le standard en fonction des ressources disponibles, des quick wins et du plus grand potentiel d’amélioration.
- Vérifier l’efficacité — DOIT dans le catalogue, « devrait » dans le texte du standard, avec des critères mesurables, des tests ou des audits : tester régulièrement l’efficacité des mesures correctives et d’amélioration mises en œuvre ; DEVRAIT : ancrer une procédure d’évaluation de l’amélioration obtenue.
- Manquements à la conformité — DEVRAIT : ancrer une procédure de traitement des manquements qui tienne compte des droits des personnes concernées.
- Boucler le cycle — selon le standard, les vulnérabilités et les situations de menace qui ont évolué, issues de cette étape, sont prises en compte dans l’analyse des risques et déclenchent un cycle d’analyse des risques ; recommandation VamiSec : ancrer cette transmission comme échéance fixe dans le plan annuel du SMSI.
Pouvez-vous montrer, pour les trois principaux constats d’audit de l’année écoulée, quelle cause vous avez identifiée, quelle mesure corrective figure dans le plan de mise en œuvre et comment vous avez vérifié qu’elle est efficace ?
Preuves que vous pouvez présenter
- Vue d’ensemble des non-conformités avec analyse des causes et évaluation de la récurrence
- Plan de correction et d’amélioration avec priorités, repris dans le plan de mise en œuvre
- Preuves de la vérification de l’efficacité : critères, tests ou audits, résultat
- Procédure de traitement des manquements à la conformité avec circuits de signalement et d’escalade
- Rapport à la direction avec les améliorations mises en œuvre et leur effet
Analyse des risques selon les critères minimaux
L’analyse des risques complète l’analyse des risques générale et implicite sur laquelle le BSI a fondé le catalogue d’application ; en cas de besoin de protection normal, aucune analyse spécifique n’est donc nécessaire. Une analyse des risques explicite est requise lorsqu’un processus métier présente un besoin de protection élevé pour au moins un objectif de protection, lorsqu’un actif pertinent n’est pas suffisamment couvert par les catégories d’objets cibles et leurs exigences ou lorsqu’une exigence DEVRAIT applicable est durablement non satisfaite. Le choix de la procédure est libre, des normes courantes telles que l’ISO/IEC 27005 ou l’ISO 31000 sont utilisables, à condition que les 35 critères minimaux contraignants soient remplis ; ceux-ci rendent la méthodologie comparable et vérifiable, par exemple lors d’une certification. Les 47 menaces élémentaires constituent la base de la dérivation des exigences par le BSI et le point de départ des analyses des risques menées par l’institution elle-même.
RéférenceStandard BSI 300-1, chap. 2.6, 2.11, 4.1.2, 4.2, annexe 3 avec les critères minimaux 1–35 et annexe 4 avec les menaces élémentaires G 0.1–G 0.47 ; catalogue d’application Grundschutz++ : GC.7.2, GC.12.1, STM.4.1, UMS.1.2, RISK.1.1, RISK.1.3, RISK.1.5, RISK.1.10 ; catalogue « BSI Anforderungen zum Risikomanagement » (exigences du BSI relatives à la gestion des risques) avec RISK.1.1 à RISK.1.10, dont seules RISK.1.1, 1.3, 1.5 et 1.10 figurent dans le profil (Profile) du catalogue d’application, et non RISK.1.2, relative au respect du catalogue de critères du BSI
Écueils typiques (appréciation VamiSec)
- Analyse des risques prévue uniquement pour le besoin de protection élevé ; les déclencheurs que constituent les actifs insuffisamment couverts et la non-satisfaction durable d’exigences DEVRAIT manquent dans la procédure (élevé)
- Méthode existante reprise sans être confrontée aux 35 critères minimaux, par exemple sans limitation dans le temps des risques acceptés temporairement (élevé)
- Pour les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites, menaces élémentaires affectées non prises en compte, alors qu’un critère minimal exige précisément cela (moyen)
- Registre des risques sans propriétaire du risque, objectifs de protection ni renvois aux mesures : les indications minimales manquent (moyen)
- Risques éparpillés sur de nombreux actifs individuels au lieu d’être identifiés en priorité au niveau des processus métier (moyen)
- Réexamen uniquement à un rythme annuel, et non lors de changements significatifs planifiés ou survenus (moyen)
Ancrages dans le standard et le catalogue
Ce qu’exigent le standard et le catalogue d’application
- Fixer et faire autoriser le cadre — selon les critères minimaux 1 à 10 : ancrer et documenter des procédures uniformes d’identification, d’évaluation et de traitement, fixer les rôles, y compris le propriétaire du risque, les critères, l’appétence au risque, les critères d’acceptation du risque et la base méthodologique, et les faire autoriser par la direction de l’institution ; dans le catalogue, la méthode, le propriétaire du risque et l’autorisation font l’objet d’exigences DOIT.
- Couvrir les déclencheurs — réaliser une analyse des risques en cas de besoin de protection élevé, d’actifs insuffisamment couverts et d’exigences DEVRAIT durablement non satisfaites, conformément aux critères minimaux 32 à 34 ; DOIT dans le catalogue, selon la note également en cas de rétrogradation du niveau de sécurité de « renforcé » à « normal-SdT ».
- Identifier les risques — selon les critères minimaux 11 à 14, 16 et 17 : documenter les objets d’analyse, tenir compte des mesures mises en œuvre et planifiées, attribuer à chaque risque des objectifs de protection et un propriétaire du risque, intégrer les menaces élémentaires affectées pour les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites ; le niveau des processus métier est formulé par un « devraient » dans le critère minimal 13.
- Tenir le registre des risques — selon le critère minimal 15, pour chaque risque, au minimum l’identifiant, l’objet d’analyse, la description, les objectifs de protection, le niveau de risque et le propriétaire du risque, et, pour les risques à traiter, en outre la priorité, l’option de traitement et le renvoi aux mesures.
- Évaluer les risques — selon les critères minimaux 18 à 22 : estimer de manière justifiée la fréquence d’occurrence sur une période définie et l’impact des dommages, en déduire le niveau de risque, le comparer aux critères d’acceptation du risque et prioriser les risques à traiter ; de manière qualitative, quantitative ou hybride.
- Traiter les risques — selon les critères minimaux 23 à 26, 28 et 29 : fixer, pour chaque risque à traiter, la réduction, l’évitement, le transfert ou l’acceptation, affecter les mesures de manière traçable, réévaluer et traiter à nouveau lorsque les critères d’acceptation du risque ne sont pas atteints, limiter dans le temps les acceptations temporaires, documenter les risques acceptés.
- Obtenir les approbations — selon les critères minimaux 27, 30 et 31 : la direction de l’institution autorise les risques résiduels et les risques qui ne sont pas traités plus avant et qui ne satisfont pas aux critères d’acceptation du risque ; les propriétaires du risque autorisent la planification de la mise en œuvre, sous forme d’exigence DOIT dans le catalogue ; la fixation du risque résiduel des exigences non mises en œuvre est une exigence DEVRAIT dans le catalogue.
- Réexaminer — selon le critère minimal 35 : réexaminer l’analyse des risques au moins une fois par an ainsi que lors de changements significatifs planifiés ou survenus.
- Situer le caractère contraignant — le standard qualifie lui-même les critères minimaux de contraignants ; le catalogue d’application ne contient aucune exigence spécifique relative à leur respect, son profil ne reprend que quatre exigences du catalogue de gestion des risques.
Votre méthode d’analyse des risques satisfait-elle de manière démontrable à l’ensemble des 35 critères minimaux, et pouvez-vous montrer, pour chaque déclencheur, où figure dans le registre des risques l’analyse des risques correspondante avec propriétaire du risque, évaluation, traitement et approbation ?
Preuves que vous pouvez présenter
- Politique d’analyse des risques avec procédures, critères, appétence au risque, critères d’acceptation du risque et rôles
- Autorisation du cadre de l’analyse des risques par la direction de l’institution
- Analyse des risques par déclencheur avec objets d’analyse et menaces élémentaires prises en compte
- Registre des risques avec les indications minimales selon le critère minimal 15
- Approbations des risques résiduels par la direction de l’institution et de la planification de la mise en œuvre par les propriétaires du risque
- Preuve du réexamen annuel et du réexamen sur événement
Direction de l’institution & preuves
La responsabilité du SMSI incombe à la direction de l’institution et, selon le standard BSI 300-1, ne peut pas être déléguée. Celle-ci fixe le périmètre, approuve le besoin de protection, l’ordre des processus métier, les ressources et la politique, autorise le cadre de l’analyse des risques et les risques résiduels, assume le risque des exigences planifiées mais pas encore satisfaites et vérifie, lors de la revue de direction, si le SMSI est pertinent, adéquat et efficace. Cela est démontré au moyen de documents que le catalogue d’application rattache à ses exigences en tant que types de documentation, du corpus de règles du SMSI jusqu’au rapport à la direction. Selon le standard, les exigences méthodologiques reflètent les chapitres 4 à 10 de la DIN EN ISO/IEC 27001. Les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ sont possibles à partir du 01/01/2027 ; aucun schéma d’audit n’est encore publié à cet effet.
RéférenceStandard BSI 300-1, chap. 2.3, 2.6, 2.7, 2.10, 2.11, 4.1.1, 4.1.2, 4.3, 4.4, 5.3 et annexe 3 avec les critères minimaux 9, 27 et 30 ; catalogue d’application Grundschutz++ : GC.1.1, GC.1.2, GC.5.1.2, GC.5.1.4, GC.8.1, GC.9.1.1.1.1, GC.9.1.1.1.2, GC.11.1, RISK.1.5, PERF.4.1, PERF.4.2 avec les types de documentation du catalogue ; calendrier des jalons du BSI, état d’octobre 2026 ; programme du BSI pour l’it-sa 2026 ; renvoi BSI : DIN EN ISO/IEC 27001, chapitres 4 à 10 via les pratiques méthodologiques
Écueils typiques (appréciation VamiSec)
- Approbations uniquement orales : les décisions relatives au périmètre, au besoin de protection, aux ressources et aux risques résiduels ne sont pas documentées et ne peuvent pas être démontrées lors de l’audit (élevé)
- SMSI déclaré comme établi avant que le cycle ait été parcouru une fois en entier ; selon la note du catalogue, l’exigence de base n’est satisfaite qu’à ce moment-là (élevé)
- Responsabilité de fait chez l’ISB : la direction ne connaît ni les risques résiduels ni les exigences DOIT en suspens (élevé)
- Preuves dispersées au lieu d’être maîtrisées : sans maîtrise des documents, la version, le propriétaire et l’état d’approbation font défaut (moyen)
- Certification planifiée trop tôt : aucun schéma d’audit n’est encore publié pour GS++, et le concept de mesure de la performance n’est prévu qu’en 2027 selon le calendrier des jalons (moyen)
- Ressources accordées uniquement projet par projet : il manque une procédure de planification continue et économique des ressources du SMSI, alors que le catalogue l’exige sous forme d’exigence DOIT (moyen)
Ancrages dans le standard et le catalogue
Ce qu’exigent le standard et le catalogue d’application
- Ancrer le SMSI — DOIT : ancrer des procédures et des règles pour l’établissement et le maintien d’un SMSI selon Grundschutz++ ; selon la note du catalogue, l’exigence n’est satisfaite que lorsque l’ensemble de la démarche a été parcouru intégralement au moins une fois.
- Faire autoriser les procédures — DOIT : faire autoriser par la direction de l’institution toutes les procédures définies pour le SMSI, de même que la politique ainsi que les procédures, les définitions de rôles et les critères de la gestion des risques.
- Dossiers de décision — selon le standard, notamment sur le périmètre, le besoin de protection des processus métier, l’ordre de leur traitement, les ressources et la politique ; DOIT dans le catalogue : attribuer l’engagement à la direction de l’institution et ancrer une procédure de planification continue et économique des ressources.
- Rattacher l’ISB — DOIT : ancrer le droit de rapport direct du responsable de la sécurité de l’information auprès de la direction de l’institution et lui attribuer des ressources suffisantes.
- Assumer les risques — selon le standard, la direction de l’institution doit assumer le risque des exigences pas encore satisfaites mais planifiées, autoriser les risques résiduels et les risques qui ne sont pas traités plus avant et approuver la démarche de mise en œuvre ; il n’existe pas de dérogation pour les exigences DOIT.
- Revue de direction — selon le standard, la direction vérifie la pertinence, l’adéquation et l’efficacité sur la base du rapport à la direction ; DOIT dans le catalogue : documenter les résultats régulièrement et sur événement dans le rapport à la direction et informer régulièrement la direction de l’institution sur la base de ce rapport.
- Maîtriser les preuves — DOIT : ancrer une procédure de maîtrise des documents du SMSI sur l’ensemble de leur cycle de vie ; selon le standard, les preuves sont à affecter sans ambiguïté à la mesure concernée et la documentation est à mettre à jour en cas de changement.
- Garantir l’aptitude à la certification — pour un SMSI certifiable, l’état de l’art doit, selon le standard, toujours être respecté dans la catégorie de besoin de protection la plus basse ; une accumulation d’exigences DEVRAIT durablement non satisfaites pourrait être constatée comme écart majeur lors d’une certification.
- Recommandation VamiSec : utiliser les 62 types de documentation du catalogue comme structure du classement des preuves ; presque toutes les exigences indiquent un type de documentation.
La direction de votre institution peut-elle présenter, pour chacune de ses approbations, du périmètre et du besoin de protection, en passant par la politique et le cadre de l’analyse des risques, jusqu’aux risques résiduels et aux ressources, un document daté et maîtrisé, et le cycle PDCA a-t-il été parcouru intégralement au moins une fois ?
Preuves que vous pouvez présenter
- Corpus de règles du SMSI avec les procédures autorisées
- Décision de la direction relative à l’engagement de la direction de l’institution et aux ressources
- Politique de sécurité de l’information avec autorisation documentée
- Politique d’analyse des risques avec cadre approuvé
- Rapport à la direction avec évaluation de l’efficacité, propositions de mesures et décisions
- Politique de maîtrise des documents et des enregistrements
Recensement et planification
Navigateur des correspondances : retrouver l’ISO/IEC 27001 et le Compendium IT-Grundschutz dans Grundschutz++
Le BSI publie dans la bibliothèque de l’état de l’art deux correspondances avec Grundschutz++ : l’annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022, entièrement mise en correspondance, et le Compendium IT-Grundschutz, édition 2023, encore à l’état de projet. Le navigateur présente l’ensemble des 93 mesures de l’annexe A avec les exigences GS++ correspondantes et le type de relation, ainsi que l’ensemble des 111 modules du Compendium avec la part des exigences mises en correspondance et les pratiques principales ; tous les identifiants suivent le catalogue d’application du 22/10/2026. Les 17 modules sans entrée dans le projet sont assortis d’une appréciation VamiSec signalée comme telle.
Sources des données : bibliothèque de l’état de l’art du BSI, état du dépôt au 23/10/2026, catalogue d’application Grundschutz++ du 22/10/2026. Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022 : « ISO/IEC 27001:2022 Annex A to GS++ Mapping », version 1.0.1-qa, publiée le 05/05/2026, dernière modification le 27/07/2026, statut « complete », mise en correspondance sémantique réalisée par des humains et contrôle qualité effectué le 27/05/2026. Compendium IT-Grundschutz, édition 2023 : « GSMap OSCAL Mapping Collection », état au 21/07/2026, statut « draft ». Selon le « Handbuch für Autoren der SdT-Bibliothek » du BSI (manuel destiné aux auteurs de la bibliothèque de l’état de l’art), la correspondance relative au Compendium ne reproduit pas les contenus à l’identique (1:1), en raison d’une structure et de notions fondamentalement différentes, mais sert d’aide à l’orientation. Une lacune dans le projet ne signifie pas que GS++ ne couvre pas le thème ; c’est pourquoi les 17 modules sans entrée sont assortis d’une appréciation VamiSec signalée comme telle. Les deux correspondances renvoient à des identifiants d’exigence de l’état du catalogue d’avril 2026 : dans l’état d’octobre, 45 des 299 identifiants cibles de la correspondance ISO ne désignent plus l’exigence visée, et dans la correspondance relative au Compendium, 130 des 1185 références cibles renvoient à des exigences renumérotées entre-temps et 16 à des exigences supprimées. Le navigateur affiche donc les identifiants actuels : VamiSec a reporté les cibles au moyen des UUID stables des exigences et signale les cibles supprimées dans la correspondance ISO ; les parts et les pratiques principales par module sont des décomptes propres à VamiSec. Le catalogue pouvant changer à chaque publication, vérifiez le titre et le contenu d’une exigence au regard de l’état actuel avant de la reprendre dans le jeu d’exigences. Licence : CC BY-SA 4.0, source : bibliothèque de l’état de l’art du BSI ; traitement par VamiSec, ce tableau étant lui aussi placé sous CC BY-SA 4.0, à l’exception des titres des mesures de l’annexe A et des modules du Compendium. Les correspondances ne remplacent pas la modélisation de votre propre réseau d’information.
Grundschutz++ en détail : 14 chapitres, de la méthodologie à la feuille de route de migration en passant par le jeu d’exigences
14 chapitres parcourent le positionnement et la structure du standard BSI 300-1, le recensement et la planification, la détermination du besoin de protection, le réseau d’information, les pratiques et les catégories d’objets cibles, le jeu d’exigences, la réalisation avec l’état de mise en œuvre et les verbes modaux, l’analyse des risques selon les critères minimaux, la surveillance et l’amélioration, le catalogue d’application en chiffres, la bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek), la certification et la transition ainsi que la feuille de route de migration – en distinguant à chaque fois ce que décrit le standard, ce qu’exige de manière contraignante le catalogue d’application et ce que recommande VamiSec.
Ce qu’est Grundschutz++ : méthodologie, catalogue d’application, bibliothèque de l’état de l’art
Grundschutz++ (GS++) est la refonte du Grundschutz par le BSI. Elle se compose de la méthodologie du standard BSI 300-1, du catalogue d’application Grundschutz++ et de ses 1000 exigences lisibles par machine, ainsi que de la bibliothèque de l’état de l’art, dans laquelle le BSI met le catalogue à disposition et qui remplace le Compendium IT-Grundschutz. Ce chapitre situe les trois composantes et montre ce qui change, ce qui subsiste pour l’instant et ce qu’il en est du caractère contraignant.
Trois composantes, un seul référentiel
Le BSI met à disposition le Grundschutz++ pour la mise en place d’un système de management de la sécurité de l’information. La méthodologie est décrite par le standard BSI 300-1 ; selon la présentation du BSI, elle laisse aux utilisatrices et aux utilisateurs une marge de manœuvre, par exemple au regard de la taille de l’institution et de la complexité du réseau d’information. Le catalogue d’application complète la méthodologie : le BSI a transposé ses aspects normatifs en exigences, de sorte que le catalogue regroupe toutes les exigences Grundschutz++ – celles de la méthodologie comme les exigences techniques et organisationnelles. Il est mis à disposition dans la bibliothèque de l’état de l’art, la plateforme technique sur laquelle le BSI publie les exigences et les mesures de manière centralisée et lisible par machine. Les exigences étant disponibles sous une forme lisible par machine, leur vérification devient automatisable ; à l’avenir, selon le BSI, des outils numériques sont appelés à soutenir la mise en œuvre.
| Composante | De quoi il s’agit | État |
|---|---|---|
| Standard BSI 300-1 « Methodik Grundschutz++ » (Méthodologie Grundschutz++) | Démarche en cinq étapes du processus le long du cycle PDCA ; quatre annexes consacrées aux catégories d’objets cibles, à l’analyse simplifiée des processus métier, aux critères minimaux pour l’analyse des risques et aux menaces élémentaires | Version 1.0 du 20/10/2026, 42 pages ; selon le calendrier des jalons, présenté le 27/10/2026 à l’it-sa |
| Catalogue d’application Grundschutz++ | Toutes les exigences GS++ en 20 pratiques : 99 issues des pratiques méthodologiques, 901 techniques et organisationnelles ; formulées de manière neutre vis-à-vis des solutions, chacune assortie d’un verbe modal, d’un niveau de sécurité, d’un niveau d’effort et, le cas échéant, de catégories d’objets cibles et de paramètres | 1000 exigences au format OSCAL 1.1.3, version du 22/10/2026 |
| Bibliothèque de l’état de l’art | Dépôt GitHub public du BSI contenant des catalogues, des profils, des catalogues résolus, des correspondances et des exemples de composants ; remplace le Compendium IT-Grundschutz | public depuis le 29/09/2025, encore en phase pilote selon le BSI ; licence CC BY-SA 4.0, état analysé au 23/10/2026 |
Sources : standard BSI 300-1 (historique des modifications, table des matières) ; page thématique Grundschutz++ du BSI avec le calendrier des jalons, état d’octobre 2026 ; catalogue d’application Grundschutz++ et dépôt BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek, extraction du 23/10/2026.
Ce que GS++ remplace – et ce qui subsiste pour l’instant
Selon le BSI, la bibliothèque de l’état de l’art remplace le Compendium IT-Grundschutz. En tant qu’évolution de l’IT-Grundschutz, le catalogue d’application ne décrit plus que des exigences qui ne visent pas des solutions informatiques spécifiques ; le catalogue du noyau (Kernel), dont proviennent les 901 exigences techniques et organisationnelles, ne contient, d’après sa description, que des exigences de sécurité neutres vis-à-vis des technologies et des fabricants. Les modules liés à des produits, tels que ceux que l’édition 2023 du Compendium comportait par exemple pour « Windows Server 2012 » ou « Clients unter macOS » (clients sous macOS), n’ont donc pas d’équivalent spécifique à un produit dans le catalogue d’application ; pour de tels systèmes s’appliquent les exigences, neutres vis-à-vis des solutions, des catégories d’objets cibles correspondantes. Au lieu de 111 modules répartis en dix couches, le catalogue s’articule en 20 pratiques ; ce sont les catégories d’objets cibles qui déterminent quelles exigences s’appliquent à un actif. De notre point de vue, les nombres d’exigences du Compendium et du catalogue ne sont donc que partiellement comparables, et le BSI lui-même ne conçoit pas sa correspondance entre le Compendium et GS++ comme une transposition 1:1, mais comme une aide à l’orientation ; au 21/07/2026, elle est signalée comme étant à l’état de projet. Pour l’instant, l’IT-Grundschutz reste certifiable : selon le calendrier des jalons, la certifiabilité prend fin le 30/11/2031, cinq ans après la publication de GS++. Les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ doivent pouvoir être déposées à partir du 01/01/2027 ; la phase early adopter est prévue du premier trimestre 2027 au 31/12/2027. Selon ses propres indications, le BSI adapte en permanence le calendrier des jalons.
Caractère contraignant : administration fédérale et entités NIS2
Pour les entités de l’administration fédérale allemande, la loi BSI, dans sa version issue de la loi allemande de transposition de NIS2 du 2 décembre 2025, prescrit des exigences minimales qui découlent des standards BSI, du Compendium IT-Grundschutz – désignés ensemble dans la loi sous le nom « IT-Grundschutz » – et des standards minimaux du BSI pour l’administration fédérale. Leur respect doit être démontré au BSI au plus tard cinq ans après l’entrée en vigueur de la loi, soit en 2030 selon le BSI ; quiconque met en œuvre les exigences minimales satisfait ainsi en même temps aux prescriptions légales en matière de gestion des risques, pour autant qu’aucun acte d’exécution de l’UE n’aille au-delà. La même loi charge le BSI de moderniser l’IT-Grundschutz d’ici le 1er janvier 2026, et le catalogue d’application renvoie dans ses métadonnées précisément à ces prescriptions pour l’administration fédérale. Aucune des sources primaires analysées pour cette page ne précise expressément à partir de quand GS++ fait foi en tant que version de référence au sens de cette obligation. Pour les entités particulièrement importantes et les entités importantes, la loi BSI ne mentionne pas l’IT-Grundschutz : leurs mesures doivent respecter l’état de l’art et tenir compte des normes européennes et internationales pertinentes. De notre point de vue, GS++ constitue pour elles une voie possible, et non une voie prescrite.
Standard BSI 300-1 : structure, public cible, cycle PDCA et lien avec l’ISO 27001
Le standard BSI 300-1 « Methodik Grundschutz++ » (Méthodologie Grundschutz++) décrit sur 42 pages comment une institution met en place un SMSI en cinq étapes du processus et le fait évoluer dans le cycle PDCA ; selon le standard, l’itération du cycle est une condition préalable à la mise en place et à la conception du SMSI. La version 1.0 s’adresse en premier lieu aux early adopters. Le chapitre présente la structure et la logique du document, le lien avec l’ISO/IEC 27001 et les raisons pour lesquelles le catalogue d’application est déterminant pour le caractère contraignant.
Structure : six chapitres, quatre annexes
| Partie | Contenu | Pages |
|---|---|---|
| Chapitre 1 Introduction | Public cible, élaboration avec la communauté Grundschutz, cycle PDCA avec les cinq étapes du processus (figure 1) | 5 |
| Chapitre 2 Étape 1 du processus | Recensement et planification : contexte, gestion de la conformité, périmètre, parties intéressées, processus métier, besoin de protection, politique de sécurité de l’information, organisation de la sécurité, documentation et communication, approbation, initiation de l’analyse des risques | 6–11 |
| Chapitre 3 Étape 2 du processus | Analyse des exigences : réseau d’information, inventaire des actifs, modèles de référence, jeu d’exigences, choix de paramétrage | 12–17 |
| Chapitre 4 Étape 3 du processus | Réalisation : état de mise en œuvre, analyse des risques, planification de la mise en œuvre, responsabilités et délais, suivi de l’avancement | 18–21 |
| Chapitre 5 Étape 4 du processus | Surveillance : évaluation des performances, programme d’audit interne, revue de direction, monitoring, validation des exigences | 22–25 |
| Chapitre 6 Étape 5 du processus | Amélioration continue : non-conformités, potentiels d’amélioration, plan de correction et d’amélioration, évaluation | 26–27 |
| Annexe 1 | Définitions et exemples des 39 catégories d’objets cibles | 28–33 |
| Annexe 2 | Analyse simplifiée des processus métier | 34–35 |
| Annexe 3 | 35 critères minimaux pour l’analyse des risques | 36–39 |
| Annexe 4 | 47 menaces élémentaires G 0.1 à G 0.47 | 40–42 |
Source : standard BSI 300-1, table des matières et historique des modifications ; version 1.0 du 20/10/2026, unité S 13.
Public cible, élaboration, compléments annoncés
Dans l’historique des modifications, la version 1.0 porte la date du 20/10/2026 et la mention « Publication initiale de la première version applicable » ; elle indique comme auteur « S 13 », soit, selon l’organigramme du BSI, l’unité « IT-Grundschutz und Mindeststandards » (IT-Grundschutz et standards minimaux). Selon le calendrier des jalons, le standard a été présenté le 27/10/2026 à l’it-sa de Nuremberg et mis à la disposition de la communauté pour application. Le public cible est constitué en premier lieu des early adopters, c’est-à-dire d’institutions expérimentées qui adoptent GS++ tôt et dont l’expérience alimente son évolution. La méthodologie a été élaborée conjointement avec la communauté Grundschutz et éprouvée dans des institutions pilotes sélectionnées ; la phase pilote s’est déroulée du 1er avril au 31 août 2026. Le « Leitfaden zur Methodik Grundschutz++ » (Guide de la méthodologie Grundschutz++) issu de cette phase reste consultable, mais c’est le standard qui fait foi. Plusieurs éléments ne sont encore qu’annoncés par le BSI : des concepts de formation pour les praticiens GS++ et les conseillers GS++ pour le 30/11/2026, un exemple d’application reposant sur l’administration fictive « BDIT » en décembre 2026, le concept de mesure de la performance pour le 26/02/2027 et des indicateurs de performance pour chaque exigence des pratiques méthodologiques pour le 31/03/2027.
Cinq étapes du processus, quatre phases PDCA
| Étape du processus | Phase PDCA | Chapitre du 300-1 | Pratique méthodologique | Lien avec l’ISO/IEC 27001 |
|---|---|---|---|---|
| 1 Recensement et planification | Plan | 2 | GC – Gouvernance et conformité | chapitres 4 et 5 – indication du BSI |
| 2 Analyse des exigences | Plan | 3 | STM – Modélisation de la structure | chapitres 6 et 10 – indication du BSI |
| 3 Réalisation | Do | 4 | UMS – Mise en œuvre | pas d’indication du BSI ; correspondance VamiSec : chapitre 8 |
| 4 Surveillance | Check | 5 | PERF – Suivi et évaluation | pas d’indication du BSI ; correspondance VamiSec : chapitre 9 |
| 5 Amélioration continue | Act | 6 | VRB – Amélioration | pas d’indication du BSI ; correspondance VamiSec : chapitre 10 |
Rattachement aux phases PDCA selon la figure 1 du standard. Le standard lui-même ne rattache pas les pratiques méthodologiques aux étapes du processus ; ce rattachement provient de la version pilote, entre-temps remplacée, « Leitfaden zur Methodik Grundschutz++ » (Guide de la méthodologie Grundschutz++, mars 2026) et concorde avec les définitions des pratiques dans le catalogue, qui rattachent par exemple la pratique Suivi et évaluation à la phase Check. RISK regroupe quatre exigences relatives à la gestion des risques, que le standard initie lors de l’étape 1 du processus et réalise lors de l’étape 3. Selon le standard, les pratiques méthodologiques couvrent dans leur ensemble les chapitres 4 à 10 de l’ISO/IEC 27001 ; il ne rattache expressément les chapitres 7 à 9 à aucune étape du processus. Les thèmes du chapitre 7 – ressources, compétences, communication, informations documentées – relèvent, selon notre appréciation, principalement de l’étape 1 du processus, la sensibilisation relevant en outre de la pratique Sensibilisation.
Le standard décrit ; il devient contraignant par le biais du catalogue : le BSI a transposé les contenus normatifs de la méthodologie en exigences et les a structurés en pratiques méthodologiques. Ces 99 exigences valent pour toutes les institutions et doivent être appliquées à chaque réseau d’information ; « une démarche individuelle n’est pas prévue ». Le degré de rigueur d’une obligation donnée est déterminé par le verbe modal du catalogue d’application : sur les 99 exigences méthodologiques, 80 sont des exigences DOIT, 19 des exigences DEVRAIT et aucune n’est une exigence PEUT. Le texte du standard et le catalogue ne mettent d’ailleurs pas toujours l’accent sur les mêmes points. À plusieurs endroits, le standard formule une recommandation là où le catalogue exige DOIT ; pour le risque résiduel des exigences DEVRAIT ouvertes, c’est l’inverse. Recommandation VamiSec : planifiez en vous fondant sur les exigences du catalogue et utilisez le texte du standard comme explication.
| Thème | Formulation dans le standard 300-1 | Catalogue d’application |
|---|---|---|
| Contexte de l’institution | les aspects essentiels « devraient être consignés succinctement » (chap. 2.1) | GC.2.1, GC.2.2 : analyser les conditions-cadres externes et internes – DOIT |
| Parties intéressées | la démarche « est recommandée » (chap. 2.4) | GC.4.1, GC.4.2 : analyser les parties intéressées externes et internes – DOIT |
| Exigences complémentaires | « devrait » élaborer des exigences complémentaires (chap. 3.4.3) | STM.2.1.6, STM.2.1.7 : attribuer des exigences supplémentaires pour les actifs non couverts et pour l’environnement de conformité – DOIT |
| Paramètres | sont précisés lors de l’élaboration du jeu d’exigences ou après celle-ci (chap. 3.5) | STM.5.1 : attribuer des valeurs concrètes – DOIT |
| Risque résiduel des exigences DEVRAIT ouvertes | « une analyse du risque résiduel doit être réalisée » (chap. 2.11) | UMS.1.2 : déterminer le risque résiduel dû aux exigences non mises en œuvre – DEVRAIT |
Catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026. Verbes modaux selon l’espace de noms de la bibliothèque : DOIT – à satisfaire impérativement ; DEVRAIT – à satisfaire normalement, tout écart devant être soigneusement pesé et solidement justifié ; PEUT – pas d’obligation générale, pertinent selon la situation, c’est-à-dire en fonction de l’analyse des risques.
Étape 1 du processus – Recensement et planification : le cadre du SMSI
Lors de la première étape du processus, l’institution crée les conditions-cadres organisationnelles et juridiques du SMSI ainsi qu’une compréhension commune de sa finalité et de son périmètre. La direction de l’institution détermine les domaines couverts par le SMSI et approuve les décisions essentielles. Selon le standard, ce sont ici les activités des chapitres 4 et 5 de l’ISO/IEC 27001 qui sont menées ; le chapitre suivant traite de la détermination du besoin de protection.
Contexte, conformité et périmètre
L’analyse du contexte recense les facteurs qui agissent de l’extérieur sur l’institution – géopolitiques, juridiques et réglementaires comme NIS2 ou DORA, technologiques comme le recours à l’IA, économiques comme les dépendances vis-à-vis des chaînes d’approvisionnement, sociétaux ainsi qu’écologiques et physiques, par exemple l’implantation au bord d’un cours d’eau –, et les facteurs internes : stratégies et objectifs, structure, processus établis, paysage informatique sans inventaire détaillé, culture de l’institution et attitude à l’égard de la sécurité ainsi que le manque de ressources. La gestion de la conformité apporte le registre des exigences légales, les lois et les catalogues d’exigences, les référentiels internes ainsi que les obligations légales et contractuelles ; ce qui en découle est pris en compte dans le jeu d’exigences. Le périmètre est fixé par la direction de l’institution : les processus métier, et ce dans leur intégralité, les unités de l’institution, sites, applications et systèmes informatiques pertinents, ainsi que la délimitation vis-à-vis des partenaires et des prestataires externes et, le cas échéant, les domaines exclus. Les parties intéressées telles que les clients, les prestataires, les autorités de surveillance, les collaborateurs ou les représentations du personnel sont recensées avec leurs attentes ; il est déterminé avec la direction quelles obligations contraignantes sont intégrées au SMSI en tant qu’exigences.
Processus métier : aussi simple que possible, aussi précis que nécessaire
Les processus métier du périmètre doivent être identifiés et documentés ; sont également visées les procédures administratives et les procédures spécialisées. Ils constituent la base de la détermination du besoin de protection, de l’inventaire des actifs et de l’analyse des risques. Pour la documentation, il suffit selon le standard que la finalité du processus soit identifiable au regard des objectifs de l’institution. Les sources sont les cartographies des processus et les systèmes de management existants, comme un BCMS (système de management de la continuité d’activité) ou un DSMS (système de management de la protection des données), et, pour les autorités, leurs missions légales. En l’absence de telles vues d’ensemble, l’analyse simplifiée des processus métier présentée en annexe du standard, délibérément conçue comme une exigence minimale, est utile : ne sont exigées ni une gestion exhaustive des processus ni une documentation détaillée des processus.
- 1Examiner les déroulements
Un processus métier se répète régulièrement ou en fonction des événements, est essentiel pour la mission ou les prestations de l’institution, aboutit à un résultat traçable et se compose de plusieurs activités liées entre elles sur le fond. Des étapes de travail isolées ne sont pas des processus métier ; un découpage trop fin devrait être évité.
- 2Exploiter les sources existantes
Organigrammes et plans de répartition des tâches, missions légales ou statutaires, registre des activités de traitement, vues d’ensemble des applications et des systèmes issues de la CMDB, répertoires de processus, outils SMSI ainsi que vues d’ensemble des contrats et des prestataires. L’entretien avec les personnes compétentes peut s’avérer particulièrement utile.
- 3Documenter cinq informations
Identifiant, nom, personne, rôle ou unité organisationnelle responsable sur le plan métier, description succincte et applications essentielles. La description succincte doit faire apparaître la finalité, le résultat essentiel et la contribution aux objectifs de l’institution ; la forme – tableau, répertoire de processus, wiki ou outil SMSI – est laissée au libre choix.
Politique de sécurité de l’information, organisation de la sécurité et approbation
La politique de sécurité de l’information est le document central du SMSI : elle décrit des objectifs concrets et mesurables, par exemple selon les critères SMART, ainsi que la stratégie, fixe l’engagement et la responsabilité de la direction de l’institution, est approuvée par celle-ci et doit être communiquée à l’ensemble du personnel. Une organisation de la sécurité de l’information dotée de rôles et de responsabilités définis est « impérativement requise ». Les conflits d’intérêts, par exemple entre la direction informatique et l’ISB ou entre le délégué à la protection des données et l’ISB, sont à éviter, et l’ISB ou un autre rôle de l’organisation de la sécurité doit être associé aux projets pertinents pour la sécurité. Des procédures pour la communication interne et externe ainsi que pour la maîtrise, au minimum, de tous les documents pertinents pour le SMSI doivent être ancrées. La responsabilité du SMSI incombe à la direction de l’institution et « ne peut pas être déléguée » ; celle-ci reçoit des dossiers de décision sur le périmètre, le besoin de protection, l’ordre de traitement des processus métier, les ressources et la politique de sécurité de l’information. Pour finir, l’institution initie l’analyse des risques : l’appétence au risque et les critères d’acceptation du risque au niveau stratégique, les procédures et les critères au niveau méthodologique, les rôles, y compris les propriétaires du risque, au niveau organisationnel – la direction autorise ce cadre.
| Tâche | Standard 300-1 | Catalogue d’application : exigence et verbe modal |
|---|---|---|
| Contexte | Chap. 2.1 : prendre en compte et documenter les facteurs ; les aspects essentiels « devraient être consignés succinctement » | GC.2.1 analyser les conditions-cadres externes, GC.2.2 les conditions-cadres internes – DOIT |
| Conformité | Chap. 2.2 : analyser le registre des exigences légales et les catalogues d’exigences ; les obligations « devraient » être documentées et compilées | GC.3.1 ancrer une procédure pour les obligations de conformité, GC.3.1.1 analyser les obligations légales – DOIT ; GC.3.1.2 consulter les services compétents, GC.3.1.3 analyser les obligations contractuelles, GC.3.1.4 prévenir les manquements – DEVRAIT |
| Périmètre | Chap. 2.3 : fixé par la direction de l’institution | GC.6.1 définir un périmètre délimité de manière traçable, après approbation par la direction de l’institution – DOIT |
| Parties intéressées | Chap. 2.4 : la démarche « est recommandée » | GC.4.1 analyser les parties intéressées externes, GC.4.2 les parties intéressées internes – DOIT |
| Processus métier | Chap. 2.5 et annexe 2 : identifier ; « doivent être documentés » | GC.7.1 ancrer une procédure pour les processus métier et la classification du besoin de protection, GC.7.1.1 définir les processus métier ou informations pertinents – DOIT |
| Politique de sécurité de l’information | Chap. 2.7 : approbation par la direction, communication à l’ensemble du personnel | GC.5.1 objectifs mesurables, GC.5.1.1 stratégie, GC.5.1.2 engagement de la direction, GC.5.1.3 définir la politique de sécurité de l’information, GC.5.1.4 autoriser la politique de sécurité de l’information – DOIT |
| Organisation de la sécurité | Chap. 2.8 : rôles « impérativement requis » ; associer l’ISB aux projets pertinents pour la sécurité | GC.9.1 organisation de la sécurité, GC.9.1.1 rôles et autorités, GC.9.1.1.1 responsabilité d’une personne directement rattachée à la direction, GC.9.1.1.1.1 ressources et GC.9.1.1.1.2 droit d’accès direct à la direction pour l’ISB, GC.9.1.1.2 suppléances, GC.9.1.1.3 conflits d’intérêts, GC.9.1.1.4 qualification – DOIT |
| Communication et documents | Chap. 2.9 : les procédures « doivent » être ancrées | GC.10.1 gestion de la communication – DOIT ; GC.10.1.1 échanges externes – DEVRAIT ; GC.10.1.2 participation aux projets pertinents pour la sécurité – DOIT ; GC.11.1 maîtrise des documents – DOIT |
| Approbation | Chap. 2.10 : la responsabilité de la direction « ne peut pas être déléguée » | GC.1.2 faire autoriser par la direction toutes les procédures du SMSI, GC.8.1 ancrer la planification des ressources – DOIT |
| Initier l’analyse des risques | Chap. 2.11 : cadre aux niveaux stratégique, méthodologique et organisationnel, autorisé par la direction | GC.12.1 méthodologie uniforme, RISK.1.1 méthodes selon un standard reconnu, RISK.1.3 rôle de propriétaire du risque, RISK.1.5 approbation par la direction – DOIT |
Catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026 ; formulations abrégées. Dans GC.9.1.1.1, la personne responsable est formulée comme un paramètre dont le libellé est « einer unabhängigen Person » (d’une personne indépendante). Pour la communication de la politique de sécurité de l’information à l’ensemble du personnel, que le standard exige par un « doit », le catalogue ne contient pas d’exigence propre.
Besoin de protection : deux catégories, deux niveaux de sécurité
GS++ prévoit exactement deux catégories de besoin de protection : normal et élevé. Le besoin de protection est déterminé par processus métier pour la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité, à l’aune des dommages possibles. Le résultat détermine le niveau de sécurité selon lequel les exigences sont sélectionnées, le degré de précision avec lequel les dépendances doivent être documentées et la nécessité éventuelle d’une analyse des risques propre.
Lors de la détermination du besoin de protection, il est décidé pour chaque processus métier recensé quel besoin de protection il présente au regard des valeurs fondamentales que sont la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité. Il convient de s’appuyer sur les informations traitées dans le processus ; ce sont les dommages susceptibles de découler d’une atteinte qui sont déterminants. Le besoin de protection doit être déterminé et documenté individuellement pour chaque processus, et la direction de l’institution l’approuve. Le catalogue d’application fait de la procédure et de la classification des exigences DOIT et les rapporte aux « processus métier ou informations » ; la classification s’effectue en tenant compte des objectifs métier et en concertation avec la direction de l’institution. Selon le texte explicatif, un processus doit être classé « élevé » lorsque sont à craindre des dommages financiers ou de réputation menaçant l’existence de l’institution ou des conséquences lourdes sur les objectifs métier ou sur les obligations existantes, de même lorsqu’il traite des informations classées comme particulièrement confidentielles.
| Catégorie | Définition selon le standard | Conséquences pour la suite de la démarche |
|---|---|---|
| normal | Les effets sont limités et maîtrisables. | exigences du niveau de sécurité « normal-SdT » ; pas d’analyse des risques propre, car le catalogue d’application repose sur une analyse des risques générale du BSI ; documenter les dépendances au moins entre les applications et les systèmes informatiques ainsi qu’entre les systèmes informatiques et les locaux |
| élevé | Les effets peuvent être considérables. | analyse des risques explicite requise dès qu’au moins un objectif de protection est élevé ; les exigences du niveau de sécurité « renforcé » sont disponibles en tant que mesures optionnelles ; documenter l’appartenance et les dépendances des actifs le long du processus métier |
Standard BSI 300-1, chap. 2.6, 2.11, 3.2 et 3.4.2. Catalogue d’application : GC.7.1 procédure, GC.7.1.2 classification, GC.7.2 analyse des risques dédiée en cas de besoin de protection élevé, STM.4.1 analyse des risques lorsque la méthodologie en établit la nécessité – toutes des exigences DOIT ; STM.3.1 vérification du niveau de sécurité défini – DEVRAIT.
Cinq scénarios de dommages, une aide pour la catégorie « élevé »
- Violation de lois, de réglementations ou de contrats aux conséquences menaçant l’existence de l’institution
- Atteinte au droit à l’autodétermination informationnelle entraînant un préjudice considérable pour la réputation
- Atteinte à l’intégrité des personnes
- Effet négatif en interne ou à l’extérieur portant durablement atteinte à la réputation de l’institution
- Conséquences financières d’une ampleur menaçant l’existence de l’institution
L’institution peut, à titre optionnel, définir d’autres catégories propres, mais doit les faire correspondre aux deux catégories GS++ ; pour un SMSI certifiable, l’état de l’art doit toujours être respecté dans la catégorie la plus basse. Pour la première mise en place, le standard recommande de commencer par le processus métier le plus important de la plus haute catégorie de besoin de protection – s’il y en a plusieurs, la direction de l’institution choisit – puis d’examiner successivement tous les processus du périmètre. Le BSI rapporte l’état de l’art publié à des situations de traitement typiques. Dans des situations atypiques ou en cas de besoin de protection accru – sont citées les données classifiées par l’État et les catégories particulières de données à caractère personnel au sens du RGPD –, des mesures de protection supplémentaires peuvent être nécessaires.
Du besoin de protection au niveau de sécurité
Chaque exigence porte l’un des deux niveaux de sécurité : « normal-SdT », le niveau de sécurité standard, ou « renforcé ». Les exigences sélectionnées dépendent du besoin de protection du processus métier considéré. Selon le standard, les exigences du niveau « renforcé » comportent le verbe modal PEUT et sont à satisfaire de manière optionnelle ; elles peuvent être mobilisées dans l’analyse des risques pour identifier des mesures supplémentaires, par exemple en cas de risque accru. Dans le catalogue du 22/10/2026, c’est le cas de 224 des 227 exigences de niveau renforcé ; trois portent DEVRAIT. Sous la forme d’une exigence DEVRAIT, le catalogue d’application prévoit de vérifier la classification initiale des niveaux de sécurité lorsque le contexte de l’institution diverge – selon le texte explicatif, en particulier en cas de besoin de protection élevé ; elle peut aussi être modifiée pour des actifs individuels. Le texte explicatif du catalogue cite expressément un déclassement de « renforcé » à « normal-SdT » comme motif d’une analyse des risques.
Réseau d’information et actifs : délimitation, inventaire, dépendances
L’analyse des exigences commence avec l’étape 2 du processus. Il s’agit d’abord de définir et de délimiter le réseau d’information, c’est-à-dire la représentation concrète et technique du périmètre, composée d’actifs relevant de l’infrastructure, de l’organisation, du personnel et de la technique. Le niveau de détail avec lequel les dépendances doivent être documentées dépend du besoin de protection. Selon le standard, les activités des chapitres 6 et 10 de l’ISO/IEC 27001 sont menées à l’étape 2 du processus.
Périmètre et réseau d’information
Le périmètre fixe l’étendue formelle et organisationnelle du SMSI ; le réseau d’information en est la représentation concrète et technique. Un périmètre peut comprendre un ou plusieurs réseaux d’information ; un réseau d’information peut couvrir l’ensemble du périmètre ou certaines parties, découpées selon la structure organisationnelle, des processus métier communs ou des applications. Les actifs sont toutes les valeurs matérielles et immatérielles nécessaires aux processus métier considérés, par exemple des applications, des systèmes informatiques ou des locaux. Une délimitation claire garantit que toutes les informations, tous les actifs et toutes les dépendances pertinents sont recensés ; les actifs inventoriés constituent le prérequis du jeu d’exigences. Le catalogue d’application traduit cela en deux exigences DOIT : définir le réseau d’information, délimité de manière traçable, sur la base du périmètre, et définir ses interfaces avec les processus externes.
| Groupe de questions | Questions directrices selon le standard |
|---|---|
| Rattachement à l’organisation et au personnel | Quels domaines de l’institution, quels rôles et quelles personnes font partie du processus métier ? |
| Rattachement technique | Quelles applications, quels systèmes et quels réseaux font partie du réseau d’information ? Où passent les limites techniques, et comment les interfaces avec les systèmes externes sont-elles conçues ? |
| Rattachement à l’infrastructure | Quels sites, bâtiments et locaux font partie du réseau d’information ? |
| Délimitation de l’externalisation | Qu’est-ce qui est exploité localement, qu’est-ce qui est externalisé auprès de tiers ? Quels services cloud sont utilisés ? |
Standard BSI 300-1, chap. 3.1 : les questions « doivent recevoir une réponse et être documentées ». Catalogue d’application : STM.1.1 définir le réseau d’information et STM.1.2 définir les interfaces externes – DOIT.
Les actifs pertinents peuvent notamment être des processus métier, des informations, des systèmes et des applications, des composants de réseau et de communication, des actifs d’infrastructure et physiques, ainsi que des actifs liés au personnel et à l’organisation. Pour la documentation, l’institution peut s’appuyer sur les registres des actifs existants et sur les données système collectées sous forme numérique ; les interfaces avec les processus et systèmes externes ou avec d’autres réseaux d’information doivent être documentées sans ambiguïté sur les plans organisationnel, technique et infrastructurel. L’ordre de l’inventaire suit la priorisation issue de la détermination du besoin de protection, et les actifs présentant des caractéristiques et une finalité d’utilisation similaires peuvent être regroupés. Le catalogue d’application impose, en tant qu’exigence DOIT, de définir tous les actifs pertinents des processus métier considérés ; selon le texte explicatif, les actifs du processus métier le plus important suffisent lors du premier cycle PDCA. Pour chaque actif, il prévoit une désignation univoque, une brève description indiquant sa finalité, l’affectation aux processus métier et un rôle responsable ou un propriétaire de l’actif.
Dépendances : profondeur selon le besoin de protection
| Besoin de protection du processus métier | Ce qui doit être documenté |
|---|---|
| élevé | appartenance et dépendances des actifs par rapport au processus métier le long de la chaîne processus métier – application – système informatique – réseaux et composants de réseau – locaux ; base de l’analyse des risques ultérieure au niveau du processus métier et le long du chemin de ressources |
| normal | aucune affectation au processus métier requise ; au minimum les dépendances entre applications et systèmes informatiques, physiques comme virtuels, ainsi qu’entre systèmes informatiques et locaux |
Standard BSI 300-1, chap. 3.2, avec les figures 3 et 4 ; selon le standard, la chaîne indiquée pour un besoin de protection élevé sert de repère. La forme est libre : tableau, CMDB, cartographie des services, plan de réseau ou vue d’ensemble des dépendances. Catalogue d’application : STM.2.1.2 définir les actifs pertinents – DOIT ; selon le texte explicatif, les dépendances entre actifs sont consignées en même temps.
Selon le standard, la représentation peut s’appuyer sur des sources existantes telles que les CMDB, les registres des actifs, les manuels d’exploitation, les plans de réseau ou les cartographies des services, afin d’éviter le travail en double. Ce qui compte, c’est que les principales dépendances soient documentées de manière traçable, car l’analyse des risques en cas de besoin de protection élevé part du niveau du processus métier et suit le chemin de ressources. Pour les processus dont le besoin de protection est normal, le standard exige au minimum deux types de relations. Les actifs sont ensuite affectés aux catégories d’objets cibles.
20 pratiques et 39 catégories d’objets cibles : comment le catalogue est structuré
Les 1000 exigences du catalogue d’application sont regroupées par thème en 20 pratiques, que le standard répartit entre les catégories Méthodologie, Organisation et Technique. Transversalement, 39 catégories d’objets cibles déterminent à quels actifs une exigence s’applique ; elles sont organisées de manière hiérarchique et transmettent leurs exigences par héritage aux nœuds enfants. Connaître ces deux classements permet de lire le catalogue et d’adapter le jeu d’exigences de manière ciblée.
Pratiques : un classement thématique en trois catégories
Selon le standard, les pratiques servent à une meilleure compréhension : elles regroupent les exigences par thème et sont réparties entre les catégories Méthodologie, Organisation et Technique. Avec leurs 99 exigences, les six pratiques méthodologiques forment le cadre de management et ne portent aucune catégorie d’objets cibles. Les huit pratiques organisationnelles et les six pratiques techniques contiennent 901 exigences ; chacune d’elles commence par le sous-groupe « Fondamentaux », puis se subdivise par thème – soit 103 sous-groupes au total, contre 140 pour l’ensemble du catalogue. Les définitions que le BSI donne de chaque pratique précisent les délimitations, par exemple que la pratique Suivi et évaluation correspond à la phase Check du cycle PDCA, que la pratique Amélioration clôt le cycle tout en en ouvrant un nouveau et que la pratique Détection laisse à la pratique Traitement des incidents de sécurité la prise en charge des événements détectés.
| Sigle | Pratique | Axe | Exigences | DOIT / DEVRAIT / PEUT |
|---|---|---|---|---|
| GC | Gouvernance et conformité | Méthodologie | 35 | 31 / 4 / 0 |
| STM | Modélisation de la structure | Méthodologie | 15 | 14 / 1 / 0 |
| UMS | Mise en œuvre | Méthodologie | 11 | 10 / 1 / 0 |
| VRB | Amélioration | Méthodologie | 10 | 8 / 2 / 0 |
| PERF | Suivi et évaluation | Méthodologie | 24 | 13 / 11 / 0 |
| RISK | Gestion des risques | Méthodologie | 4 | 4 / 0 / 0 |
| ASST | Informations et actifs | Organisation | 58 | 5 / 37 / 16 |
| PERS | Personnel | Organisation | 30 | 5 / 24 / 1 |
| BES | Gestion des achats | Organisation | 109 | 5 / 73 / 31 |
| DLS | Pilotage des prestataires | Organisation | 18 | 5 / 9 / 4 |
| TEST | Changements et tests | Organisation | 36 | 5 / 22 / 9 |
| GEB | Gestion des bâtiments | Organisation | 75 | 5 / 35 / 35 |
| SENS | Sensibilisation | Organisation | 87 | 4 / 72 / 11 |
| NOT | Planification d’urgence | Organisation | 37 | 5 / 25 / 7 |
| ARCH | Architecture | Technique | 63 | 5 / 42 / 16 |
| BER | Habilitations | Technique | 92 | 5 / 80 / 7 |
| DET | Détection | Technique | 82 | 5 / 38 / 39 |
| REA | Traitement des incidents de sécurité | Technique | 23 | 5 / 13 / 5 |
| KONF | Configuration | Technique | 157 | 5 / 110 / 42 |
| DEV | Développement | Technique | 34 | 5 / 28 / 1 |
| Total | 20 pratiques | 6 Méthodologie, 8 Organisation, 6 Technique | 1000 | 149 / 627 / 224 |
Catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026 ; exigences y compris les 348 sous-exigences. Catégorie et ordre comme dans la figure 2 du standard, dans le sens des aiguilles d’une montre à partir de GC. Données : BSI, bibliothèque de l’état de l’art, licence CC BY-SA 4.0.
Un schéma facilite la lecture : les 14 pratiques techniques et organisationnelles ne comptent que 69 exigences DOIT, et toutes figurent dans le sous-groupe « Fondamentaux ». Dans chaque pratique, elles forment le même cadre procédural – ancrer les procédures et les règles, les documenter, attribuer les tâches qui y sont liées, informer les responsables et réexaminer les règles régulièrement et lorsque des événements le justifient ; dans la pratique Sensibilisation, une exigence DEVRAIT relative à la mesure de l’efficacité remplace le réexamen. Les 832 autres exigences de ces pratiques sont des exigences DEVRAIT ou PEUT, et les exigences PEUT relèvent sans exception du niveau de sécurité « renforcé ». De notre point de vue, DEVRAIT constitue donc le véritable étalon de GS++ : tout écart doit être soigneusement pesé et justifié de manière solide, et une non-satisfaction durable déclenche une analyse des risques.
Catégories d’objets cibles : nœuds parents et nœuds enfants
| Nœud racine | Nœuds enfants jusqu’au niveau 4 | Exemple avec héritage |
|---|---|---|
| Sites (59) | Bâtiments (2) ; Locaux (6) › Archives (2) ; Locaux › Locaux d’infrastructure technique (3) › Salles serveurs (4) | Salles serveurs : 72 exigences |
| Utilisateurs (81) | Collaborateurs (11) › Cadres (2) › Direction de l’institution (1) ; Collaborateurs › Administrateurs (9) | Administrateurs : 101 exigences |
| Réseaux (34) | Segments de réseau internes (3) › WLAN (4) ; Raccordements à des réseaux externes (16) | WLAN : 41 exigences |
| Systèmes informatiques (93) | Systèmes hôtes (9) ; Terminaux mobiles (15) | Terminaux mobiles : 108 exigences |
| Informations (5) | Données (31) | Données : 36 exigences |
| Achats (39) | Produits informatiques (14) ; Prestations de services (31) › Externalisation (29) › Services cloud (9) | Services cloud : 108 exigences |
| Applications (81) | Navigateurs web (14) ; Serveurs web (6) › Applications web (4) ; Solutions de virtualisation (4) ; Services d’annuaire (3) ; Applications de télécommunication (9) › Applications de visioconférence (5) ; Applications bureautiques (2) ; Applications de télécopie (3) ; Communication interpersonnelle (10) › Messagerie électronique (14) ; Serveurs DNS (5) ; Serveurs de fichiers (3) | Messagerie électronique : 105 exigences |
Nombre entre parenthèses : exigences qui mentionnent directement la catégorie ; 39 exigences mentionnent plusieurs catégories. Colonne Exemple : exigences, y compris celles de toutes les catégories de niveau supérieur. Désignations conformes au catalogue d’application du 22/10/2026 ; l’annexe 1 du standard appelle « Archives de supports de données » la catégorie « Archives », « (Applications de) télécopie » la catégorie « Applications de télécopie » et « Applications de communication interpersonnelle » la catégorie « Communication interpersonnelle », et la figure 6 abrège certains noms, par exemple en « Terminaux ». Figure 6 : 39 catégories, 7 nœuds racines, 4 niveaux hiérarchiques. Catalogue d’application : STM.2.1.3 affectation, STM.2.1.4.1 héritage, STM.2.1.4.2 consolidation – DOIT pour chacune. Données : BSI, bibliothèque de l’état de l’art, CC BY-SA 4.0.
Les nœuds de niveau hiérarchique supérieur sont appelés nœuds parents, ceux qui leur sont subordonnés nœuds enfants. Les exigences situées au niveau le plus élevé d’une branche ont le plus souvent un caractère conceptuel, par exemple « ancrer les procédures » ; chaque catégorie est définie dans l’annexe du standard, la plupart étant en outre illustrées par des exemples, et chaque actif identifié peut être affecté à au moins une catégorie. L’héritage est déterminant : un actif doit également être affecté à toutes les catégories de niveau supérieur, et ce sont seulement la catégorie directe et les catégories de niveau supérieur prises ensemble qui déterminent ses exigences. Un service SaaS, enregistré comme service cloud, hérite ainsi des exigences des catégories Externalisation, Prestations de services et Achats – 9 directes plus 29, 31 et 39, soit 108 au total. Le catalogue d’application fait de l’affectation, de l’héritage et de la consolidation des exigences DOIT : l’affectation suit une logique fonctionnelle, c’est-à-dire la manière dont l’actif agit dans le processus métier, les exigences qui s’appliquent plusieurs fois ne sont consignées qu’une seule fois, et les actifs difficiles à affecter sont analysés dans le cadre de l’analyse des risques.
Le jeu d’exigences : trois types d’exigences, modèles de référence, paramètres
Le jeu d’exigences individuel contient toutes les exigences du SMSI pertinentes pour le réseau d’information considéré, avec ses processus métier et ses actifs, et constitue le point de départ de la réalisation. Il se compose de trois types d’exigences, pourra à l’avenir être structuré au préalable à l’aide de modèles de référence et doit être complété par des exigences propres là où le catalogue ne suffit pas ; les paramètres permettent de l’adapter à l’institution.
Trois types d’exigences
| Type d’exigence | Règle selon le standard | Volume dans le catalogue d’application |
|---|---|---|
| Pratiques méthodologiques | s’appliquent sans catégorie d’objets cibles à l’ensemble du réseau d’information et à toutes les institutions ; « une approche individuelle n’est pas prévue » ; reflètent les chapitres 4 à 10 de l’ISO/IEC 27001 | 99 exigences dans GC, STM, UMS, VRB, PERF et RISK : 80 DOIT, 19 DEVRAIT |
| Pratiques techniques et organisationnelles sans catégorie d’objets cibles | à intégrer obligatoirement dans le jeu d’exigences | 265 exigences |
| Pratiques techniques et organisationnelles avec catégorie d’objets cibles | à appliquer dans la mesure où des actifs sont affectés à la catégorie concernée, catégories de niveau supérieur comprises | 636 exigences |
Standard BSI 300-1, chap. 3.4, 3.4.1 et 3.4.2 ; catalogue d’application du 22/10/2026. Exigences méthodologiques associées : STM.2.1 modéliser le jeu d’exigences, STM.2.1.1 exigences du SMSI sans autre sélection, STM.2.1.4 exigences avec catégorie d’objets cibles, STM.2.1.5 exigences sans catégorie d’objets cibles, STM.2.1.6 et STM.2.1.7 exigences complémentaires, STM.5.1 valeurs des paramètres – DOIT pour chacune.
Le standard présente le chemin menant au jeu d’exigences sous la forme d’une chaîne : processus métier avec un besoin de protection normal ou élevé, actifs, catégories d’objets cibles, exigences, jeu d’exigences – et, en cas de besoin de protection élevé, analyse des risques. Il en découle pour chaque actif des prescriptions relatives à l’organisation, à la technique, au personnel et à l’infrastructure ; les exigences qui valent pour plusieurs actifs de la même catégorie ne figurent qu’une seule fois dans le jeu d’exigences. Pour les exigences sans catégorie d’objets cibles, les textes divergent : le standard exige de les intégrer obligatoirement, tandis que le texte explicatif du catalogue prévoit pour chaque exigence une décision sur sa pertinence et la suppression motivée des exigences non pertinentes. Recommandation VamiSec : suivre le standard, les intégrer toutes et, lors de la réalisation, attribuer le statut « non applicable », avec une justification documentée, aux exigences dont le composant n’existe pas dans le réseau d’information – la démarche reste ainsi traçable au regard des deux textes.
Modèles de référence : prévus, mais pas encore publiés
Selon le standard, un modèle de référence est un catalogue d’exigences préétabli qui, contrairement au catalogue d’application, est adapté à des scénarios d’utilisation déterminés, opère une présélection et fixe les paramètres. Les modèles de référence peuvent être affectés à des groupes d’actifs ou à des actifs individuels et combinés entre eux ; la sélection, version comprise, l’affectation et l’adaptation doivent être documentées de manière traçable, les lacunes doivent être comblées par d’autres modèles de référence ou exigences, et la sélection doit être réexaminée en cas de modification du réseau d’information ou des modèles de référence disponibles. Des modèles de référence obligatoires peuvent exister pour certaines institutions ; le standard ne précise pas lesquels. À la date du 29/10/2026, aucun artefact de la bibliothèque de l’état de l’art n’est désigné comme modèle de référence. Sont notamment publiés le profil « Stand der Technik WLAN » (état de l’art WLAN), avec 48 exigences sélectionnées et trois paramètres fixés tels que « WPA3 », ainsi qu’un profil consacré à la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, avec 146 exigences sans paramètres fixés ; le BSI ne précise pas s’ils sont considérés comme des modèles de référence. Le BSI a soumis un concept de modèles de référence, sous forme de version alpha, à un groupe de travail de la communauté pour commentaires ; ce concept n’est pas accessible au public.
Exigences propres et choix de paramétrage
Si un actif ne peut pas être représenté de manière suffisante par les exigences existantes, ou si des obligations découlent de la gestion de la conformité ou de l’analyse des parties prenantes, le standard recommande d’élaborer des exigences complémentaires ; le catalogue d’application en fait, dans les deux cas, une exigence DOIT. Pour les actifs dépourvus d’exigences adaptées, le texte explicatif prévoit de documenter les actifs concernés, de justifier pourquoi les exigences GS++ ne suffisent pas, de formuler le cas échéant de nouvelles exigences rapportées aux objectifs de protection, de les intégrer de manière permanente dans le jeu d’exigences et de les transmettre au BSI. Le standard ne précise pas le « format prévu par GS++ » pour les exigences propres ; de notre point de vue, le modèle de phrase sur lequel reposent toutes les exigences du catalogue s’y prête : pratique, le cas échéant catégorie d’objets cibles, verbe modal, résultat, éventuellement une spécification du résultat et un verbe d’action – par exemple « Informations et actifs pour les systèmes informatiques DEVRAIT documenter le besoin de maintenance des composants système et l’infrastructure nécessaire à l’exploitation ». Le catalogue utilise 27 verbes d’action, les plus fréquents étant ancrer, documenter et activer, et indique pour 961 exigences un type de documentation recommandé.
L’institution fait ses choix de paramétrage au moyen de paramètres : des éléments variables tels que « régulièrement », qui indiquent aux auditeurs et aux utilisateurs les marges de manœuvre et peuvent servir au contrôle automatisé. Ils sont précisés lors de l’élaboration du jeu d’exigences ou après celle-ci ; le catalogue d’application impose, en tant qu’exigence DOIT, d’attribuer des valeurs concrètes, selon le texte explicatif par exemple « tous les jours », « toutes les semaines » ou « tous les mois » au lieu de « régulièrement », ou encore les personnes et les rôles auxquels chaque pratique technique et organisationnelle attribue les tâches dans ses « Fondamentaux ». Le catalogue contient 223 paramètres répartis sur 210 exigences. Le profil du catalogue d’application n’en fixe que deux : le standard applicable au SMSI, « BSI Grundschutz++ », et celui applicable à un système de management de la continuité d’activité (SMCA), « BSI-Standard 200-4 » ; toutes les autres valeurs sont déterminées par l’institution, pour autant qu’aucun modèle de référence ne les impose.
Réalisation : état de mise en œuvre, verbes modaux et plan de mise en œuvre
Lors de la troisième étape du processus, le jeu d’exigences se transforme en un plan de mise en œuvre priorisé. Le point de départ est l’état de mise en œuvre de chaque exigence ; c’est le verbe modal qui détermine la suite à donner en cas de lacune. Le standard BSI 300-1 règle à cet effet la qualification en non-satisfaction temporaire ou durable, le lien entre mesures et exigences et la gestion des preuves jusqu’au contrôle automatisé.
État de mise en œuvre : trois valeurs, vérification exhaustive
Pour chaque exigence du jeu d’exigences, l’état de mise en œuvre actuel doit être vérifié de manière exhaustive. Le standard distingue trois valeurs : « satisfaite », « non satisfaite » et « non applicable ». La troisième valeur est soumise à des conditions : une exigence peut être considérée comme « non applicable » lorsqu’elle ne peut pas être satisfaite sur le plan fonctionnel ou que le composant sous-jacent n’existe pas dans le réseau d’information ; la justification doit être documentée. La détermination devrait suivre une procédure structurée, pouvant aller des entretiens et des revues documentaires jusqu’aux contrôles de configuration automatisés et aux scans techniques ; les exigences du niveau de sécurité « normal-SdT » doivent être vérifiées en premier. Dans le catalogue d’application, la vérification de l’état de mise en œuvre est une exigence DOIT, exhaustive et régulière, l’institution fixant l’intervalle sous forme de paramètre. Le texte explicatif de ce catalogue ne retient que « mise en œuvre » et « non mise en œuvre » et ajoute une règle que le standard ne mentionne pas : une exigence n’est considérée comme mise en œuvre que lorsque toutes les exigences en relation de dépendance avec elle sont également mises en œuvre.
| Verbe modal et situation | Signification selon la bibliothèque de l’état de l’art | Conséquence en cas de non-satisfaction | Analyse des risques | Rôle de la direction de l’institution |
|---|---|---|---|---|
| PEUT | aucune obligation générale ; utile selon la situation, par exemple à l’issue d’une analyse des risques | n’a pas nécessairement à être prise en compte, la mise en œuvre est facultative | non requise | — |
| DEVRAIT, temporairement non satisfaite | à satisfaire normalement ; tout écart doit être soigneusement pesé et justifié de manière solide | la satisfaction est prévue à une date ultérieure prévisible ; documenter la non-satisfaction avec une justification solide | ne déclenche pas d’analyse des risques ; le risque non encore atténué doit néanmoins être identifié | est informée du risque et l’assume |
| DEVRAIT, durablement non satisfaite | comme ci-dessus ; selon le standard, la non-satisfaction durable est l’exception | l’exigence n’est pas satisfaite dans un avenir prévisible ou ne l’est définitivement pas | requise selon le critère minimal 34, avec les menaces élémentaires associées selon le critère minimal 17 | autorise les risques résiduels après le traitement des risques, critère minimal 30 |
| DOIT | à satisfaire impérativement, exigence sans restriction | définir des mesures permettant de la satisfaire | ne peut pas se substituer à la satisfaction de l’exigence | ni dérogation ni acceptation du risque ne sont possibles |
Sources : standard BSI 300-1, chap. 2.11, 4.1.1 et 4.1.2 ; définitions des verbes modaux tirées de namespaces/modal_verbs.csv (sur la base de la RFC 2119 et de la DIN 820-2). Pour les exigences DEVRAIT planifiées mais pas encore satisfaites, le chap. 2.11 exige une analyse du risque résiduel avec validation par la direction, tandis que le chap. 4.1.2 précise qu’une non-satisfaction temporaire ne déclenche pas d’analyse des risques ; le catalogue d’application traite l’évaluation du risque résiduel comme une exigence DEVRAIT (UMS.1.2) et permet de consolider ces risques à l’intention de la direction. Si les non-satisfactions durables s’accumulent, l’état de l’art peut ne pas être atteint dans son ensemble ; le standard ne fixe pas de seuil.
Plan de mise en œuvre : chaque mesure rattachée à son exigence
Le jeu d’exigences donne lieu à un plan de mise en œuvre structuré. Celui-ci définit pour chaque exigence des mesures concrètes et les priorise ; à titre d’exemple, le standard cite comme critères l’effort requis par l’exigence sous-jacente, les synergies entre mesures, le niveau des risques, l’importance stratégique et les quick wins à forte efficacité. Il recommande en principe de mettre d’abord en œuvre les exigences des nœuds parents. Pour chaque exigence, les mesures qui lui sont affectées doivent être clairement identifiables ; si une mesure couvre plusieurs exigences, toutes les affectations doivent être indiquées, de même que les dépendances. Pour chaque mesure doivent être consignées au minimum l’exigence correspondante, la date de la mise en œuvre ou de la vérification et la personne qui documente ou qui vérifie. Les responsabilités et des délais réalistes devraient être documentés sous une forme appropriée, par exemple dans un système de gestion de projet ou de tickets ; la direction de l’institution valide la démarche, car c’est elle qui doit mettre les ressources à disposition. L’avancement doit être suivi en continu, et un éventuel conflit d’intérêts entre la mise en œuvre et le suivi de l’avancement doit être évité par une répartition appropriée des rôles.
| Exigence | Contenu | Modalité | Référence dans le standard BSI 300-1 |
|---|---|---|---|
| UMS.1.1 | vérifier de manière exhaustive et régulière l’état de mise en œuvre des exigences du jeu d’exigences | DOIT | chap. 4.1.1 |
| UMS.1.2 | déterminer le risque résiduel existant du fait des exigences non mises en œuvre | DEVRAIT | chap. 2.11 et 4.1.1 |
| UMS.2.1 | définir, selon une démarche structurée, des mesures pour les exigences non encore mises en œuvre | DOIT | chap. 4.3 |
| UMS.2.2 | prioriser les mesures sur la base de l’évaluation des risques, des dépendances et de la disponibilité des ressources | DOIT | chap. 4.3, qui donne des critères à titre d’exemple |
| UMS.3.1 · UMS.4.1 | désigner sans ambiguïté les responsables de la mise en œuvre ; fixer une date cible réaliste | DOIT | chap. 4.4 |
| UMS.5.1 · UMS.5.2 | faire autoriser les dérogations aux obligations par une personne ou un rôle à désigner et les documenter avec leur justification | DOIT | pas d’équivalent direct ; selon le texte explicatif, destinées aux conflits d’objectifs entre obligations. L’annexe 3 ne prévoit de dérogation que pour les risques situés en dehors des critères d’acceptation du risque, autorisée par la direction de l’institution, critère minimal 27 ; pour les exigences DOIT, le chap. 4.1.2 exclut les dérogations |
| UMS.6.1 · UMS.6.2 | ancrer des procédures de suivi de la mise en œuvre et de mise à jour du plan de mise en œuvre | DOIT | chap. 4.5, où cela est formulé majoritairement comme une recommandation |
| UMS.7.1 | ancrer une procédure de vérification de la conformité dans le processus de mise en œuvre | DOIT | — |
| RISK.1.10 | faire autoriser la planification de la mise en œuvre par les propriétaires des risques | DOIT | chap. 4.2.3 ; critère minimal 31 |
Source : catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026, pratiques UMS et RISK. Le BSI a transposé les aspects normatifs de la méthodologie en exigences du catalogue d’application. Là où le texte du standard formule une recommandation alors que le catalogue impose DOIT, la mise en œuvre devrait s’aligner sur la modalité du catalogue (appréciation VamiSec).
Preuves, contrôle automatisé et historique
Les preuves utilisées pour l’évaluation doivent être affectées sans ambiguïté à la mesure concernée, afin que la mise en œuvre puisse être retracée. Pour les contrôles automatisés, l’outil utilisé, l’horodatage du contrôle et le résultat doivent figurer dans la documentation ; si l’outil génère un rapport de contrôle, celui-ci est affecté à la mesure et à l’exigence. Si l’affectation, l’état d’avancement de la mise en œuvre ou le résultat du contrôle change, la documentation doit être mise à jour, et, pour la traçabilité, le standard recommande un historique comportant au minimum l’horodatage, la personne responsable et l’outil utilisé. Le texte explicatif relatif à la validation de la planification de la mise en œuvre énumère les contenus que comporte typiquement un plan de mise en œuvre : depuis la description de l’exigence, l’objet cible, l’entité responsable, les délais et les priorités, en passant par les risques avec leur justification, les ressources et les dépendances, jusqu’à la date de validation et la signature du propriétaire du risque. Pour les résultats de contrôle lisibles par machine, la bibliothèque de l’état de l’art prévoit une couche Assessment dédiée ; aucun artefact n’y a été publié jusqu’à présent.
Analyse des risques : implicite, explicite et selon 35 critères minimaux
Pour le besoin de protection normal, le BSI a déjà effectué l’évaluation des risques en amont : les exigences du catalogue d’application reposent sur une analyse des risques implicite fondée sur les menaces élémentaires. Le standard BSI 300-1 exige, dans trois cas, une analyse des risques explicite menée par l’institution elle-même. Le choix de la procédure est libre, mais celle-ci doit satisfaire 35 critères minimaux qui la rendent comparable et vérifiable.
Quand l’institution doit mener sa propre analyse des risques
Le catalogue d’application repose sur une analyse des risques générale du BSI, qui part d’une situation de menace typique supposée ; c’est pourquoi les utilisatrices et utilisateurs n’ont pas à mener leur propre analyse des risques en cas de besoin de protection normal. Une analyse des risques explicite est requise lorsqu’un processus métier présente un besoin de protection élevé pour au moins un objectif de protection, lorsqu’un actif pertinent pour le réseau d’information n’est pas suffisamment couvert par les catégories d’objets cibles et leurs exigences, ou lorsqu’une exigence DEVRAIT applicable ne sera pas satisfaite dans un avenir prévisible ou ne le sera définitivement pas. Dans le catalogue d’application, ces déclencheurs sont formulés sous forme d’exigences DOIT : une analyse des risques dédiée pour les processus métier ou les informations présentant un besoin de protection élevé, et une analyse des risques chaque fois que la méthodologie l’exige. La note explicative correspondante cite en outre l’abaissement du niveau de sécurité de « renforcé » à « normal-SdT », un motif que le standard lui-même ne mentionne pas. L’institution choisit elle-même la procédure d’identification, d’évaluation et de traitement, par exemple sur la base de l’ISO/IEC 27005, de l’ISO 31000 ou du standard BSI 200-3, pour autant que les critères minimaux de l’analyse des risques soient respectés. Ils visent à rendre la méthode comparable et vérifiable, entre autres dans le cadre d’une certification.
| N° | Phase | Critère en une phrase |
|---|---|---|
| 1 | Initialisation/préparation | L’identification et l’évaluation des risques suivent une procédure uniforme et ancrée. |
| 2 | Initialisation/préparation | Le traitement des risques suit lui aussi une procédure uniforme et ancrée. |
| 3 | Initialisation/préparation | La procédure d’identification et d’évaluation est documentée. |
| 4 | Initialisation/préparation | La procédure de traitement des risques est documentée. |
| 5 | Initialisation/préparation | Les rôles nécessaires sont ancrés avec leurs responsabilités et leurs pouvoirs, au premier rang desquels le propriétaire du risque. |
| 6 | Initialisation/préparation | Les critères selon lesquels les risques sont identifiés et évalués sont ancrés. |
| 7 | Initialisation/préparation | L’institution a défini son appétence au risque. |
| 8 | Initialisation/préparation | Des critères d’acceptation du risque sont définis et tiennent compte de l’appétence au risque. |
| 9 | Initialisation/préparation | Les procédures, les définitions des rôles, les critères d’identification, d’évaluation et d’acceptation ainsi que l’appétence au risque sont autorisés par la direction de l’institution. |
| 10 | Initialisation/préparation | La base méthodologique de l’identification est définie, par exemple menaces et vulnérabilités ou scénarios de risque. |
| 11 | Identification des risques | Chaque analyse des risques documente ses objets d’analyse. |
| 12 | Identification des risques | La prise en compte des mesures mises en œuvre et planifiées, y compris leur état de mise en œuvre, dans l’identification et l’évaluation est ancrée. |
| 13 | Identification des risques | Les risques devraient être identifiés au niveau des processus métier et, en complément, lorsque c’est nécessaire au cas par cas, pour les actifs critiques. |
| 14 | Identification des risques | Chaque risque est associé aux objectifs de protection concernés, au minimum confidentialité, intégrité et disponibilité. |
| 15 | Identification des risques | Pour chaque risque, le registre des risques indique au minimum l’identifiant, l’objet d’analyse, la description, les objectifs de protection, le niveau de risque et le propriétaire du risque, et, pour les risques à traiter, en outre la priorité, l’option de traitement et le renvoi aux mesures. |
| 16 | Identification des risques | Chaque risque a un propriétaire du risque ; sauf disposition contraire, il s’agit du propriétaire du processus métier. |
| 17 | Identification des risques | Pour les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites, les menaces élémentaires qui leur sont associées sont prises en compte. |
| 18 | Évaluation des risques | La fréquence d’occurrence est estimée selon des critères définis, pour une période définie. |
| 19 | Évaluation des risques | L’impact des dommages est estimé selon des critères définis et de manière justifiée. |
| 20 | Évaluation des risques | Le niveau de risque résulte de la combinaison de la fréquence d’occurrence et de l’impact des dommages. |
| 21 | Évaluation des risques | La manière dont les risques à traiter sont priorisés est définie. |
| 22 | Évaluation des risques | Chaque risque est comparé aux critères d’acceptation du risque définis. |
| 23 | Traitement des risques | Pour chaque risque à traiter, une option est choisie : réduction, évitement, transfert ou acceptation. |
| 24 | Traitement des risques | Les mesures de réduction des risques sont déduites de l’évaluation des risques de manière traçable. |
| 25 | Traitement des risques | Le lien entre chaque mesure et le risque qu’elle traite est documenté de manière traçable. |
| 26 | Traitement des risques | Si un risque ne satisfait pas aux critères d’acceptation, l’évaluation et le traitement sont effectués à nouveau. |
| 27 | Traitement des risques | Si un risque qui ne satisfait pas aux critères d’acceptation ne doit pas faire l’objet d’un traitement supplémentaire, la direction de l’institution autorise cette exception. |
| 28 | Traitement des risques | Les risques acceptés temporairement sont assortis d’une échéance. |
| 29 | Traitement des risques | Les risques acceptés sont documentés. |
| 30 | Traitement des risques | La direction de l’institution autorise les risques résiduels qui subsistent après le traitement. |
| 31 | Traitement des risques | Les propriétaires du risque autorisent la planification de la mise en œuvre. |
| 32 | transversal | Les processus métier présentant un besoin de protection élevé pour au moins un objectif de protection font l’objet d’une analyse des risques. |
| 33 | transversal | Les actifs pertinents qui ne sont pas suffisamment couverts par les catégories d’objets cibles et leurs exigences font l’objet d’une analyse des risques. |
| 34 | transversal | Les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites déclenchent une analyse des risques. |
| 35 | transversal | L’analyse des risques est réexaminée au moins une fois par an ainsi que lors de changements importants planifiés ou survenus. |
Source : standard BSI 300-1, version 1.0, annexe 3, paraphrasé et abrégé. Selon le BSI, la numérotation sert uniquement de référence et ne fixe aucun ordre de déroulement ; certains critères s’appliquent de manière transversale à plusieurs phases. Dans le standard, le critère 13 est formulé avec « devraient », les 34 autres comme des obligations. Dans le catalogue d’application, GC.7.2, GC.12.1, STM.4.1 ainsi que RISK.1.1, RISK.1.3, RISK.1.5 et RISK.1.10 accompagnent ces critères, toutes en tant qu’exigences DOIT.
Rôles et approbations : qui autorise quoi
| Décision | Responsable | Fondement |
|---|---|---|
| Cadre de l’analyse des risques : procédures, rôles, critères d’identification, d’évaluation et d’acceptation, appétence au risque | La direction de l’institution autorise | Chap. 2.11 ; critère minimal 9 ; RISK.1.5 (DOIT) |
| Méthodologie uniforme de gestion des risques liés à la sécurité de l’information | L’institution l’ancre ; le choix de la méthode est libre, RISK.1.1 l’exige « selon un standard reconnu », que l’institution fixe en tant que paramètre | GC.12.1 et RISK.1.1 (DOIT) ; la note explicative de GC.7.2 cite l’ISO/IEC 27005, l’ISO 31000 et le standard BSI 200-3 |
| Propriétaire du risque pour chaque risque | Le propriétaire du processus métier, sauf disposition contraire ; si un risque concerne plusieurs processus, un propriétaire du risque chef de file choisi parmi ces propriétaires | Chap. 4.2.1 ; critère minimal 16 ; RISK.1.3 (DOIT) |
| Risque hors des critères d’acceptation qui ne doit pas faire l’objet d’un traitement supplémentaire | La direction de l’institution autorise l’exception | Critère minimal 27 |
| Risque accepté temporairement | Compétence non réglée explicitement ; fixer une échéance et documenter les risques acceptés | Critères minimaux 28 et 29 |
| Risques résiduels après le traitement | La direction de l’institution autorise | Chap. 4.2.3 ; critère minimal 30 |
| Planification de la mise en œuvre des mesures décidées | Les propriétaires du risque autorisent | Chap. 4.2.3 ; critère minimal 31 ; RISK.1.10 (DOIT) |
Le catalogue source distinct « BSI Anforderungen zum Risikomanagement » (exigences du BSI relatives à la gestion des risques) contient dix exigences, de RISK.1.1 à RISK.1.10 ; le profil ne reprend dans le catalogue d’application que RISK.1.1, 1.3, 1.5 et 1.10. L’appétence au risque et les critères d’acceptation du risque ne figurent pas dans le catalogue d’application ; ils sont contraignants par le biais des critères minimaux 7 à 9. Les critères minimaux de l’annexe 3 restent la référence pour la procédure.
Menaces élémentaires : trait d’union entre la dérivation du BSI et votre propre analyse
Les 47 menaces élémentaires G 0.1 à G 0.47, de l’incendie aux effets secondaires préjudiciables des attaques informatiques, décrivent à un niveau abstrait des événements, des circonstances ou des actes fondamentaux. Elles sont neutres vis-à-vis des produits et des technologies, compatibles avec les standards internationaux, associées aux valeurs fondamentales que sont la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité, et visent des dangers réalistes ; une mesure de sécurité absente ou insuffisamment mise en œuvre ne constitue en principe pas une menace élémentaire. Dans GS++, elles remplissent deux fonctions : elles constituent l’une des bases à partir desquelles le BSI a dérivé les exigences du catalogue, et elles servent aux utilisateurs de point de départ pour leurs propres analyses des risques. Ce lien est visible dans le catalogue. Les 901 exigences du noyau portent des identifiants G0, les 47 menaces y figurent toutes, et les exigences des pratiques méthodologiques n’en ont aucun. Pour les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites, les menaces associées doivent être prises en compte ; en pratique, l’analyse d’une telle lacune commence donc par les identifiants G0 de l’exigence concernée.
Surveillance et amélioration continue : Check et Act dans le cycle PDCA
Les étapes 4 et 5 du processus bouclent le cycle PDCA. La surveillance englobe l’évaluation des performances, le programme d’audit interne, la revue de direction, le monitoring et la validation des exigences ; l’amélioration continue transforme les non-conformités et les potentiels d’amélioration en un plan de correction et d’amélioration priorisé, qui alimente en retour le plan de mise en œuvre. Une grande partie de ce que le standard recommande est obligatoire dans le catalogue d’application.
Évaluation des performances : obligatoire, mais encore sans prescriptions uniformes
Une évaluation des performances est nécessaire pour vérifier l’efficacité du SMSI et de ses objectifs. Comme l’élaboration de prescriptions uniformes en la matière reste à réaliser dans GS++, les institutions sont libres dans leur conception ; les résultats devraient être présentés à la direction de l’institution de manière traçable. Libre ne veut pas dire facultatif : le catalogue d’application exige, sous forme d’exigences DOIT, des procédures et des règles de mesure et d’évaluation de la performance du SMSI, le réexamen et la mise à jour réguliers du plan de mise en œuvre ainsi qu’une vérification régulière de l’actualité des exigences. Selon son calendrier des jalons, le BSI entend combler cette lacune méthodologique en 2027 : au 26/02/2027, le concept de mesure de la performance doit être intégré à la méthodologie et pouvoir être appliqué ; au 31/03/2027, chaque exigence des pratiques méthodologiques doit disposer d’indicateurs de performance.
| Thème | Standard BSI 300-1 | Catalogue d’application | Modalité |
|---|---|---|---|
| Évaluation des performances | Chap. 5.1 : nécessaire, conception libre, présentation à la direction | PERF.1.1 procédures et règles de mesure et d’évaluation de la performance du SMSI | DOIT |
| Évaluer le plan de mise en œuvre | Chap. 4.5 : suivi de l’avancement et mise à jour | PERF.1.2 réexamen et mise à jour réguliers selon l’avancement, le respect des délais et l’exactitude du contenu | DOIT |
| Validation des exigences | Chap. 5.5 : changements dans le réseau d’information, dans la bibliothèque, dans les modèles de référence et dans la méthodologie | PERF.1.3 vérifier régulièrement l’actualité des exigences, selon la note explicative en général une fois par an | DOIT |
| Respect des obligations | Chap. 6 : procédure structurée de traitement des manquements à la conformité | PERF.2.1 vérifier le respect régulièrement et sur événement ; VRB.7.1 procédure de traitement des manquements | DEVRAIT |
| Programme d’audit interne | Chap. 5.2 : essentiellement des recommandations ; les risques du programme d’audit doivent être déterminés et évalués | PERF.3.1 programme d’audit, PERF.3.1.2 planification orientée risques, PERF.3.1.3 auditeurs qualifiés et indépendants, PERF.3.1.4 étendue appropriée, PERF.3.2 rapports d’audit pertinents, PERF.3.2.2 information des parties prenantes | DOIT ; plan d’audit PERF.3.1.1 et grille d’évaluation PERF.3.2.1 DEVRAIT |
| Revue de direction | Chap. 5.3 : la direction examine la pertinence, l’adéquation et l’efficacité sur la base du rapport à la direction | PERF.4.1 rapport à la direction, PERF.4.1.9 propositions de mesures priorisées avec estimation de l’effort, PERF.4.2 information de la direction | DOIT ; contenus du rapport PERF.4.1.1 à 4.1.8 DEVRAIT |
| Monitoring | Chap. 5.4 : trois procédures doivent être ancrées | PERF.5.1 méthodes et outils de monitoring efficaces pour une surveillance régulière ; contrairement à l’état d’avril, le catalogue ne présente plus les trois procédures individuelles comme des exigences PERF distinctes | DOIT |
| Amélioration continue | Chap. 6.1 à 6.3 : non-conformités, potentiels d’amélioration, plan de correction et d’amélioration | VRB.1.1 procédure, VRB.2.1 et VRB.2.2 non-conformités, VRB.3.1 potentiels d’amélioration, VRB.4.1 et VRB.4.2 mesures, VRB.5.1 priorités | DOIT |
| Efficacité | Chap. 6.4 : évaluation à l’aide de critères mesurables | VRB.6.1 tester régulièrement l’efficacité des mesures correctives et d’amélioration ; VRB.6.2 procédure d’évaluation de l’amélioration obtenue | VRB.6.1 DOIT, VRB.6.2 DEVRAIT |
Source : catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026, pratiques PERF et VRB. Des valeurs telles que « régulièrement » sont des paramètres que l’institution fixe dans le cadre de ses choix de paramétrage.
Audit, revue de direction et monitoring
Selon le standard, l’audit interne sert à l’autocontrôle : il ne vise pas à mettre en évidence des non-conformités, mais des potentiels d’amélioration. Lors de la planification, les objectifs du programme d’audit doivent être fixés en premier ; ils devraient notamment tenir compte des exigences de sécurité de l’information, de la performance de la détection et du traitement des incidents de sécurité, des risques identifiés, des processus, du degré de maturité du SMSI et des résultats d’audits antérieurs. Les risques du programme d’audit lui-même doivent être déterminés et évalués, y compris les mesures relatives à la confidentialité dans le cadre de l’audit. L’étendue et la fréquence devraient être déterminées en fonction du nombre de systèmes d’information, de sites et de personnes concernées, de la complexité du SMSI et de l’importance des risques ; les audits peuvent être réalisés sur site, à distance ou de manière combinée, et le choix de l’équipe d’audit devrait garantir l’objectivité et l’impartialité. Lors de la revue de direction, la direction de l’institution examine, sur la base du rapport à la direction, si le SMSI est pertinent, adéquat et efficace, au regard des résultats d’audit, de l’évaluation des performances, des incidents de sécurité, de l’état du traitement des risques, des changements au sein de l’institution ou dans la situation de la menace et de l’état des décisions antérieures. Pour le monitoring, trois procédures doivent être ancrées ; s’y ajoute la validation régulière des exigences :
- Détection des incidents de sécurité avec identification et signalement précoces, allant, selon la taille et la complexité de l’institution, de processus manuels à des systèmes de détection automatisés.
- Gestion des vulnérabilités : les identifier, les évaluer, les traiter et en assurer le suivi de manière systématique, avec retour d’information vers l’analyse des risques.
- Recensement des menaces émergentes et réaction à celles-ci, également avec retour d’information vers l’analyse des risques.
- Validation des exigences en cas de changements dans le réseau d’information, dans la bibliothèque de l’état de l’art, dans les modèles de référence utilisés ou dans la méthodologie GS++, en concertation avec les unités organisationnelles compétentes et, le cas échéant, avec adaptation du jeu d’exigences.
Amélioration : du constat au plan de correction et d’amélioration
Lorsque des exigences ne sont pas satisfaites dans la mesure prévue, il y a écart. Les non-conformités sont recensées de manière systématique et leurs causes sont analysées, non seulement les causes immédiates, mais aussi les causes sous-jacentes. Cela comprend l’estimation de la probabilité et des conséquences d’une éventuelle récurrence, l’examen de cas similaires dans d’autres domaines et la question de savoir si le SMSI présente une faiblesse systémique. Les potentiels d’amélioration découlent entre autres de la situation de la menace, de l’efficacité du plan de mise en œuvre, des résultats d’audit, des incidents de sécurité et des propositions du personnel ; ils devraient être évalués en fonction de la réduction des risques, des ressources requises, de l’importance stratégique, des synergies et de la durabilité. Les propositions de correction et d’amélioration doivent être intégrées dans un plan de correction et d’amélioration, priorisé en fonction des ressources, des quick wins et du plus grand potentiel d’amélioration, puis repris dans le plan de mise en œuvre. L’évaluation vérifie ensuite, au moyen de critères mesurables, de tests ou d’audits, si les mesures sont efficaces. Les vulnérabilités détectées et l’évolution de la situation de la menace déclenchent un nouveau cycle d’analyse des risques, et la boucle se referme sur le plan de mise en œuvre de la réalisation.
Le catalogue d’application en chiffres : état d’octobre 2026 et comparaison avec l’état d’avril
Le catalogue d’application Grundschutz++ n’est pas un ouvrage figé, mais un jeu de données que le BSI publie en continu. Les chiffres clés de ce chapitre proviennent du catalogue résolu du 22/10/2026 au format OSCAL, décomptés en incluant toutes les sous-exigences : volume, verbes modaux, niveaux de sécurité, niveaux d’effort, paramètres et types de documentation, ainsi que les évolutions par rapport à l’état d’avril.
Verbes modaux, niveaux de sécurité et rattachement aux catégories d’objets cibles
| Indicateur | Valeur | Mise en contexte |
|---|---|---|
| DOIT | 149 | toutes de niveau de sécurité normal-SdT ; 148 d’entre elles de niveau d’effort 0 |
| DEVRAIT | 627 | 624 de niveau normal-SdT, 3 de niveau renforcé : BES.1.4, DET.4.12.1 et REA.2.5 |
| PEUT | 224 | toutes de niveau de sécurité renforcé |
| Niveau de sécurité normal-SdT / renforcé | 773 / 227 | le niveau renforcé désigne des exigences optionnelles pour un besoin de protection plus élevé, utilisables dans l’analyse des risques |
| avec / sans catégorie d’objets cibles | 636 / 364 | sans catégorie d’objets cibles : 99 exigences méthodologiques et de gestion des risques ainsi que 265 exigences techniques et organisationnelles qui, selon le standard, font obligatoirement partie du jeu d’exigences |
| Origine : catalogue méthodologique / gestion des risques / noyau | 95 / 4 / 901 | selon sa description, le noyau ne contient que des exigences neutres vis-à-vis des technologies et des fabricants |
| Pratiques selon leur orientation : méthodologiques / organisationnelles / techniques | 6 / 8 / 6 | avec 99, 450 et 451 exigences |
Source : catalogue d’application Grundschutz++, version 2026-10-22T12:58Z (OSCAL 1.1.3), décompte propre à VamiSec incluant les sous-exigences. Selon le standard BSI 300-1, les exigences de niveau de sécurité « renforcé » portent le verbe modal PEUT ; dans l’état actuel, les trois cas DEVRAIT s’en écartent.
Niveaux d’effort : la charge de travail attendue par le BSI
| Niveau | Signification selon le BSI, dans le cas général | Exigences |
|---|---|---|
| 0 | non évalué, car la mise en œuvre est impérative dans tous les cas | 148 |
| 1 | réalisable le jour même avec peu d’effort, ce que l’on appelle des quick wins | 52 |
| 2 | réalisable en une semaine par ses propres moyens | 171 |
| 3 | plusieurs semaines à quelques mois, selon les ressources avec des prestataires externes | 281 |
| 4 | mise en œuvre à plus long terme nécessitant une expertise et souvent le soutien de tiers | 159 |
| 5 | mesures lourdes et complexes ou appréciation individuelle des risques secondaires qui y sont liés | 189 |
Source : namespaces/effort_level.csv de la bibliothèque de l’état de l’art ; décompte portant sur l’ensemble des 1000 exigences. Les niveaux décrivent le cas général, et non l’effort d’une institution donnée. Seules des exigences DOIT portent le niveau 0.
Ce qui a changé depuis avril 2026
| Indicateur | Avril 2026 | Octobre 2026 |
|---|---|---|
| Version du catalogue | 02/04/2026 | 22/10/2026 |
| Pratiques / sous-groupes | 20 / 146 | 20 / 140 |
| Total des exigences | 998 | 1000 |
| Premier niveau / sous-exigences | 647 / 351 | 652 / 348 |
| DOIT / DEVRAIT / PEUT | 152 / 620 / 226 | 149 / 627 / 224 |
| normal-SdT / renforcé | 772 / 226 | 773 / 227 |
| issues du catalogue méthodologique / du noyau | 105 / 889 | 95 / 901 |
Comparaison au moyen des UUID stables (analyse propre à VamiSec) : 986 exigences figurent dans les deux états, 14 sont nouvelles, 12 ont été supprimées ; 157 ont reçu un nouvel identifiant tout en conservant le même UUID, 11 ont changé de verbe modal. Les sous-groupes PERF.6, PERF.7, STM.6 à STM.9 et VRB.8 n’existent plus ; leurs exigences figurent pour la plupart sous un nouveau numéro, par exemple le monitoring sous PERF.5 et le traitement des manquements à la conformité sous VRB.7. GC.12 « Risque » est nouveau. Sont passées de DEVRAIT à DOIT, dans la numérotation actuelle, GC.3.1.1, GC.5.1.1, PERF.1.2, VRB.2.2 et VRB.3.1.
Les changements concernent surtout les pratiques méthodologiques : des sous-groupes y ont été supprimés ou fusionnés, dix des douze exigences supprimées proviennent de la méthodologie, et cinq exigences méthodologiques sont passées de DEVRAIT à DOIT. Au total, onze exigences ont changé de verbe modal ; outre ces cinq, quatre sont passées de PEUT à DEVRAIT, une est descendue de DEVRAIT à PEUT et une autre de DOIT à DEVRAIT. Les nouvelles exigences relèvent majoritairement de la pratique « Habilitations ». En pratique, l’enseignement qui se dégage compte davantage que chaque chiffre pris isolément : les identifiants dépendent de la position et peuvent changer d’un état du catalogue à l’autre, alors que l’UUID est stable. Une simple comparaison des identifiants ferait apparaître nettement plus d’exigences nouvelles et supprimées qu’il n’y en a réellement. Si vous fondez l’état de mise en œuvre, les correspondances ou les déclarations d’applicabilité sur les identifiants d’exigence, vous devriez donc comparer chaque nouvel état du catalogue au moyen des UUID ; selon nous, il s’agit d’une fonction de base de tout outil GS++. Autres chiffres clés en un coup d’œil :
- Pratiques les plus étendues : KONF avec 157, BES avec 109, BER avec 92, SENS avec 87, DET avec 82 et GEB avec 75 exigences ; les six pratiques méthodologiques comptent ensemble 99 exigences, dont 80 DOIT et 19 DEVRAIT.
- Types de documentation les plus fréquents : historique de configuration avec 183, concept d’exploitation informatique avec 116, critères d’achat avec 70, concept de détection avec 61, instruction de travail et plan de formation avec 60 mentions chacun.
- Le libellé de paramètre le plus fréquent est « régulièrement », avec 68 occurrences ; le profil du catalogue d’application ne fixe que deux des 223 paramètres, l’institution précisant tous les autres.
- Menaces élémentaires les plus fréquentes : G 0.18 avec 385, G 0.23 avec 142, G 0.30 avec 130, G 0.36 avec 110, G 0.19 avec 98 et G 0.39 avec 95 associations.
- L’héritage le long des catégories d’objets cibles accroît le volume par actif : 9 exigences sont directement associées à un actif de la catégorie « Services cloud » ; avec les catégories parentes « Externalisation », « Prestations de services » et « Achats », elles sont 108.
- Gabarit de phrase : 27 verbes d’action différents, les plus fréquents étant « ancrer » avec 137, « documenter » avec 100 et « activer » avec 78 exigences.
Lisible par machine : OSCAL, bibliothèque de l’état de l’art, couches et correspondances
Les exigences de Grundschutz++ ne se présentent pas sous la forme d’un document de type Compendium, mais d’un jeu de données OSCAL dans la bibliothèque de l’état de l’art du BSI sur GitHub. Les exigences peuvent ainsi être filtrées, chargées dans des outils, précisées au moyen de paramètres et vérifiées de manière automatisée. Ce chapitre décrit la structure et les artefacts de la bibliothèque, les métadonnées de chaque exigence, les deux correspondances et les limites de l’état actuel.
La bibliothèque de l’état de l’art
Selon le BSI, la bibliothèque de l’état de l’art est la plateforme technique sur laquelle l’ensemble des exigences et des mesures est mis à disposition de manière centralisée ; elle remplace le Compendium IT-Grundschutz, et le catalogue d’application Grundschutz++ en fait partie. D’après le BSI, le dépôt BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek est public depuis le 29/09/2025 et placé sous licence CC BY-SA 4.0. Depuis le passage à une structure en couches le 27/07/2026, le BSI publie les mises à jour sous forme de « rolling publication » automatisée à intervalles variables ; à la date de rédaction du 29/10/2026, la dernière remontait au 23/10/2026. OSCAL, l’Open Security Controls Assessment Language du NIST américain, sert de format ; le BSI justifie ce choix par le fait que cela lui évite de développer sa propre solution nationale et accroît la compatibilité avec les standards de sécurité internationaux. Formellement, la page du BSI « Stand der Technik » (état de l’art) décrit toujours la bibliothèque comme étant en phase pilote.
| Couche | Objet | Contenu à l’état du 23/10/2026 |
|---|---|---|
| control_layer | Catalogues OSCAL, profils servant à sélectionner et à adapter des exigences, catalogues résolus à partir de profils et Mapping Collections | Grundschutz++ avec le catalogue d’application résolu, le catalogue méthodologique et le profil ; noyau de 901 exigences ; gestion des risques ; sécurité de la chaîne d’approvisionnement et WLAN sous forme de profil et de catalogue résolu ; projet de standard minimal TLS du BSI pour l’administration fédérale ; correspondances |
| implementation_layer | Définitions de composants OSCAL décrivant comment du matériel, des logiciels, des services, des politiques ou des processus peuvent mettre en œuvre des exigences ; ce sont des références et non des implémentations réelles | Exemples relatifs à AWS, à GA-Lotse Grundmodul, à Keycloak, à la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, à l’architecture réseau et à la politique de mots de passe |
| assessment_layer | Plans de contrôle (Assessment Plans), résultats de contrôle (Assessment Results) et plans d’action et jalons (Plans of Action and Milestones) pour la planification, la réalisation et le suivi des contrôles | aucun artefact publié à ce jour |
Source : fichiers README des trois couches et README principal du dépôt BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek. Selon le README, le catalogue résolu est destiné aux utilisateurs ; les catalogues sources et les profils s’adressent aux rédacteurs.
Ce que contient chaque exigence
- Identifiant et UUID : selon le manuel du BSI destiné aux auteurs de la bibliothèque de l’état de l’art, l’identifiant dépend de la position et peut changer lors de restructurations, tandis que l’UUID reste lié au sens de l’exigence. Entre avril et octobre 2026, 157 exigences ont reçu un nouvel identifiant.
- Gabarit de phrase composé de la pratique, le cas échéant de la catégorie d’objets cibles, du verbe modal, du résultat et du verbe d’action. Selon ce même manuel des auteurs, les prescriptions doivent être formulées de sorte qu’un tiers indépendant puisse vérifier par oui ou par non si elles sont satisfaites.
- Métadonnées : niveau de sécurité, niveau d’effort et, lorsqu’ils sont attribués, catégories d’objets cibles, type de documentation et mots-clés ; les exigences du noyau comportent en outre des valeurs de pertinence de 0 à 2 pour la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité et l’authenticité ainsi que les identifiants G0 des menaces élémentaires.
- Paramètres sous forme de texte à trous pour les choix de paramétrage, par exemple « régulièrement ». Les profils peuvent fixer des valeurs ou les restreindre ; le profil du catalogue d’application n’en fixe que deux, dont « BSI Grundschutz++ » comme standard pour le SMSI.
- Liens vers des exigences connexes et des exigences préalables, ainsi que notes explicatives qui précisent une exigence et donnent des exemples de mise en œuvre.
Correspondances : des passerelles vers l’ISO/IEC 27001 et le Compendium IT-Grundschutz
| Correspondance | État et statut | Étendue | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022 → GS++ | Version 1.0.1-qa, publiée le 05/05/2026, modifiée le 27/07/2026 ; statut « complete », mise en correspondance sémantique réalisée par des humains, contrôle qualité le 27/05/2026 | les 93 mesures de l’annexe A ; relation par mesure : subset-of 73, equivalent-to 16, intersects-with 4 ; mesures de gouvernance et de SMSI principalement vers le catalogue méthodologique, les autres vers le noyau | renvoie aux identifiants d’exigence de l’état d’avril : dans l’état d’octobre, 45 des 299 identifiants cibles ne pointent plus vers l’exigence visée, ce qui concerne 31 mesures |
| Compendium IT-Grundschutz 2023 → GS++, « GSMap OSCAL Mapping Collection » | État au 21/07/2026, statut « draft », générée avec l’outil « gsmap » | 1185 correspondances, dont 1013 vers le noyau et 172 vers la méthodologie ; 510 exigences issues de 94 des 111 modules | 17 modules sans entrée ; 130 références cibles vers des exigences renumérotées depuis et 16 vers des exigences supprimées ; selon le manuel des auteurs du BSI, une aide à l’orientation et non une équivalence 1:1 |
Source : Mapping Collections du control_layer, extraction du 23/10/2026 ; comparaison avec le catalogue d’application du 22/10/2026 au moyen des UUID (analyse propre à VamiSec). Le navigateur des correspondances, plus haut sur cette page, permet d’effectuer des recherches dans les deux correspondances.
Pour la lecture, le README du dépôt du BSI recommande le Stand-der-Technik-Viewer (visionneuse de l’état de l’art), une application web issue de l’organisation communautaire bsi-community. Il affiche côté client les catalogues, les définitions de composants et les correspondances, filtre selon des caractéristiques telles que le niveau de sécurité, l’effort, la catégorie d’objets cibles, le verbe modal ou la menace et, lorsqu’une catégorie d’objets cibles est sélectionnée, ajoute automatiquement les catégories parentes. Selon le BSI, de nombreux éditeurs d’outils IT-Grundschutz travaillent à l’intégration des données OSCAL. Les limites devraient être claires : selon le BSI, les catalogues OSCAL n’automatisent aucune mise en œuvre et ne remplacent pas l’examen technique sur site, la couche Assessment est encore vide, et aucun artefact désigné comme modèle de référence n’a été publié à ce jour. Les profils pour la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, avec 146 exigences, et pour le WLAN, avec 48, sont des sélections issues du noyau ; le BSI ne les qualifie pas de modèles de référence.
Certification et transition : jalons jusqu’en 2031
À partir du 01/01/2027, les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ peuvent être déposées ; la possibilité de certification selon l’IT-Grundschutz existant prend fin le 30/11/2031. Entre ces deux dates s’inscrivent la phase early adopter, de nouvelles certifications de personnes et un schéma d’audit que le BSI n’a pas encore publié ; seules des réflexions à ce sujet ont été annoncées jusqu’ici. Ce chapitre met en perspective le calendrier des jalons du BSI et la situation des différents destinataires.
| Date | Jalon selon le BSI | Ce qu’il recouvre |
|---|---|---|
| 01/04/2026 | Début de la phase pilote | version pilote applicable de la méthodologie auprès de partenaires pilotes de l’administration publique et du secteur privé |
| 31/08/2026 | Fin de la phase pilote | Les enseignements et retours d’expérience alimentent l’évolution de la méthodologie |
| 20/10/2026 | Version 1.0 du standard BSI 300-1 | Date selon l’historique des modifications, version décrite comme la première version applicable |
| 27/10/2026 | Présentation du standard BSI 300-1 lors de l’it-sa à Nuremberg | Publication et mise à disposition en vue de son application par la communauté |
| 30/11/2026 | Publication des nouveaux concepts de formation | pour la formation de praticiens GS++ et de conseillers GS++ |
| Décembre 2026 | Publication d’un exemple d’application | Application de GS++ à travers l’exemple de l’administration fictive « BDIT » |
| 01/01/2027 | GS++ est certifiable | Demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ ainsi que de certification en tant que conseiller GS++ et responsable d’équipe d’audit GS++ |
| 1er trimestre 2027 | Début de la phase early adopter | Application du standard BSI 300-1 par des utilisateurs précoces |
| 1er trimestre 2027 | Début de la formation de conseiller GS++ et de responsable d’équipe d’audit GS++ pour les personnes déjà certifiées | formation complémentaire spécifique pour les conseillers IT-Grundschutz et responsables d’équipe d’audit certifiés |
| 26/02/2027 | Mesure de la performance lors de la mise en œuvre de GS++ | Le concept de mesure de la performance du SMSI est intégré à la méthodologie et applicable |
| 31/03/2027 | Indicateurs de performance dans GS++ | chaque exigence des pratiques méthodologiques dispose d’indicateurs de performance |
| 31/12/2027 | Fin de la phase early adopter | — |
| 2027 et au-delà | Internationalisation de GS++ | Intégration d’autres systèmes de management dans GS++ |
| 30/11/2031 | Fin de la possibilité de certification IT-Grundschutz | cinq ans après la publication de GS++ |
Source : BSI, calendrier des jalons (état : octobre 2026) sur la page thématique Grundschutz++, consulté le 28/10/2026, trié ici par ordre chronologique et complété par la date de version du standard tirée de son historique des modifications ; selon ses propres indications, le BSI adapte le calendrier en permanence. Le BSI a en outre annoncé la publication du standard dans un communiqué du 26/10/2026.
Certification de système : ce qui est établi et ce qui reste ouvert
Ce qui est établi : à partir du 01/01/2027, les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ peuvent être déposées. Dans son communiqué sur la publication du standard, le BSI décrit un SMSI mis en place selon Grundschutz++ comme certifiable à partir de 2027 et compatible avec l’ISO/IEC 27001. La procédure de contrôle reste ouverte : aucun schéma d’audit pour GS++ n’a été publié. Selon le programme du BSI pour l’it-sa, une conférence de l’organisme de certification du BSI intitulée « Ausblick auf die Zertifizierung nach Grundschutz++ » (Perspectives de la certification selon Grundschutz++) était annoncée pour le 28/10/2026 ; elle devait présenter les réflexions actuelles sur le schéma d’audit, y compris les défis liés aux objets et aux critères de contrôle. Les documents en vigueur pour la certification ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz, à savoir la base de contrôle 4.8, le schéma de certification 2.2 et le schéma d’audit 2.5 du 01/02/2026, se réfèrent à l’ISO/IEC 27001:2022, au standard BSI 200-2 et au Compendium IT-Grundschutz édition 2023. Le standard lui-même contient des indications sur la future pratique de contrôle : si les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites s’accumulent, un écart important pourrait être constaté dans le cadre d’une certification, et les critères minimaux visent à rendre la méthode d’analyse des risques comparable et vérifiable, entre autres en vue d’une certification.
Formation et certification de personnes : praticien GS++, conseiller GS++, responsable d’équipe d’audit GS++
Le BSI réorganise également la qualification des personnes. Des concepts de formation destinés à former des praticiens GS++ et des conseillers GS++ doivent paraître pour le 30/11/2026. À partir du 01/01/2027, les demandes de certification en tant que conseiller GS++ et en tant que responsable d’équipe d’audit GS++ peuvent être déposées ; au premier trimestre 2027 démarre, pour les conseillers IT-Grundschutz et responsables d’équipe d’audit déjà certifiés, une formation complémentaire spécifique menant à la certification de conseiller GS++ ou de responsable d’équipe d’audit GS++. Le calendrier des jalons ne précise ni les contenus, ni le volume, ni les conditions d’accès. Pour les appels d’offres et les offres, il en découle selon nous une règle de vérification simple : avant le 01/01/2027, personne ne peut être certifié conseiller GS++ ou responsable d’équipe d’audit GS++ ; les qualifications BSI existantes se rapportent à l’IT-Grundschutz.
Qui doit tenir compte de quoi
| Destinataire | Ce qui s’applique aujourd’hui | Lien avec Grundschutz++ |
|---|---|---|
| Entités de l’administration fédérale | Prescriptions de la loi BSI : exigences minimales issues des standards BSI et du Compendium IT-Grundschutz, que la loi désigne ensemble sous le nom d’« IT-Grundschutz », ainsi que des standards minimaux du BSI pour l’administration fédérale ; leur respect doit être démontré au BSI au plus tard cinq ans après l’entrée en vigueur, selon le BSI « soit 2030 », puis régulièrement | La loi charge le BSI de moderniser l’IT-Grundschutz d’ici le 01/01/2026 ; le catalogue d’application porte la métadonnée « § 44 Abs. 1 BSIG ». À la date du 29/10/2026, nous n’avons connaissance d’aucune source primaire qui déclare déjà GS++ prescription contraignante ; selon le BSI, l’IT-Grundschutz reste applicable pendant la période de transition de plusieurs années |
| Entités particulièrement importantes et entités importantes | mesures appropriées, proportionnées et efficaces, censées respecter l’état de l’art et tenir compte des normes européennes et internationales pertinentes ; aucune norme particulière n’est prescrite | La loi BSI ne leur impose ni l’IT-Grundschutz ni GS++ ; selon le BSI, les systèmes de management existants peuvent servir de base, mais doivent être vérifiés au regard du catalogue de mesures prévu par la loi. Le BSI présente la bibliothèque de l’état de l’art comme une bibliothèque pouvant servir de repère |
| Länder et communes | selon le BSI, la loi BSI ne s’applique en principe pas directement aux administrations des Länder ni à l’administration communale proprement dite ; c’est le droit des Länder qui est déterminant | Le droit des Länder peut contenir ses propres renvois à l’IT-Grundschutz ; la question de savoir s’il reprendra GS++, et quand, reste ouverte |
| Titulaires d’un certificat ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz | Certificat valable trois ans, avec audits de surveillance annuels ; pour une certification sans interruption, la recertification doit être achevée avant l’expiration | La possibilité de certification IT-Grundschutz prend fin le 30/11/2031 ; le calendrier des jalons ne règle pas la manière dont seront traités les certificats dont la durée de validité s’étend au-delà de cette date |
| Early adopters | Public cible de la version 1.0 du standard : institutions expérimentées qui introduisent GS++ à un stade précoce | Phase early adopter du 1er trimestre au 31/12/2027 ; leurs retours d’expérience alimentent les développements ultérieurs |
État du droit : loi BSI dans sa version issue de la loi allemande de transposition de NIS2 du 02/12/2025, en vigueur depuis le 06/12/2025 ; références : § 30, § 43, al. 1, et § 44, al. 1, du BSIG. Durée de validité du certificat selon le schéma de certification 2.2. Ne constitue pas un conseil juridique.
État au 29/10/2026. Le calendrier des jalons est actualisé par le BSI ; font foi les référentiels de certification publiés, dans leur version en vigueur. VamiSec n’est pas un organisme de certification, et la certification de personnes GS++ ne débute qu’en 2027.
Feuille de route de migration : de l’IT-Grundschutz ou de l’ISO/IEC 27001 vers Grundschutz++
Si vous exploitez aujourd’hui un SMSI, vous ne partez pas de zéro, mais vous travaillez autrement dans Grundschutz++ : de manière orientée processus plutôt que fondée sur des modules, avec des catégories d’objets cibles plutôt qu’un modèle en couches et avec des exigences lisibles par machine. Ce chapitre décrit des chemins distincts depuis l’IT-Grundschutz et depuis l’ISO/IEC 27001, un plan de démarrage à 90 jours et les points que le BSI doit encore fournir. Les chemins et le plan sont des recommandations VamiSec, et non des prescriptions du BSI.
Chemin A : depuis l’IT-Grundschutz
| Aujourd’hui dans l’IT-Grundschutz | Pendant dans Grundschutz++ | Étape de migration, recommandation VamiSec |
|---|---|---|
| Approche selon le standard BSI 200-2 avec sécurisation de base, sécurisation standard et sécurisation du cœur | Méthodologie selon le standard BSI 300-1 : cinq étapes du processus dans le cycle PDCA, orientée processus à partir des processus métier centraux | Reconfirmer le périmètre et les processus métier ; commencer par le processus métier le plus important de la catégorie de besoin de protection la plus élevée, comme le recommande le standard pour la première mise en place |
| A.0 Politique de sécurité de l’information et politiques thématiques | Politique de sécurité de l’information avec des objectifs concrets et mesurables, autorisée par la direction de l’institution ; GC.5.1 à GC.5.1.4 (DOIT) | Vérifier la politique au regard des exigences GC et formuler des objectifs mesurables |
| A.1 Analyse de la structure | Réseau d’information et actifs pertinents avec leurs dépendances ; STM.1.1 et STM.2.1.2 (DOIT) | Utiliser l’analyse de la structure comme source pour les actifs ; en cas de besoin de protection élevé, documenter les dépendances le long du chemin de ressources |
| A.2 Détermination du besoin de protection | Besoin de protection par processus métier pour la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité dans les catégories normal et élevé ; GC.7.1.2 (DOIT) | faire correspondre les catégories existantes à normal et élevé ; des catégories propres restent admises si elles sont mises en correspondance avec les catégories GS++ |
| A.3 Modélisation avec les modules du Compendium édition 2023, 111 modules répartis en 10 couches | Affectation des actifs à 39 catégories d’objets cibles, y compris les catégories de niveau supérieur ; jeu d’exigences issu du catalogue d’application, qui compte 1000 exigences réparties en 20 pratiques ; STM.2.1.3 et STM.2.1.4.1 (DOIT) | modéliser à nouveau et n’utiliser la correspondance avec le Compendium qu’à titre d’orientation ; couvrir les actifs dépourvus d’exigences adaptées au moyen d’exigences supplémentaires |
| A.4 Résultat du contrôle IT-Grundschutz (IT-Grundschutz-Check) | État de mise en œuvre par exigence : « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable » ; UMS.1.1 (DOIT) | Reprendre les résultats du contrôle comme valeur de départ, réévaluer chaque exigence et classer les lacunes sur des exigences DEVRAIT en non-satisfaction temporaire ou durable |
| A.5 Analyse des risques, par exemple selon le standard BSI 200-3 | Analyse des risques dans trois cas ; procédure au choix si les 35 critères minimaux sont satisfaits | Vérifier l’approche 200-3 au regard de l’annexe 3 ; le catalogue d’application cite expressément le standard BSI 200-3 comme base possible |
| A.6 Plan de réalisation | Plan de mise en œuvre indiquant mesure, exigence, date, personne et preuve ; validation de la planification de la mise en œuvre par les propriétaires du risque ; UMS.2.1 et RISK.1.10 (DOIT) | Compléter le plan par le rattachement aux exigences, les preuves et les validations |
| Certification ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz | Certification ISO 27001 sur la base de GS++, demandes à partir du 01/01/2027 | Aligner le moment de la transition sur la prochaine recertification ; l’IT-Grundschutz reste certifiable jusqu’au 30/11/2031 |
A.0 à A.6 sont les documents de référence prévus par le schéma d’audit 2.5 pour les certifications ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz. La correspondance avec le Compendium est un projet, état au 21/07/2026 ; selon le manuel des auteurs du BSI, elle constitue une aide à l’orientation et non une correspondance 1:1 ; 17 modules n’y ont aucune entrée. La mise en regard des documents de référence et de leurs pendants dans Grundschutz++ est une appréciation VamiSec.
Chemin B : depuis l’ISO/IEC 27001
| ISO/IEC 27001 | Pendant dans Grundschutz++ | Étape de migration, recommandation VamiSec |
|---|---|---|
| Chapitres 4 et 5 : contexte de l’organisation, parties intéressées, domaine d’application, leadership, politique | Étape 1 du processus (Recensement et planification) ; selon le standard, les activités de ces chapitres y sont réalisées. Pratique GC avec 31 exigences DOIT | vérifier les documents existants au regard de GC.1 à GC.12 ; mettre en place les prescriptions relatives à l’ISB, comme le rattachement direct à la direction de l’institution et le droit de s’adresser directement à elle, ainsi que des règles de suppléance pour tous les rôles pertinents |
| Chapitre 6 : planification avec appréciation des risques, traitement des risques et déclaration d’applicabilité | Étape 2 du processus (Analyse des exigences), chapitres 6 et 10 selon le standard : jeu d’exigences composé des exigences méthodologiques ainsi que des exigences sans et avec catégorie d’objets cibles, au lieu de dériver toutes les mesures de l’appréciation des risques | Transposer la déclaration d’applicabilité au moyen de la correspondance du BSI et la compléter par les 265 exigences techniques et organisationnelles sans catégorie d’objets cibles ainsi que par les exigences des catégories d’objets cibles affectées |
| Méthode d’analyse des risques, par exemple selon l’ISO/IEC 27005 | analyse des risques explicite seulement dans trois cas, sinon analyse des risques implicite du BSI ; 35 critères minimaux | Vérifier la méthode au regard de l’annexe 3 ; compléter le registre des risques par les informations obligatoires |
| Chapitre 7 : support | sur le fond, notamment planification des ressources, qualification, communication et maîtrise des documents dans l’étape 1 du processus, sensibilisation dans la pratique SENS ; correspondance VamiSec | vérifier les règles existantes au regard de GC.8 à GC.11 et des exigences SENS |
| Chapitre 8 : fonctionnement | Étape 3 du processus (Réalisation) ; le standard n’indique ici aucun chapitre ISO, correspondance VamiSec | Relever l’état de mise en œuvre par exigence, tenir le plan de mise en œuvre avec les preuves |
| Chapitre 9 : évaluation des performances, audit interne, revue de direction | Étape 4 du processus (Surveillance) ; correspondance VamiSec | Adapter le programme d’audit et le rapport à la direction aux exigences PERF |
| Chapitre 10 : amélioration | Étape 5 du processus (Amélioration continue) ; correspondance VamiSec, le standard cite le chapitre 10 pour l’étape 2 du processus | Intégrer le plan de correction et d’amélioration au plan de mise en œuvre, tester régulièrement l’efficacité |
| Annexe A et ses 93 mesures | Correspondance du BSI ISO/IEC 27001:2022 annexe A → GS++, statut complete | Mettre à niveau les identifiants cibles vers l’état actuel du catalogue au moyen des UUID avant de reprendre les correspondances dans des outils |
Selon le standard BSI 300-1, les exigences des pratiques méthodologiques reflètent les chapitres 4 à 10 de la DIN EN ISO/IEC 27001. Pour les étapes 3 à 5 du processus, le standard n’indique aucun chapitre ISO ; ces correspondances, ainsi que celle relative au chapitre 7, sont des appréciations VamiSec.
Plan de démarrage à 90 jours
- 1Jours 1–15 · BSI 300-1 chap. 2.3 et 2.10 · GC.1.2, GC.6.1, GC.8.1Clarifier le mandat, le périmètre et l’objectif
La direction de l’institution confirme le projet, fixe le périmètre, débloque les ressources et décide si une certification ISO 27001 sur la base de GS++ est visée en 2027. Une équipe restreinte composée de l’ISB, des responsables de processus et de l’informatique est désignée.
- 2Jours 16–30 · chap. 2.5 et 2.6 · GC.7.1.1, GC.7.1.2Processus métier et besoin de protection
Documenter les processus métier du périmètre et, en l’absence de cartographie des processus, utiliser l’analyse simplifiée des processus métier de l’annexe 2. Sélectionner le processus le plus important de la catégorie de besoin de protection la plus élevée et faire valider par la direction le besoin de protection normal ou élevé pour chaque objectif de protection.
- 3Jours 31–50 · chap. 3 · STM.2.1.2 à STM.2.1.5, STM.5.1Actifs, catégories d’objets cibles et jeu d’exigences
Selon le texte explicatif du catalogue, les actifs du processus métier le plus important suffisent pour le premier passage. Affecter les actifs aux catégories d’objets cibles, y compris aux catégories de niveau supérieur, intégrer les exigences méthodologiques et les exigences sans catégorie d’objets cibles, éliminer les doublons et fixer les valeurs des paramètres.
- 4Jours 51–70 · chap. 4.1 · UMS.1.1Relever l’état de mise en œuvre
Commencer par les exigences de niveau normal-SdT et documenter pour chaque exigence, avec justification, l’état « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable ». Les résultats existants du contrôle IT-Grundschutz ou de la déclaration d’applicabilité servent de valeur de départ, non de résultat.
- 5Jours 71–85 · chap. 2.11 et 4.2 · annexe 3Mettre en place l’analyse des risques
Faire autoriser par la direction de l’institution l’appétence au risque, les critères d’acceptation du risque, la procédure et les rôles ; lancer des analyses des risques pour les processus ayant un besoin de protection élevé, les actifs insuffisamment couverts et les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites.
- 6Jours 86–90 · chap. 4.3 à 4.5 et 5.3 · UMS.2.1, RISK.1.10, PERF.4.1Plan de mise en œuvre et premier rapport à la direction
Prioriser les mesures, nœuds parents en premier, désigner les responsables et fixer les échéances, faire autoriser la planification de la mise en œuvre par les propriétaires du risque et présenter à la direction, dans le rapport à la direction, l’état d’avancement, les risques résiduels et le prochain processus métier.
Points ouverts : ce que le BSI doit encore fournir
| Point ouvert | État au 29/10/2026 | Conduite à tenir, recommandation VamiSec |
|---|---|---|
| Mesure de la performance | selon le standard, des prescriptions uniformes sont encore attendues ; concept prévu au 26/02/2027 selon le calendrier des jalons, indicateurs de performance pour chaque exigence des pratiques méthodologiques au 31/03/2027 | introduire dès maintenant des indicateurs propres et prévoir l’alignement au deuxième trimestre 2027 |
| Exemple d’application « BDIT » | annoncé pour décembre 2026 ; le BSI n’a pas encore publié d’autres informations | Aligner la modélisation sur le standard et le catalogue d’application et procéder à un rapprochement après sa parution |
| Concepts de formation | annoncés pour le 30/11/2026, pour les praticiens GS++ et les conseillers GS++ | Prévoir pour 2027 la qualification des ISB et des équipes d’audit |
| Correspondance avec le Compendium | Projet, état au 21/07/2026 ; 17 modules sans entrée, renvois cibles pointant en partie vers des exigences renumérotées ou supprimées | utiliser à titre d’orientation et vérifier chaque correspondance sur le fond |
| Modèles de référence | décrits dans le standard comme des catalogues d’exigences préétablis, adaptés à des scénarios d’application, pouvant aussi être rendus obligatoires pour certaines institutions ; aucun artefact désigné comme modèle de référence n’a encore été publié | Constituer le jeu d’exigences directement à partir du catalogue d’application, intégrer les modèles de référence après leur parution et documenter la sélection avec sa version |
| Schéma d’audit pour GS++ | non publié ; l’organisme de certification du BSI avait annoncé pour l’it-sa, le 28/10/2026, un aperçu prospectif présentant les réflexions actuelles | Tenir dès à présent les preuves de manière vérifiable pour chaque exigence |
Sources : calendrier des jalons du BSI (état : octobre 2026), standard BSI 300-1, bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek), extraction du 23/10/2026, programme du BSI pour l’it-sa 2026. La feuille de route est une recommandation VamiSec, et non une prescription du BSI ni un conseil juridique.
Autodiagnostic GS++ : dans quelle mesure votre SMSI est-il prêt pour Grundschutz++ ?
Le standard BSI 300-1 décrit la méthodologie, qui devient contraignante par le biais des exigences méthodologiques du catalogue d’application : 80 des 99 exigences des pratiques méthodologiques portent le verbe modal DOIT. Le diagnostic vérifie jusqu’à 34 points répartis en sept domaines d’action qui suivent les cinq étapes du processus, l’analyse des risques selon les critères minimaux et la gestion des preuves ; chaque question indique sa référence dans le standard, le catalogue d’application ou le calendrier des jalons du BSI. Quatre indications de profil pilotent les questions et le niveau cible. Les niveaux de maturité et les niveaux cibles constituent une appréciation de VamiSec — GS++ lui-même ne connaît, pour chaque exigence, que « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable ».
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Pourquoi Grundschutz++ est lisible par machine — et ce qu’OSCAL apporte à cet égard
Le BSI ne publie pas les exigences de Grundschutz++ sous forme de document, mais sous forme de données : le catalogue d’application est disponible au format OSCAL du NIST américain dans la bibliothèque de l’état de l’art. Ce que catalogues, profils, correspondances et résultats de contrôle apportent en tant que données, notre Deep Dive OSCAL l’explique en partant des bases. Voici les quatre points qui comptent pour les utilisateurs de GS++.
Pourquoi lisible par machine
Selon le BSI, le format lisible par machine rend le contrôle des exigences automatisable : les exigences peuvent être modélisées non seulement par des personnes, mais aussi dans des outils, afin d’en surveiller plus efficacement le respect, et des outils numériques sont appelés à soutenir à l’avenir la mise en œuvre. Le BSI a choisi OSCAL parce qu’il s’agit d’un framework établi et reconnu à l’international — une solution nationale propre n’était ainsi pas nécessaire.
Catalogue, profil, catalogue résolu
Le catalogue d’application est un catalogue résolu : un profil OSCAL le compose à partir du catalogue méthodologique, de quatre exigences du catalogue consacré à la gestion des risques et du noyau. Selon le BSI, les catalogues résolus sont directement utilisables au sein d’une institution. Les profils peuvent sélectionner et retirer des exigences et fixer des paramètres — des standards sectoriels pourraient ainsi, par exemple, s’appuyer sur GS++ tout en restant traçables jusqu’au catalogue d’origine.
Les correspondances, un modèle de données à part entière
Deux Mapping Collections relient des référentiels existants à GS++ : l’annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022, avec l’ensemble de ses 93 mesures et des correspondances typées subset-of, equivalent-to ou intersects-with, et, à l’état de projet, le Compendium IT-Grundschutz 2023, avec des correspondances pour 94 des 111 modules. Selon le manuel destiné aux auteurs de la bibliothèque, la correspondance avec le Compendium n’établit pas d’équivalence 1:1, en raison de la structure différente, mais sert d’aide à l’orientation. Toutes deux renvoient encore à la version du catalogue d’avril 2026 ; notre navigateur des correspondances permet de les parcourir avec les identifiants d’exigence actuels.
Contrôle automatisé et preuves
223 paramètres transforment les choix de paramétrage en champs de données contrôlables. Lorsque l’institution procède à des contrôles automatisés, le standard exige de documenter l’outil, l’horodatage et le résultat du contrôle, et de rattacher les rapports de contrôle à la mesure de sécurité et à l’exigence. La bibliothèque complète ce dispositif par des exemples de définitions de composants (Component Definition), notamment pour AWS et Keycloak — selon le BSI, il ne s’agit expressément pas d’implémentations réelles —, ainsi que par une couche Assessment destinée aux plans de contrôle, aux résultats de contrôle et aux POA&M, qui ne contient encore aucun artefact.
Source des données : bibliothèque de l’état de l’art du BSI sur GitHub, état au 23/10/2026, licence CC BY-SA 4.0. Le Deep Dive OSCAL met en perspective les catalogues, profils, correspondances, définitions de composants et résultats de contrôle, y compris au-delà de GS++.
Adopter Grundschutz++ : analyse des écarts, migration, préparation à la certification
Nous accompagnons les institutions dans leur passage à GS++, qu’elles migrent un SMSI fondé sur l’IT-Grundschutz, complètent un SMSI selon ISO/IEC 27001 par la méthodologie du BSI ou en mettent un en place à partir de zéro. Le point de départ est une analyse des écarts par rapport au catalogue d’application, en particulier par rapport aux exigences méthodologiques contraignantes ; il en découle le jeu d’exigences, le plan de mise en œuvre et une analyse des risques selon les critères minimaux. Pour la certification ISO 27001 sur la base de GS++, qui peut être demandée à partir du 01/01/2027 selon le BSI, nous préparons la documentation, les preuves et les audits internes. Nous ne réalisons pas l’audit de certification lui-même et ne délivrons pas de certificat.
- Analyse des écarts et état de préparation : état des lieux du SMSI, comparaison avec les 80 exigences DOIT des pratiques méthodologiques et plan d’actions priorisé.
- Migration depuis l’IT-Grundschutz : transposer les processus métier, le besoin de protection et les actifs dans le modèle GS++, composé de pratiques, de catégories d’objets cibles et des catégories « normal » et « élevé », en s’appuyant sur la correspondance de la bibliothèque avec le Compendium pour s’orienter.
- Passerelle ISO 27001 : relier un SMSI existant à GS++ au moyen de la correspondance de la bibliothèque avec l’annexe A et combler les lacunes au regard de la méthodologie et du catalogue.
- Préparation à la certification à partir de 2027 : organiser la documentation, les preuves, l’audit interne et la revue de direction de sorte qu’une demande de certification ISO 27001 sur la base de GS++ soit préparée.
VamiSec fournit du conseil et n’est pas un organisme de certification. Valeri Milke est praticien IT-Grundschutz (BSI) ainsi que Lead Auditor ISO/IEC 27001 et ISO/IEC 42001 ; selon le BSI, les demandes de certification de personnes en tant que conseiller GS++ ne sont possibles qu’à partir du 01/01/2027.
Glossaire : les termes de Grundschutz++
32 termes du standard BSI 300-1, du catalogue d’application Grundschutz++ et de la bibliothèque de l’état de l’art en définitions courtes, formulées en nos propres mots – avec le verbe modal et l’identifiant de l’exigence du catalogue lorsque le catalogue d’application fixe une obligation.
- Grundschutz++GS++
- Refonte du Grundschutz par le BSI pour la mise en place d’un système de management de la sécurité de l’information. GS++ se compose de la méthodologie du standard BSI 300-1 et du catalogue d’application Grundschutz++ figurant dans la bibliothèque de l’état de l’art. Selon le BSI, GS++ est appelé à remplacer à terme l’IT-Grundschutz, qui reste applicable d’ici là pendant une période de transition de plusieurs années.
- Standard BSI 300-1méthodologie Grundschutz++, méthodologie GS++
- Standard BSI contenant la méthodologie de Grundschutz++ : version 1.0 du 20/10/2026, 42 pages, sous la responsabilité de l’unité S 13 du BSI. Il décrit cinq étapes du processus dans le cycle PDCA et comprend quatre annexes consacrées aux catégories d’objets cibles, à l’analyse simplifiée des processus métier, aux critères minimaux de l’analyse des risques et aux menaces élémentaires. La version 1.0 s’adresse en premier lieu aux early adopters.
- Catalogue d’application Grundschutz++catalogue d’application GS++
- Catalogue de toutes les exigences GS++ au format OSCAL, qui fait partie de la bibliothèque de l’état de l’art. Il comprend les contenus normatifs de la méthodologie transposés en exigences ainsi que des exigences techniques et organisationnelles, soit, au 22/10/2026, 1000 exigences au total réparties en 20 pratiques, dont 99 dans les pratiques méthodologiques. Il ne contient plus d’exigences visant des solutions informatiques spécifiques.
- Bibliothèque de l’état de l’artSdT-Bibliothek, State-of-the-Art Library
- Plateforme technique du BSI sur laquelle toutes les exigences et mesures sont mises à disposition de manière centralisée ; elle remplace le Compendium IT-Grundschutz. Selon le BSI, le dépôt GitHub BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek est public depuis le 29/09/2025, est placé sous licence CC BY-SA 4.0 et s’articule en couches Control, Implementation et Assessment. Les mises à jour paraissent en continu, sous forme de « rolling publication ».
- IT-Grundschutzstandards BSI 200-x, Compendium IT-Grundschutz
- Approche suivie jusqu’ici par le BSI, fondée sur les standards BSI de la série 200 et sur le Compendium IT-Grundschutz, actuellement dans son édition 2023 comptant 111 modules répartis en dix couches. Selon le BSI, l’IT-Grundschutz reste applicable pendant une période de transition de plusieurs années, et, selon le calendrier des jalons, la possibilité de certification sur sa base prend fin le 30/11/2031. Pour l’administration fédérale, il est obligatoire en vertu de la loi BSI.
- Étapes du processuscycle PDCA, Plan-Do-Check-Act
- La méthodologie GS++ structure la mise en place et l’évolution d’un SMSI en cinq étapes du processus, parcourues de manière itérative dans le cycle PDCA : le recensement et la planification ainsi que l’analyse des exigences relèvent de la phase Plan, la réalisation de la phase Do, la surveillance de la phase Check et l’amélioration continue de la phase Act. Selon le standard BSI 300-1, l’itération du cycle est une condition préalable à la mise en place et à l’aménagement du SMSI.
- Pratiquespratique, Practices
- Groupes thématiques dans lesquels le catalogue d’application rassemble ses exigences ; le BSI y regroupe, selon une logique orientée processus, des contenus des modules utilisés jusqu’ici. Il existe 20 pratiques, chacune identifiée par un sigle tel que GC, BER ou KONF, réparties en trois catégories : six pratiques méthodologiques, huit organisationnelles et six techniques. La plus grande est Configuration avec 157 exigences, la plus petite Gestion des risques avec quatre.
- Pratiques méthodologiquesGC, STM, UMS, VRB, PERF, RISK
- Les six pratiques Gouvernance et conformité, Modélisation de la structure, Mise en œuvre, Amélioration, Suivi et évaluation et Gestion des risques. Elles contiennent les contenus normatifs du standard BSI 300-1 transposés en exigences, doivent être appliquées à chaque réseau d’information sans rattachement à une catégorie d’objets cibles et reflètent, selon le BSI, les chapitres 4 à 10 de l’ISO/IEC 27001. Aucune approche individuelle n’est prévue.
- Catégories d’objets ciblesZOK
- Classes standardisées, telles que les applications ou les systèmes informatiques, auxquelles les actifs du réseau d’information sont affectés ; affecter une ou plusieurs ZOK à tous les actifs pertinents constitue, dans le catalogue d’application, l’exigence DOIT STM.2.1.3. GS++ prévoit 39 catégories d’objets cibles réparties sur quatre niveaux hiérarchiques sous sept nœuds racines : sites, utilisateurs, réseaux, systèmes informatiques, informations, achats et applications. Les exigences à appliquer découlent de l’affectation ; 636 des 1000 exigences présentent un rattachement à une ZOK.
- Nœud parent / nœud enfanthéritage des catégories d’objets cibles
- Termes relatifs à la hiérarchie des catégories d’objets cibles : les catégories de niveau supérieur sont appelées nœuds parents, les catégories subordonnées nœuds enfants. Toutes les catégories de niveau supérieur doivent également être affectées à un actif, ce qui correspond, dans le catalogue d’application, à l’exigence DOIT STM.2.1.4.1. Le niveau le plus élevé contient généralement des exigences conceptuelles telles que « ancrer les procédures » ; le standard recommande de donner la priorité aux exigences des nœuds parents lors de la mise en œuvre.
- Réseau d’informationpérimètre, Geltungsbereich, scope
- Ensemble des actifs d’infrastructure, organisationnels, liés au personnel et techniques nécessaires aux processus métier considérés. Le périmètre fixe l’étendue formelle et organisationnelle du SMSI, le réseau d’information le représente sur le plan du contenu et de la technique ; un périmètre peut comprendre plusieurs réseaux d’information. Le catalogue d’application désigne le périmètre par le terme « Geltungsbereich » et exige, par les exigences DOIT GC.6.1 et STM.1.1, que le périmètre et le réseau d’information soient définis et délimités de manière traçable.
- Processus métieranalyse simplifiée des processus métier
- Déroulement essentiel, orienté vers un objectif et récurrent, qui contribue à l’accomplissement de la mission ou à la fourniture des prestations d’une institution, aboutit à un résultat traçable et se compose de plusieurs activités liées entre elles. Les processus métier constituent la base de la détermination du besoin de protection, de l’inventaire des actifs et de l’analyse des risques ; définir les processus pertinents constitue, dans le catalogue d’application, l’exigence DOIT GC.7.1.1. En l’absence de cartographies des processus, le standard propose une analyse simplifiée comportant un identifiant, un nom, les responsables, une description succincte et les applications essentielles.
- Besoin de protectiondétermination du besoin de protection, normal / élevé
- Évaluation, pour chaque processus métier, des dommages encourus en cas d’atteinte à la confidentialité, à l’intégrité ou à la disponibilité. GS++ prescrit deux catégories : normal, lorsque les impacts sont limités et gérables, élevé, lorsqu’ils peuvent être considérables. Les catégories propres à l’institution doivent être mises en correspondance avec ces deux catégories ; un besoin de protection élevé exige une analyse des risques. Le catalogue d’application rapporte la classification aux processus métier ou aux informations et en fait l’exigence DOIT GC.7.1.2.
- Niveau de sécuriténormal-SdT / renforcé
- Classification de chaque exigence dans le catalogue d’application : « normal-SdT » désigne les exigences selon l’état de l’art prévues pour un besoin de protection normal, « renforcé » le niveau de sécurité renforcé. Au 22/10/2026, 773 exigences portent le niveau « normal-SdT » et 227 le niveau « renforcé ». Selon le standard BSI 300-1, les exigences de niveau renforcé portent le verbe modal PEUT, sont facultatives et peuvent être utilisées dans l’analyse des risques ; dans le catalogue, cela vaut pour 224 des 227, trois portent DEVRAIT : BES.1.4, DET.4.12.1 et REA.2.5.
- DOIT / DEVRAIT / PEUTverbes modaux
- Verbes modaux de chaque exigence. La bibliothèque de l’état de l’art définit DOIT et DEVRAIT sur la base de la RFC 2119 et de la DIN 820-2, PEUT en renvoyant à la DIN 820-2 : une exigence DOIT est à satisfaire impérativement. Une exigence DEVRAIT est normalement à satisfaire ; tout écart doit être soigneusement pesé et justifié de manière solide. Une exigence PEUT ne constitue pas une obligation générale, mais est pertinente selon la situation. Le catalogue d’application compte 149 exigences DOIT, 627 exigences DEVRAIT et 224 exigences PEUT.
- État de mise en œuvresatisfaite / non satisfaite / non applicable
- Résultat de la vérification de chaque exigence du jeu d’exigences : « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable ». Une exigence n’est « non applicable » que si elle ne peut pas être satisfaite sur le plan fonctionnel ou si le composant concerné est absent du réseau d’information ; la justification doit être documentée. Vérifier l’état de manière complète et régulière constitue, dans le catalogue d’application, l’exigence DOIT UMS.1.1 ; les méthodes vont de l’entretien au scan technique.
- Non-satisfaction temporaire / durablenon-satisfaction d’exigences DEVRAIT
- Qualification d’une exigence DEVRAIT non satisfaite. Temporaire signifie : la satisfaction de l’exigence est prévue et interviendra plus tard, dans un délai prévisible ; cela doit être solidement justifié et ne déclenche pas d’analyse des risques. Durable signifie : l’exigence ne sera pas satisfaite dans un avenir prévisible, ou ne le sera jamais ; une analyse des risques doit alors être réalisée, dans le catalogue d’application au moyen de l’exigence DOIT STM.4.1, et le risque résiduel doit être soumis à la direction de l’institution pour approbation. Si les non-satisfactions durables se multiplient, l’état de l’art peut ne pas être atteint dans son ensemble.
- Jeu d’exigencesjeu d’exigences individuel
- Ensemble de toutes les exigences du SMSI pertinentes pour un réseau d’information et point de départ de la réalisation ; dans le catalogue d’application, exigence DOIT STM.2.1. Il comprend trois types d’exigences : celles des pratiques méthodologiques, les exigences techniques et organisationnelles sans rattachement à une ZOK, qui doivent obligatoirement être intégrées, et celles avec rattachement à une ZOK, dans la mesure où des actifs y sont affectés ; les doublons ne sont comptés qu’une fois. Le standard recommande des exigences propres à l’institution, au format GS++, pour les actifs non couverts ou découlant d’obligations de conformité ; le catalogue d’application les exige en tant qu’exigences DOIT : STM.2.1.6 et STM.2.1.7.
- Modèles de référencemodèle de référence
- Catalogues d’exigences préétablis, adaptés à un scénario d’application et dotés de paramètres prédéfinis. Ils peuvent être affectés à des actifs ou à des groupes d’actifs et combinés entre eux ; le choix, version comprise, l’affectation et les adaptations doivent être documentés de manière traçable. Des modèles de référence obligatoires peuvent exister pour certaines institutions. Au 29/10/2026, aucun artefact désigné comme modèle de référence n’est encore publié dans la bibliothèque de l’état de l’art.
- Paramètreschoix de paramétrage
- Éléments variables et configurables d’une exigence, par exemple « régulièrement » ou un rôle responsable. Ils montrent aux utilisateurs et aux auditeurs les marges de manœuvre, sont précisés lors de l’élaboration du jeu d’exigences ou après celle-ci et peuvent servir à des contrôles automatisés ; les modèles de référence peuvent les prédéfinir. Attribuer des valeurs concrètes constitue, dans le catalogue d’application, l’exigence DOIT STM.5.1 ; le catalogue contient 223 paramètres.
- Analyse des risquesanalyse des risques implicite / explicite, Risikoanalyse
- Identification, évaluation et traitement des risques liés à la sécurité de l’information. Le BSI l’a réalisée de manière implicite pour le besoin de protection normal lors de l’élaboration des exigences. Sous forme explicite, elle est nécessaire en cas de besoin de protection élevé, pour les actifs qui ne sont pas suffisamment couverts par les catégories d’objets cibles et lorsqu’une exigence DEVRAIT est durablement non satisfaite, ce qui correspond dans le catalogue d’application aux exigences DOIT GC.7.2 et STM.4.1. Le choix de la méthode est libre, dès lors que les critères minimaux sont satisfaits.
- Critères minimaux de l’analyse des risques35 critères minimaux
- 35 critères que le standard BSI 300-1 fixe de manière contraignante, dans une annexe, pour toute méthode d’analyse des risques retenue, structurés en initiation et préparation, identification des risques, évaluation des risques, traitement des risques et exigences transversales aux phases. En font partie l’appétence au risque, les critères d’acceptation du risque, un registre des risques comportant des informations minimales et un réexamen au moins annuel. La méthodologie devient ainsi comparable et vérifiable, par exemple dans le cadre d’une certification. Certains critères se retrouvent dans le catalogue d’application sous forme d’exigences DOIT, par exemple RISK.1.3 sur le propriétaire du risque et RISK.1.5 sur l’approbation de la gestion des risques.
- Menaces élémentairesG 0.1 à G 0.47
- 47 menaces neutres vis-à-vis des produits et des technologies, de l’incendie jusqu’aux effets secondaires nuisibles d’attaques menées par des moyens informatiques, rattachées aux valeurs fondamentales que sont la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité. Elles constituent la base de l’évaluation implicite des risques par le BSI et le point de départ des analyses des risques propres à l’institution ; chaque exigence du noyau indique ses identifiants G0. La menace la plus fréquemment associée est G 0.18 « Fehlplanung oder fehlende Anpassung » (mauvaise planification ou absence d’adaptation).
- Propriétaire du risqueRisk Owner
- Rôle auquel les risques identifiés sont attribués dans le registre des risques. Sauf disposition contraire, le propriétaire du processus métier est également le propriétaire du risque ; si un risque concerne plusieurs processus métier, un propriétaire du risque chef de file est désigné. Il autorise la planification de la mise en œuvre des mesures décidées. Le rôle et l’autorisation font l’objet, dans le catalogue d’application, des exigences DOIT RISK.1.3 et RISK.1.10.
- Risque résiduelanalyse du risque résiduel
- Risque qui subsiste après le traitement des risques ou qui résulte d’une exigence pas encore satisfaite. Le standard BSI 300-1 exige une analyse du risque résiduel pour les exigences DEVRAIT qui figurent dans le plan de mise en œuvre mais ne sont pas encore satisfaites ; la direction de l’institution approuve les risques résiduels. Le catalogue d’application formule l’évaluation du risque résiduel comme exigence DEVRAIT UMS.1.2.
- Plan de mise en œuvreplan de réalisation, plan d’actions
- Plan qui classe les exigences à satisfaire par ordre de priorité et leur associe des mesures. Pour chaque mesure, il faut consigner au minimum l’exigence correspondante, la date de mise en œuvre ou de vérification et la personne qui documente ou vérifie. Dans le catalogue d’application, la planification de la mise en œuvre, la priorisation, les responsables et les délais sont des exigences DOIT de la pratique Mise en œuvre, UMS.2.1 à UMS.4.1.
- Preuveséléments de preuve, rapport de contrôle, type de documentation
- Justificatifs attestant qu’une mesure est mise en œuvre ; ils doivent être rattachés sans ambiguïté à la mesure. Pour les contrôles automatisés, l’outil, l’horodatage et le résultat du contrôle doivent être documentés et le rapport de contrôle généré doit y être rattaché ; le standard recommande un historique comprenant l’horodatage, la personne et l’outil. Le catalogue d’application associe à ses exigences 62 types de documentation, par exemple la détermination du besoin de protection, le jeu d’exigences ou le rapport à la direction.
- Direction de l’institutiondirection, direction générale, direction de l’autorité
- Direction au plus haut niveau de l’institution. Elle porte la responsabilité du SMSI, qui ne peut pas être déléguée, fixe le périmètre et approuve le besoin de protection, l’ordre des processus métier, les ressources et la politique de sécurité de l’information. Elle autorise le cadre de l’analyse des risques, assume les risques résiduels et examine le SMSI lors de la revue de direction. Dans le catalogue d’application, elle autorise toutes les procédures du SMSI, exigence DOIT GC.1.2.
- Revue de directionrapport à la direction, Management Review
- Examen, par la direction de l’institution lors de l’étape de surveillance, visant à déterminer si le SMSI est approprié, adapté et efficace. Il s’appuie sur le rapport à la direction, qui présente les résultats d’audit, l’évaluation des performances, les incidents de sécurité, l’état du traitement des risques, les changements intervenus dans l’institution ou dans la situation de la menace et l’état d’avancement des décisions antérieures. Le rapport et l’information de la direction font l’objet, dans le catalogue d’application, des exigences DOIT PERF.4.1 et PERF.4.2.
- Évaluation des performancesmesure de la performance, indicateurs de performance
- Mesure et évaluation de la performance du SMSI, exigées par le standard BSI 300-1 lors de l’étape de surveillance ; une procédure à cet effet fait l’objet, dans le catalogue d’application, de l’exigence DOIT PERF.1.1. Selon le standard, des prescriptions uniformes font encore défaut, et les institutions sont libres d’en définir les modalités. Selon le calendrier des jalons, le concept de mesure de la performance sera intégré dans la méthodologie le 26/02/2027, et il est prévu que toutes les exigences des pratiques méthodologiques disposent d’indicateurs de performance d’ici le 31/03/2027.
- OSCALOpen Security Controls Assessment Language
- Format lisible par machine du NIST américain pour les exigences de sécurité, que le BSI utilise pour la bibliothèque de l’état de l’art. Les catalogues (Catalog) contiennent des exigences, les profils (Profile) en sélectionnent et fixent des paramètres, les catalogues résolus (resolved catalog) en sont le résultat ; les correspondances (Mapping) relient des catalogues, les définitions de composants (Component Definition) décrivent des mises en œuvre. Le catalogue d’application est disponible en OSCAL 1.1.3 sous forme de fichier JSON.
- État de l’artSdT
- Le BSI cite la définition du « Handbuch der Rechtsförmlichkeit » (manuel de légistique) : « niveau de développement de procédés, d’installations et de modes d’exploitation avancés qui, selon l’opinion dominante des spécialistes de premier plan, fait apparaître comme assurée la réalisation de l’objectif fixé par la loi » ; ceux-ci doivent avoir fait leurs preuves dans la pratique ou devraient, si possible, avoir été testés avec succès. L’état de l’art publié par le BSI se rapporte à des situations de traitement typiques ; pour un SMSI certifiable, il doit, selon le standard BSI 300-1, toujours être respecté dans la catégorie de besoin de protection la plus basse.
Questions fréquentes sur Grundschutz++
Réponses courtes pour les responsables de la sécurité de l’information (ISB), les directions informatiques, les autorités, les entités KRITIS et NIS2 ainsi que les auditeurs – état au 29/10/2026, avec des indications là où des décisions du BSI sont encore attendues.
Grundschutz++, en abrégé GS++, est la refonte du Grundschutz par le BSI pour la mise en place d’un système de management de la sécurité de l’information. Il se compose de la méthodologie du standard BSI 300-1 et du catalogue d’application Grundschutz++ de la bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek), qui remplace le Compendium IT-Grundschutz. Le catalogue regroupe en 20 pratiques des exigences qui ne visent plus des solutions informatiques spécifiques. Le BSI a utilisé la graphie « IT-Grundschutz++ » dans ses premiers textes, comme le numéro 2025/01 du « BSI-Magazin » (magazine du BSI) ; le nom officiel est Grundschutz++.
Le standard BSI 300-1 « Methodik Grundschutz++ » (Méthodologie Grundschutz++) décrit sur 42 pages comment une institution met en place un SMSI en cinq étapes du processus le long du cycle PDCA : recensement et planification, analyse des exigences, réalisation, surveillance et amélioration continue. Quatre annexes contiennent les catégories d’objets cibles, une analyse simplifiée des processus métier, les critères minimaux de l’analyse des risques et les menaces élémentaires. La version 1.0 du 20/10/2026 s’adresse en premier lieu aux early adopters. La méthodologie acquiert son caractère contraignant par le biais des exigences méthodologiques du catalogue d’application : 80 des 99 sont formulées en DOIT, 19 en DEVRAIT.
Cela dépend de l’institution. En vertu de la loi BSI, l’administration fédérale allemande doit mettre en œuvre l’IT-Grundschutz et les standards minimaux du BSI dans leurs versions respectivement en vigueur et en apporter la preuve au plus tard en 2030 ; le BSI n’indique pas de date butoir pour le passage à GS++. Les entités particulièrement importantes et les entités importantes au sens de NIS2 doivent prendre des mesures efficaces, censées respecter l’état de l’art ; le BSI n’impose pas de norme particulière et cite GS++ ou ISO 27001 comme exemples de standards reconnus. Pour les administrations des Länder et les administrations communales, c’est, selon le BSI, le droit des Länder qui est déterminant. Pour toutes les autres institutions, GS++ est une recommandation du BSI d’application volontaire.
Selon le calendrier des jalons du BSI, dans son état d’octobre 2026, à partir du 1er janvier 2027 : des demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ peuvent alors être déposées, de même que des demandes de certification de personnes en tant que conseiller GS++ et responsable d’équipe d’audit GS++. Aucun schéma d’audit pour GS++ n’a encore été publié ; l’organisme de certification du BSI avait annoncé pour le 28/10/2026, au salon it-sa, une conférence sur ses réflexions actuelles à ce sujet. En parallèle, la phase early adopter se déroule du premier trimestre 2027 au 31/12/2027. Selon ses propres indications, le BSI adapte le calendrier en permanence.
À court terme, rien. Un certificat ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz est valable trois ans, avec des audits de surveillance annuels ; le référentiel de contrôle comprend actuellement l’ISO 27001:2022, le standard BSI 200-2 et le Compendium édition 2023. Selon le BSI, l’IT-Grundschutz reste applicable pendant une période de transition de plusieurs années ; d’après le calendrier des jalons, il cesse d’être certifiable le 30/11/2031. Le BSI n’a pas encore publié la manière dont seront traités les certificats dont la durée de validité s’étend au-delà de cette date. D’après notre pratique : alignez le passage à GS++ sur une échéance de recertification.
Étroitement. Selon le standard BSI 300-1, les exigences des pratiques méthodologiques reflètent les chapitres 4 à 10 de la DIN EN ISO/IEC 27001 ; à l’étape 1 du processus sont menées les activités des chapitres 4 et 5, à l’étape 2 celles des chapitres 6 et 10. La correspondance du BSI rattache l’ensemble des 93 mesures de l’annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022 à des exigences de GS++, dont 16 en tant qu’équivalentes. Le BSI qualifie GS++ de compatible avec l’ISO/IEC 27001 ; à l’avenir, la certification s’effectuera selon ISO 27001 sur la base de GS++. Appréciation VamiSec : la correspondance permet de mettre en regard une déclaration d’applicabilité existante et le jeu d’exigences ; vérifiez au préalable les identifiants cibles par rapport au catalogue actuel.
En règle générale, non. Le catalogue d’application repose sur une analyse des risques générale et implicite du BSI ; en cas de besoin de protection normal, aucune analyse propre n’est donc nécessaire. Le standard BSI 300-1 exige toutefois une analyse des risques explicite également lorsqu’un actif pertinent n’est pas suffisamment couvert par les catégories d’objets cibles ou qu’une exigence DEVRAIT applicable est durablement non satisfaite ; dans le catalogue d’application, il s’agit de l’exigence DOIT STM.4.1. Pour les exigences DEVRAIT du plan de mise en œuvre qui ne sont pas encore satisfaites, le standard exige en outre une analyse du risque résiduel avec approbation par la direction de l’institution, et le catalogue d’application l’évaluation du risque résiduel sous la forme de l’exigence DEVRAIT UMS.1.2.
Les exigences DOIT doivent impérativement être satisfaites ; une analyse des risques ne peut pas s’y substituer, et, selon le standard BSI 300-1, ni dérogation ni acceptation du risque n’est possible. Les exigences DEVRAIT doivent normalement être satisfaites, tout écart devant être soigneusement pesé et solidement justifié : une non-satisfaction temporaire ne déclenche pas d’analyse des risques, contrairement à une non-satisfaction durable. Les exigences PEUT sont facultatives ; dans le catalogue d’application, les 224 exigences PEUT relèvent toutes du niveau de sécurité « renforcé ». S’y ajoutent 149 exigences DOIT et 627 exigences DEVRAIT, état au 22/10/2026.
Selon le standard BSI 300-1, un modèle de référence est un catalogue d’exigences préétabli, adapté à un scénario d’application, qui opère une présélection et fixe les paramètres. Les modèles de référence peuvent être affectés à des actifs ou à des groupes d’actifs et combinés ; le choix, version comprise, l’affectation et les adaptations doivent être documentés de manière traçable. Il peut exister des modèles de référence obligatoires pour certaines institutions ; le standard ne précise pas lesquels. Au 29/10/2026, aucun artefact désigné comme modèle de référence n’est publié dans la bibliothèque de l’état de l’art ; les profils « Lieferkettensicherheit » (sécurité de la chaîne d’approvisionnement) et « WLAN » ne portent pas non plus cette désignation.
Pas selon le standard BSI 300-1 : il n’utilise ni les modules ni les approches de sécurisation de base, de sécurisation du cœur et de sécurisation standard issues du standard BSI 200-2, et ne mentionne pas non plus l’« IT-Grundschutz-Check » (contrôle IT-Grundschutz). GS++ s’appuie à la place sur 20 pratiques, 39 catégories d’objets cibles, les catégories de besoin de protection « normal » et « élevé », les niveaux de sécurité « normal-SdT » et « renforcé » ainsi que sur un état de mise en œuvre par exigence. Pour l’IT-Grundschutz, les notions connues restent valables tant qu’il est appliqué et que des certifications sont délivrées sur sa base.
Au 22/10/2026, le catalogue d’application Grundschutz++ contient 1000 exigences réparties en 20 pratiques et 140 sous-groupes : 149 DOIT, 627 DEVRAIT et 224 PEUT, dont 773 au niveau de sécurité normal-SdT et 227 au niveau « renforcé ». Il est disponible sous forme de fichier OSCAL au format JSON dans le dépôt GitHub BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek, sous licence CC BY-SA 4.0, et mis à jour en continu par « rolling publication ». Le « Stand-der-Technik-Viewer » (visionneuse de l’état de l’art), un projet communautaire vers lequel renvoie le dépôt du BSI, le présente sous une forme lisible. Les chiffres peuvent changer à chaque publication.
En partie, par le biais de la correspondance de la bibliothèque de l’état de l’art. La « GSMap OSCAL Mapping Collection », dans son état du 21/07/2026 et toujours à l’état de projet, met en correspondance 510 exigences du Compendium édition 2023 avec GS++ au moyen de 1185 rattachements ; 94 des 111 modules comportent au moins une entrée, 17 n’en comportent aucune. Les renvois cibles se rapportent à l’état du catalogue d’avril 2026 ; 130 d’entre eux ont depuis été renumérotés, 16 n’existent plus. Selon le « Handbuch für Autoren » (manuel pour les auteurs) du BSI, la correspondance ne reproduit pas les contenus 1:1 en raison de la différence de structure, mais sert d’aide à l’orientation. Une lacune dans le projet ne signifie pas que GS++ ne couvre pas le sujet.
Les exigences sont disponibles au format OSCAL du NIST, avec des métadonnées telles que le verbe modal, le niveau de sécurité, le niveau d’effort, les catégories d’objets cibles, les paramètres et les menaces élémentaires associées. Il est ainsi possible de filtrer des jeux d’exigences et d’automatiser des contrôles. Le BSI annonce un accompagnement par des outils numériques et indique que de nombreux éditeurs d’outils IT-Grundschutz travaillent à l’intégration. Le standard laisse ouverte la forme de plusieurs éléments de documentation, par exemple pour les dépendances entre actifs, sous forme de tableau, de CMDB ou de cartographie des services. Appréciation VamiSec : vérifiez si votre outil sait traiter les catalogues OSCAL, les paramètres et les preuves par exigence.
Selon le calendrier des jalons, le BSI publie le 30/11/2026 des concepts de formation pour les cursus de praticien GS++ et de conseiller GS++. Pour les conseillers IT-Grundschutz et les responsables d’équipe d’audit déjà certifiés, une formation complémentaire spécifique pour devenir conseiller GS++ ou, selon le cas, responsable d’équipe d’audit GS++ débute au premier trimestre 2027 ; les demandes pour les deux certifications de personnes sont possibles à partir du 01/01/2027. Le BSI n’a encore publié ni les contenus, ni le volume, ni les conditions d’accès. Avant 2027, il n’existe donc pas de certificats de personnes du BSI pour GS++.
Selon le standard BSI 300-1, la responsabilité du SMSI incombe à la direction de l’institution et ne peut pas être déléguée. Elle fixe le périmètre, approuve le besoin de protection, l’ordre des processus métier, les ressources et la politique de sécurité de l’information, autorise le cadre de l’analyse des risques et assume les risques résiduels ainsi que les risques découlant d’exigences non encore satisfaites. Dans le catalogue d’application, ces approbations sont des exigences DOIT, par exemple l’autorisation de toutes les procédures du SMSI en GC.1.2 et celle de la gestion des risques en RISK.1.5. Lors de la revue de direction, elle vérifie, sur la base du rapport à la direction, si le SMSI est approprié, adapté et efficace.
Au 29/10/2026, pas dans une version à jour. Le standard BSI 300-1, le catalogue d’application et le calendrier des jalons sont disponibles en allemand ; aucune version anglaise du standard ne figure sur les pages anglaises du BSI. La page anglaise du BSI consacrée à GS++ a été mise à jour pour la dernière fois le 06/01/2026 et reflète un état de planification antérieur : elle parle du « Grundschutz++ Compendium » et ne mentionne ni le standard BSI 300-1 ni le calendrier des jalons. Le calendrier des jalons place l’internationalisation de GS++ sous « 2027 et années suivantes ».
Le standard BSI 300-1 recommande, lors d’une première implémentation, de commencer par le processus métier le plus important de la catégorie de besoin de protection la plus élevée ; selon le catalogue d’application, il suffit, lors de la première itération du cycle PDCA, d’inventorier les actifs de ce processus. Tous les processus métier du périmètre doivent être examinés progressivement. D’après notre pratique : faites approuver le périmètre et le besoin de protection par la direction, affectez les actifs aux catégories d’objets cibles, générez le jeu d’exigences à partir de l’état actuel du catalogue et recensez l’état de mise en œuvre de manière exhaustive. Qui exploite déjà un SMSI s’appuie sur les documents existants et sur les correspondances du BSI.
Normes & sources
Le contenu de cette page s'appuie sur les guides et études suivants, accessibles publiquement.
BSI-Standard 300-1 – Methodik Grundschutz++ (Méthodologie Grundschutz++), version 1.0 ↗
Source primaire de cette page : 42 pages, historique des modifications au 20/10/2026, page de téléchargement datée du 26/10/2026 ; cinq étapes du processus dans le cycle PDCA (chap. 2–6), annexe 1 catégories d’objets cibles, annexe 2 analyse simplifiée des processus métier, annexe 3 critères minimaux de l’analyse des risques, annexe 4 menaces élémentaires
Grundschutz++ – page thématique avec calendrier des jalons (état d’octobre 2026) ↗
Méthodologie, catalogue d’application et calendrier des jalons : certifiable à partir du 01/01/2027, phase early adopter en 2027, mesure de la performance à partir du 26/02/2027, fin de la possibilité de certification sur la base de l’IT-Grundschutz le 30/11/2031 ; page mise à jour le 26/10/2026, le calendrier est adapté en permanence selon le BSI
Methodik zum Grundschutz++ als BSI-Standard 300-1 veröffentlicht (la méthodologie Grundschutz++ publiée sous forme de standard BSI) ↗
Communiqué du 26/10/2026 : approche orientée processus, méthodologie d’analyse des risques au libre choix dans le respect de critères minimaux, exigences lisibles par machine ; un SMSI mis en place selon Grundschutz++ est certifiable à partir de 2027 et compatible avec l’ISO/IEC 27001
Bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek, dépôt GitHub BSI-Bund) ↗
Accessible au public depuis le 29/09/2025, licence CC BY-SA 4.0 ; control_layer, implementation_layer, assessment_layer et documentation ; mise à jour par « rolling publication », dernier commit avant la clôture de la rédaction le 23/10/2026
Catalogue d’application Grundschutz++ (catalogue OSCAL résolu) ↗
Version 2026-10-22T12:58Z, OSCAL 1.1.3 : 1000 exigences en 20 pratiques, 149 DOIT, 627 DEVRAIT, 224 PEUT, 223 paramètres ; source de l’ensemble des chiffres clés et identifiants d’exigence de cette page (notamment GC.1.2, GC.6.1, GC.7.1.1, GC.7.1.2, GC.7.2, STM.1.1, STM.2.1, STM.2.1.3, STM.2.1.4.1, STM.2.1.6, STM.2.1.7, STM.4.1, STM.5.1, UMS.1.1, UMS.1.2, UMS.2.1–UMS.4.1, RISK.1.3, RISK.1.5, RISK.1.10, PERF.1.1, PERF.4.1, PERF.4.2) ; CC BY-SA 4.0
ISO/IEC 27001:2022 Annex A to GS++ Mapping ↗
Version 1.0.1-qa, publiée le 05/05/2026, dernière modification le 27/07/2026, statut complete : les 93 mesures de l’annexe A sont toutes rattachées, 73 subset-of, 16 equivalent-to, 4 intersects-with
GSMap OSCAL Mapping Collection: IT-Grundschutz-Kompendium 2023 zu Grundschutz++ (correspondance du Compendium IT-Grundschutz vers Grundschutz++) ↗
État au 21/07/2026, statut « projet » : 1185 rattachements, 510 exigences du Compendium, 94 des 111 modules avec au moins une entrée ; une lacune dans le projet n’est pas une lacune de GS++
Stand der Technik-Viewer (visionneuse de l’état de l’art) ↗
Application web permettant de consulter les catalogues OSCAL, les définitions de composants et les correspondances de la bibliothèque ; recommandée par le dépôt du BSI, développée au sein de l’organisation GitHub bsi-community
FAQ OSCAL du BSI (documentation/OSCAL.md) ↗
Explique le choix d’OSCAL ainsi que les catalogues, profils, implémentations et preuves ; signale que de nombreux éditeurs d’outils IT-Grundschutz travaillent à l’intégration ; dernière modification le 27/07/2026
Stand der Technik (état de l’art) ↗
Mission au titre de la loi BSI, définition selon le « Handbuch der Rechtsförmlichkeit » (manuel de légistique), référence à des situations de traitement typiques ; la page du 18/06/2026 parle encore de la phase pilote de la bibliothèque
Handbuch für Autoren der SdT-Bibliothek (manuel pour les auteurs de la bibliothèque de l’état de l’art) ↗
État au 21/11/2025 : directive pour les auteurs, FAQ OSCAL, structure du catalogue, versionnage par UUID et paramètres ; décrit la correspondance relative au Compendium comme une aide à l’orientation sans reproduction 1:1 (chap. 6.1.4)
BSI veröffentlicht Stand-der-Technik-Bibliothek auf GitHub (le BSI publie la bibliothèque de l’état de l’art sur GitHub) ↗
Communiqué du 30/09/2025 : exigences lisibles par machine sur GitHub depuis le 29/09/2025, initialement avec les exigences abstraites de Grundschutz++, sur la base d’OSCAL
Grundschutz in der Informationssicherheit (le Grundschutz dans la sécurité de l’information) ↗
Grundschutz++ est appelé à remplacer à terme l’IT-Grundschutz, qui reste applicable pendant une période de transition de plusieurs années ; tous deux compatibles avec l’ISO 27001 selon le BSI (page mise à jour le 08/04/2026)
ISO 27001-Zertifizierung auf Basis von IT-Grundschutz – Zertifizierungsschema (certification sur la base de l’IT-Grundschutz – schéma de certification) ↗
Bases actuelles des certificats IT-Grundschutz : référentiel de contrôle 4.8 (ISO 27001:2022, standard BSI 200-2, Compendium édition 2023), schéma de certification 2.2 avec une durée de validité de trois ans et des audits de surveillance annuels, schéma d’audit 2.5, tous du 01/02/2026 ; Grundschutz++ n’y figure pas encore
it-sa Expo&Congress 2026 – programme du BSI ↗
Programme comprenant la conférence « Ausblick auf die Zertifizierung nach Grundschutz++ » (perspectives sur la certification selon Grundschutz++), annoncée pour le 28/10/2026, au cours de laquelle l’organisme de certification entendait présenter ses réflexions actuelles sur le schéma d’audit ; aucun schéma d’audit GS++ n’a encore été publié
Gesetz über das Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik und über die Sicherheit in der Informationstechnik von Einrichtungen (BSI-Gesetz – BSIG) du 2 décembre 2025 (loi relative à l’Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information et à la sécurité des technologies de l’information des entités, loi BSI) ↗
§ 44 : exigences minimales pour l’administration fédérale issues de l’IT-Grundschutz et des standards minimaux du BSI dans leurs versions respectivement en vigueur, mandat de modernisation d’ici le 01/01/2026 ; § 43 : preuve au plus tard cinq ans après l’entrée en vigueur ; § 30 : mesures de gestion des risques des entités particulièrement importantes et des entités importantes ; selon la citation complète, modifiée en dernier lieu par la loi du 22/10/2026
FAQ: NIS-2 für den Bund (FAQ pour l’administration fédérale) ↗
Les entités fédérales doivent respecter les prescriptions du standard IT-Grundschutz, y compris le Compendium IT-Grundschutz, ainsi que les standards minimaux du BSI ; première preuve à fournir au BSI au plus tard cinq ans après l’entrée en vigueur, soit en 2030
Fragen und Antworten zu NIS-2 (questions et réponses) ↗
Question 4 : dans le cadre de la mise en œuvre de NIS2, l’IT-Grundschutz du BSI n’est pas obligatoire pour toutes les entités concernées ; des systèmes de management existants peuvent servir de base, mais doivent être vérifiés au regard du catalogue de mesures prévu par la loi
#nis2know: ISO/IEC 27001 im Kontext NIS-2/BSIG (la norme dans le contexte de la directive et du BSIG) ↗
Le BSI n’impose aucune norme particulière ; les entités sont libres de leur choix tant que les obligations légales sont remplies
#nis2know: NIS-2 Risikomanagementmaßnahmen (mesures de gestion des risques) ↗
Les mesures devraient s’appuyer sur des standards et des normes de sécurité reconnus ; le BSI cite Grundschutz++ ou ISO 27001 comme exemples (page mise à jour le 02/06/2026)
FAQ: NIS-2 für Land und Kommune (FAQ pour les Länder et les communes) ↗
Pour les administrations des Länder, les dispositions de la loi BSI n’ont pas d’effet normatif direct, ce sont les actes de transposition du droit des Länder qui sont déterminants ; l’administration communale proprement dite ne relève en principe pas du champ d’application du BSIG
Grundschutz++ (page anglaise) ↗
État au 06/01/2026, donc antérieure à la page allemande : parle du « Grundschutz++ Compendium », ne mentionne ni le standard BSI 300-1 ni le calendrier des jalons ; à ne pas utiliser comme source actuelle
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