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Grundschutz++ et le standard BSI 300-1 : méthodologie, catalogue d’application et chemin vers la certification

Grundschutz++ (GS++) est l’évolution de l’IT-Grundschutz : le standard BSI 300-1 décrit la méthodologie en cinq étapes du processus suivant le cycle PDCA, et le catalogue d’application Grundschutz++ regroupe 1000 exigences lisibles par machine en 20 pratiques et fait partie de la bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek), qui remplace le Compendium IT-Grundschutz. Selon le BSI, les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ sont possibles à partir du 01/01/2027. Cette page explique le standard et le catalogue et propose un navigateur de démarrage, un navigateur des étapes du processus et un navigateur des correspondances, ainsi qu’un autodiagnostic.

Mise à jour: octobre 2026 · Valeri Milke, Lead Auditor ISO 27001 & ISO 42001

Standard BSI 300-1 v1.0 · catalogue d’application, version du 22/10/2026
  1. 01Recensement
  2. 02Analyse
  3. 03Réalisation
  4. 04Surveillance
  5. 05Amélioration
42 p.version 1.0 du 20/10/20261000exigences réparties en 20 pratiques01/01/2027demandes de certification possibles
Orbite PDCA de Grundschutz++ : les cinq étapes du processus du standard BSI 300-1 — recensement et planification, analyse des exigences, réalisation, surveillance et amélioration continue — gravitent autour de la méthodologie. L’anneau intérieur représente l’analyse des risques selon les critères minimaux, qui accompagne toutes les étapes, l’anneau extérieur la responsabilité de la direction de l’institution et les preuves ; les anneaux sont une représentation de VamiSec. Le bandeau défilant indique pour chaque étape un message clé du standard.
1000exigences dans le catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026 — dont 149 DOIT, 627 DEVRAIT et 224 PEUT
20pratiques réparties en trois catégories : six méthodologiques, huit organisationnelles, six techniques
39catégories d’objets cibles avec sept nœuds racines, sur quatre niveaux hiérarchiques au maximum
35critères minimaux contraignants pour l’analyse des risques, auxquels s’ajoutent 47 menaces élémentaires

Avec le standard BSI 300-1 « Methodik Grundschutz++ » (méthodologie Grundschutz++), le BSI a publié sous forme de standard la nouvelle approche applicable aux systèmes de management de la sécurité de l’information (SMSI) : l’historique des modifications décrit la version 1.0 du 20/10/2026 comme « publication initiale de la première version applicable », et celle-ci a été présentée le 27/10/2026 au salon it-sa. Grundschutz++ part des processus métier, distingue deux catégories de besoin de protection, « normal » et « élevé », et organise les exigences en pratiques plutôt qu’en modules ; c’est par le biais des catégories d’objets cibles qu’elles sont rattachées aux actifs. Pour un besoin de protection normal, le BSI a déjà procédé implicitement à l’évaluation des risques ; une analyse des risques propre est nécessaire en cas de besoin de protection élevé, d’actifs non couverts ou d’exigences DEVRAIT durablement non satisfaites. La méthodologie devient contraignante par le biais du catalogue d’application : sur les 99 exigences de ses pratiques méthodologiques, 80 sont des exigences DOIT, et certains points que le standard se contente de recommander y sont formulés en DOIT. Cette page distingue systématiquement ce que prescrivent le standard et le catalogue, ce qu’annonce le calendrier des jalons du BSI et ce que nous recommandons. Le navigateur de démarrage vous indique votre chemin — migration depuis l’IT-Grundschutz, passerelle depuis ISO/IEC 27001 ou mise en place à partir de zéro —, le navigateur des étapes du processus présente les prescriptions, les questions de contrôle et les preuves de chaque étape. Le navigateur des correspondances relie l’annexe A de l’ISO/IEC 27001 et le Compendium IT-Grundschutz 2023 à GS++, 14 chapitres approfondissent les thèmes, et l’autodiagnostic situe votre SMSI dans sept domaines d’action.

Jalons jusqu’en 2031 : du lancement de la phase pilote à la fin de la certification IT-Grundschutz

Toutes les entrées du calendrier des jalons du BSI, état d’octobre 2026, complétées par la date de la version 1.0 du standard. Selon ses propres indications, le BSI adapte le calendrier en permanence — cliquez sur un jalon pour afficher les détails.

Neuf messages clés sur Grundschutz++ — de la structure à la certification

Cliquez sur une carte pour lire le message clé — l’ordre va de la structure de GS++ à la certification, en passant par les étapes du processus, le catalogue, l’analyse des risques et la lisibilité par machine.

Interactif

Votre chemin vers Grundschutz++ : où en êtes-vous, quelle est la prochaine étape ?

Jusqu’à quatre questions oui/non sur le cadre juridique, le SMSI existant, le besoin de preuve et le besoin de protection mènent à l’une des six situations de départ : avec une appréciation, les premières étapes et les échéances du calendrier des jalons du BSI, état d’octobre 2026. Nous indiquons les obligations GS++ avec le verbe modal du catalogue d’application Grundschutz++. Une orientation de VamiSec, pas un conseil juridique.

Votre parcours
  1. ?

1: Votre institution fait-elle partie de l’administration fédérale allemande, par exemple en tant qu’autorité fédérale ou en tant que prestataire informatique fédéral organisé sous une forme de droit public ?

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Votre institution fait-elle partie de l’administration fédérale allemande, par exemple en tant qu’autorité fédérale ou en tant que prestataire informatique fédéral organisé sous une forme de droit public ?

Cela concerne les autorités fédérales, les prestataires informatiques de l’administration fédérale organisés sous une forme de droit public ainsi que d’autres corporations, établissements et fondations de droit public au niveau fédéral, dans la mesure où le BSI l’ordonne en accord avec le ministère compétent ; sont exclues les institutions de la sécurité sociale et la Deutsche Bundesbank. Les administrations des Länder et les administrations communales répondent non : selon le BSI, la loi BSI ne produit pas d’effet direct pour les administrations des Länder, et l’administration communale au sens strict n’en relève en principe pas.

Interactif

Navigateur des étapes du processus : cinq étapes dans le cycle PDCA, deux thèmes transversaux

Le standard BSI 300-1 décrit Grundschutz++ en cinq étapes du processus le long du cycle PDCA : le recensement et la planification ainsi que l’analyse des exigences correspondent à Plan, la réalisation à Do, la surveillance à Check et l’amélioration continue à Act. Les étapes deviennent contraignantes par le biais des exigences méthodologiques du catalogue d’application, dont le verbe modal s’écarte parfois du texte du standard, le plus souvent au profit de DOIT. Pour chaque étape, vous voyez les exigences avec leur verbe modal et leur identifiant, la question de contrôle et les preuves. Les écueils et leur classement sont des appréciations VamiSec ; nous ne citons les chapitres de l’ISO 27001 comme renvoi BSI que là où le standard les cite lui-même.

Étape 1 du processus · Plan · BSI 300-1 chap. 2 · Pratique GC

Recensement et planification

La première étape du processus établit les conditions-cadres organisationnelles et juridiques du SMSI. L’institution recense son contexte externe et interne, intègre le management de la conformité, analyse les parties intéressées, identifie les processus métier compris dans le périmètre et détermine leur besoin de protection. La direction de l’institution fixe le périmètre, approuve la politique de sécurité de l’information et porte une responsabilité qu’elle ne peut pas déléguer. L’étape devient contraignante par le biais de la pratique Gouvernance et conformité : ce que le standard ne fait parfois que décrire ou recommander, par exemple l’analyse du contexte ou l’analyse des parties intéressées, est formulé dans le catalogue d’application sous forme d’exigence DOIT. Selon le standard, les activités des chapitres 4 et 5 de la DIN EN ISO/IEC 27001 sont menées ici.

RéférenceStandard BSI 300-1, chap. 2.1–2.11 et annexe 2 ; catalogue d’application Grundschutz++, pratique GC : GC.2.1, GC.2.2, GC.3.1, GC.3.1.1–GC.3.1.4, GC.4.1, GC.4.2, GC.5.1, GC.5.1.1–GC.5.1.4, GC.6.1, GC.7.1, GC.7.1.1, GC.7.1.2, GC.9.1, GC.9.1.1, GC.9.1.1.1, GC.9.1.1.1.1, GC.9.1.1.1.2, GC.9.1.1.2–GC.9.1.1.4, GC.10.1, GC.10.1.1, GC.10.1.2, GC.11.1, GC.12.1 ; renvoi BSI : DIN EN ISO/IEC 27001, chapitres 4 et 5

Écueils typiques (appréciation VamiSec)

  • Périmètre qui coupe les processus métier aux frontières entre services, alors que, selon le standard, il est important que les processus métier considérés y soient entièrement inclus (élevé)
  • Besoin de protection déterminé par système informatique plutôt que par processus métier ; GS++ classe les processus métier et s’appuie pour cela sur les informations qui y sont traitées (élevé)
  • ISB sans indépendance, sans ressources ou sans droit de rapport direct, ou en cumul de fonctions avec la direction informatique, alors que le standard entend éviter ce conflit d’intérêts (élevé)
  • Analyse du contexte et des parties intéressées traitée comme un exercice obligé sans résultat : il manque les obligations contraignantes censées alimenter le jeu d’exigences (moyen)
  • La direction se contente de signer la politique, mais ne décide ni du périmètre, ni du besoin de protection, ni de l’ordre des processus métier, ni des ressources (moyen)
  • Découpage trop fin faute de cartographie des processus : des activités isolées sont recensées comme processus métier, ce contre quoi l’analyse simplifiée des processus métier met expressément en garde (faible)

Ancrages dans le standard et le catalogue

BSI 300-1, chap. 2.1–2.11BSI 300-1, annexe 2Pratique GCGC.2.1, GC.2.2, GC.4.1, GC.4.2 · DOITGC.7.1.1, GC.7.1.2 · DOITGC.9.1.1.1 · DOITDIN EN ISO/IEC 27001 chap. 4–5 · renvoi BSI

Ce qu’exigent le standard et le catalogue d’application

  • Analyser le contexte — DOIT dans le catalogue ; le texte du standard décrit l’analyse et, pour la consignation des aspects essentiels, se borne à indiquer « devraient être brièvement consignés » : analyser toutes les conditions-cadres externes et internes pertinentes pour le management de la sécurité de l’information, par exemple les facteurs juridiques, technologiques et économiques ainsi que la stratégie, la structure et les ressources.
  • Intégrer la conformité — DOIT : ancrer une procédure de recensement et de gestion des obligations de conformité avec leur priorité et analyser les obligations légales relatives au traitement de l’information, dont le texte du standard ne formule la documentation que par un « devrait » ; DEVRAIT : consulter les autorités compétentes, analyser les obligations contractuelles, ancrer des procédures de prévention des manquements.
  • Parties intéressées — DOIT dans le catalogue, approche recommandée dans le standard : analyser les parties intéressées externes et internes avec leurs besoins et leurs attentes ; selon la note du catalogue, on détermine sur cette base quelles exigences entrent dans le SMSI en tant qu’obligations contraignantes.
  • Fixer le périmètre — DOIT : fixer le périmètre, délimité de manière traçable, après approbation de la direction de l’institution ; selon le standard, il est important que les processus métier considérés y soient entièrement inclus, les domaines exclus peuvent être désignés.
  • Processus métier et besoin de protection — DOIT : ancrer une procédure à cet effet, définir les processus métier ou informations pertinents et classer leur besoin de protection comme normal ou élevé en concertation avec la direction de l’institution ; le standard exige la détermination et la documentation par processus métier pour la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité.
  • Politique et objectifs — DOIT : fixer des objectifs concrets et mesurables ainsi qu’une stratégie, attribuer l’engagement à la direction de l’institution, fixer la politique et la faire autoriser par la direction de l’institution ; selon le standard, elle doit être communiquée à l’ensemble du personnel.
  • Organisation de la sécurité — DOIT, impérativement requise selon le standard : fixer les rôles, les responsabilités et les comités, attribuer la responsabilité de la sécurité de l’information à une personne indépendante, déterminée par paramètre et directement subordonnée à la direction de l’institution, lui garantir des ressources suffisantes et un droit de rapport direct, fixer pour tous les rôles pertinents des suppléances et des exigences de qualification et prendre des mesures contre les conflits d’intérêts.
  • Communication et maîtrise des documents — DOIT : ancrer une procédure de gestion de la communication interne et externe, ancrer la participation des organes de sécurité aux projets pertinents pour la sécurité à des moments définis et mettre en place une procédure de maîtrise des documents du SMSI tout au long de leur cycle de vie ; DEVRAIT : ancrer un échange externe sur la sécurité de l’information.
  • Initier l’analyse des risques — DOIT : ancrer une méthodologie uniforme de gestion des risques liés à la sécurité de l’information qui tienne compte du contexte, de l’analyse des processus métier et des parties intéressées ; le cadre, les rôles et les critères sont présentés dans le thème transversal Analyse des risques.
Question de contrôle pour l’ISB et la direction

La direction de votre institution peut-elle présenter, pour chaque processus métier du périmètre, le besoin de protection approuvé et montrer sur quelle analyse du contexte, de la conformité et des parties prenantes repose cette décision ?

Preuves que vous pouvez présenter

  • Politique de sécurité de l’information avec autorisation documentée par la direction de l’institution
  • Stratégie de sécurité de l’information avec des objectifs concrets et mesurables
  • Obligations de conformité : obligations légales et contractuelles avec leur priorité
  • Processus métier avec identifiant, nom, responsables, brève description et principales applications
  • Détermination du besoin de protection par processus métier pour la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité
  • Organisation de la sécurité avec description des activités & des rôles et plan de répartition des tâches
  • Politique de maîtrise des documents et des enregistrements, vue d’ensemble des interlocuteurs de communication

Recensement et planification

Correspondances

Navigateur des correspondances : retrouver l’ISO/IEC 27001 et le Compendium IT-Grundschutz dans Grundschutz++

Le BSI publie dans la bibliothèque de l’état de l’art deux correspondances avec Grundschutz++ : l’annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022, entièrement mise en correspondance, et le Compendium IT-Grundschutz, édition 2023, encore à l’état de projet. Le navigateur présente l’ensemble des 93 mesures de l’annexe A avec les exigences GS++ correspondantes et le type de relation, ainsi que l’ensemble des 111 modules du Compendium avec la part des exigences mises en correspondance et les pratiques principales ; tous les identifiants suivent le catalogue d’application du 22/10/2026. Les 17 modules sans entrée dans le projet sont assortis d’une appréciation VamiSec signalée comme telle.

93mesures de l’annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022, toutes couvertes par la correspondance du BSI (version 1.0.1-qa, état au 27/07/2026)
94sur 111 modules du Compendium IT-Grundschutz 2023 avec au moins une correspondance dans le projet du 21/07/2026
510exigences du Compendium reliées à des exigences GS++ par 1185 correspondances individuelles
20pratiques du catalogue d’application servant de filtres ; 18 d’entre elles sont la cible d’au moins une correspondance, STM et RISK ne le sont dans aucune des deux correspondances
204 sur 204 entrées
Mesure de l’annexe A / moduleThèmeCorrespondance avec Grundschutz++Relation, état, pratiques
A.5.1Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Politiques de sécurité de l’informationMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : GC.5.1.3, GC.5.1.4, GC.10.1 et PERF.1.3.Relation : sous-ensemble (GS++ va plus loin)GC – Gouvernance et conformitéPERF – Suivi et évaluation
A.5.2Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Fonctions et responsabilités liées à la sécurité de l’informationMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : GC.9.1.1 et GC.9.1.Relation : sous-ensemble (GS++ va plus loin)GC – Gouvernance et conformité
A.5.3Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Séparation des tâchesMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : GC.9.1.1.3.Relation : équivalentGC – Gouvernance et conformité
A.5.4Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Responsabilités de la directionMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : GC.5.1.2, GC.5.1.3, GC.9.1.1.1, SENS.11.1 et SENS.11.2.Relation : sous-ensemble (GS++ va plus loin)GC – Gouvernance et conformitéSENS – Sensibilisation
A.5.5Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Contacts avec les autoritésMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : GC.10.1 et GC.10.1.1.Relation : sous-ensemble (GS++ va plus loin)GC – Gouvernance et conformité
A.5.6Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Contacts avec des groupes d’intérêt spécifiquesMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : GC.10.1.1.Relation : équivalentGC – Gouvernance et conformité
A.5.7Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Renseignements sur les menacesMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : DET.5.8 et DET.5.8.1. Dans le catalogue actuel, 2 autres cibles de la correspondance ont été supprimées.Relation : sous-ensemble (GS++ va plus loin)DET – Détection
A.5.8Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Sécurité de l’information dans la gestion de projetMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : GC.10.1.2 et GC.9.1.1.1.Relation : sous-ensemble (GS++ va plus loin)GC – Gouvernance et conformité
A.5.9Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Inventaire des informations et autres actifs associésMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : ASST.2.1, ASST.2.1.1, ASST.2.2, ASST.2.3 et ARCH.2.4.Relation : sous-ensemble (GS++ va plus loin)ASST – Informations et actifsARCH – Architecture
A.5.10Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Utilisation correcte des informations et autres actifs associésMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : ASST.3.1 et ASST.2.1.1.Relation : sous-ensemble (GS++ va plus loin)ASST – Informations et actifs
A.5.11Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Restitution des actifsMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : PERS.6.1, SENS.8.9 et BES.6.6.Relation : sous-ensemble (GS++ va plus loin)PERS – PersonnelSENS – SensibilisationBES – Gestion des achats
A.5.12Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022Classification des informationsMesures organisationnellesCorrespondance dans le catalogue d’application Grundschutz++ : ASST.2.4.Relation : équivalentASST – Informations et actifs

Sources des données : bibliothèque de l’état de l’art du BSI, état du dépôt au 23/10/2026, catalogue d’application Grundschutz++ du 22/10/2026. Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022 : « ISO/IEC 27001:2022 Annex A to GS++ Mapping », version 1.0.1-qa, publiée le 05/05/2026, dernière modification le 27/07/2026, statut « complete », mise en correspondance sémantique réalisée par des humains et contrôle qualité effectué le 27/05/2026. Compendium IT-Grundschutz, édition 2023 : « GSMap OSCAL Mapping Collection », état au 21/07/2026, statut « draft ». Selon le « Handbuch für Autoren der SdT-Bibliothek » du BSI (manuel destiné aux auteurs de la bibliothèque de l’état de l’art), la correspondance relative au Compendium ne reproduit pas les contenus à l’identique (1:1), en raison d’une structure et de notions fondamentalement différentes, mais sert d’aide à l’orientation. Une lacune dans le projet ne signifie pas que GS++ ne couvre pas le thème ; c’est pourquoi les 17 modules sans entrée sont assortis d’une appréciation VamiSec signalée comme telle. Les deux correspondances renvoient à des identifiants d’exigence de l’état du catalogue d’avril 2026 : dans l’état d’octobre, 45 des 299 identifiants cibles de la correspondance ISO ne désignent plus l’exigence visée, et dans la correspondance relative au Compendium, 130 des 1185 références cibles renvoient à des exigences renumérotées entre-temps et 16 à des exigences supprimées. Le navigateur affiche donc les identifiants actuels : VamiSec a reporté les cibles au moyen des UUID stables des exigences et signale les cibles supprimées dans la correspondance ISO ; les parts et les pratiques principales par module sont des décomptes propres à VamiSec. Le catalogue pouvant changer à chaque publication, vérifiez le titre et le contenu d’une exigence au regard de l’état actuel avant de la reprendre dans le jeu d’exigences. Licence : CC BY-SA 4.0, source : bibliothèque de l’état de l’art du BSI ; traitement par VamiSec, ce tableau étant lui aussi placé sous CC BY-SA 4.0, à l’exception des titres des mesures de l’annexe A et des modules du Compendium. Les correspondances ne remplacent pas la modélisation de votre propre réseau d’information.

Version longue

Grundschutz++ en détail : 14 chapitres, de la méthodologie à la feuille de route de migration en passant par le jeu d’exigences

14 chapitres parcourent le positionnement et la structure du standard BSI 300-1, le recensement et la planification, la détermination du besoin de protection, le réseau d’information, les pratiques et les catégories d’objets cibles, le jeu d’exigences, la réalisation avec l’état de mise en œuvre et les verbes modaux, l’analyse des risques selon les critères minimaux, la surveillance et l’amélioration, le catalogue d’application en chiffres, la bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek), la certification et la transition ainsi que la feuille de route de migration – en distinguant à chaque fois ce que décrit le standard, ce qu’exige de manière contraignante le catalogue d’application et ce que recommande VamiSec.

01Chapitre 1

Ce qu’est Grundschutz++ : méthodologie, catalogue d’application, bibliothèque de l’état de l’art

Grundschutz++ (GS++) est la refonte du Grundschutz par le BSI. Elle se compose de la méthodologie du standard BSI 300-1, du catalogue d’application Grundschutz++ et de ses 1000 exigences lisibles par machine, ainsi que de la bibliothèque de l’état de l’art, dans laquelle le BSI met le catalogue à disposition et qui remplace le Compendium IT-Grundschutz. Ce chapitre situe les trois composantes et montre ce qui change, ce qui subsiste pour l’instant et ce qu’il en est du caractère contraignant.

Trois composantes, un seul référentiel

Le BSI met à disposition le Grundschutz++ pour la mise en place d’un système de management de la sécurité de l’information. La méthodologie est décrite par le standard BSI 300-1 ; selon la présentation du BSI, elle laisse aux utilisatrices et aux utilisateurs une marge de manœuvre, par exemple au regard de la taille de l’institution et de la complexité du réseau d’information. Le catalogue d’application complète la méthodologie : le BSI a transposé ses aspects normatifs en exigences, de sorte que le catalogue regroupe toutes les exigences Grundschutz++ – celles de la méthodologie comme les exigences techniques et organisationnelles. Il est mis à disposition dans la bibliothèque de l’état de l’art, la plateforme technique sur laquelle le BSI publie les exigences et les mesures de manière centralisée et lisible par machine. Les exigences étant disponibles sous une forme lisible par machine, leur vérification devient automatisable ; à l’avenir, selon le BSI, des outils numériques sont appelés à soutenir la mise en œuvre.

ComposanteDe quoi il s’agitÉtat
Standard BSI 300-1 « Methodik Grundschutz++ » (Méthodologie Grundschutz++)Démarche en cinq étapes du processus le long du cycle PDCA ; quatre annexes consacrées aux catégories d’objets cibles, à l’analyse simplifiée des processus métier, aux critères minimaux pour l’analyse des risques et aux menaces élémentairesVersion 1.0 du 20/10/2026, 42 pages ; selon le calendrier des jalons, présenté le 27/10/2026 à l’it-sa
Catalogue d’application Grundschutz++Toutes les exigences GS++ en 20 pratiques : 99 issues des pratiques méthodologiques, 901 techniques et organisationnelles ; formulées de manière neutre vis-à-vis des solutions, chacune assortie d’un verbe modal, d’un niveau de sécurité, d’un niveau d’effort et, le cas échéant, de catégories d’objets cibles et de paramètres1000 exigences au format OSCAL 1.1.3, version du 22/10/2026
Bibliothèque de l’état de l’artDépôt GitHub public du BSI contenant des catalogues, des profils, des catalogues résolus, des correspondances et des exemples de composants ; remplace le Compendium IT-Grundschutzpublic depuis le 29/09/2025, encore en phase pilote selon le BSI ; licence CC BY-SA 4.0, état analysé au 23/10/2026

Sources : standard BSI 300-1 (historique des modifications, table des matières) ; page thématique Grundschutz++ du BSI avec le calendrier des jalons, état d’octobre 2026 ; catalogue d’application Grundschutz++ et dépôt BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek, extraction du 23/10/2026.

Ce que GS++ remplace – et ce qui subsiste pour l’instant

Selon le BSI, la bibliothèque de l’état de l’art remplace le Compendium IT-Grundschutz. En tant qu’évolution de l’IT-Grundschutz, le catalogue d’application ne décrit plus que des exigences qui ne visent pas des solutions informatiques spécifiques ; le catalogue du noyau (Kernel), dont proviennent les 901 exigences techniques et organisationnelles, ne contient, d’après sa description, que des exigences de sécurité neutres vis-à-vis des technologies et des fabricants. Les modules liés à des produits, tels que ceux que l’édition 2023 du Compendium comportait par exemple pour « Windows Server 2012 » ou « Clients unter macOS » (clients sous macOS), n’ont donc pas d’équivalent spécifique à un produit dans le catalogue d’application ; pour de tels systèmes s’appliquent les exigences, neutres vis-à-vis des solutions, des catégories d’objets cibles correspondantes. Au lieu de 111 modules répartis en dix couches, le catalogue s’articule en 20 pratiques ; ce sont les catégories d’objets cibles qui déterminent quelles exigences s’appliquent à un actif. De notre point de vue, les nombres d’exigences du Compendium et du catalogue ne sont donc que partiellement comparables, et le BSI lui-même ne conçoit pas sa correspondance entre le Compendium et GS++ comme une transposition 1:1, mais comme une aide à l’orientation ; au 21/07/2026, elle est signalée comme étant à l’état de projet. Pour l’instant, l’IT-Grundschutz reste certifiable : selon le calendrier des jalons, la certifiabilité prend fin le 30/11/2031, cinq ans après la publication de GS++. Les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ doivent pouvoir être déposées à partir du 01/01/2027 ; la phase early adopter est prévue du premier trimestre 2027 au 31/12/2027. Selon ses propres indications, le BSI adapte en permanence le calendrier des jalons.

1000exigences dans le catalogue d’application, dont 99 issues des pratiques méthodologiques
20pratiques réparties dans les catégories méthodologique, organisationnelle et technique
39catégories d’objets cibles avec 7 nœuds racines et jusqu’à 4 niveaux
30/11/2031fin de la certifiabilité de l’IT-Grundschutz selon le calendrier des jalons du BSI

Caractère contraignant : administration fédérale et entités NIS2

Pour les entités de l’administration fédérale allemande, la loi BSI, dans sa version issue de la loi allemande de transposition de NIS2 du 2 décembre 2025, prescrit des exigences minimales qui découlent des standards BSI, du Compendium IT-Grundschutz – désignés ensemble dans la loi sous le nom « IT-Grundschutz » – et des standards minimaux du BSI pour l’administration fédérale. Leur respect doit être démontré au BSI au plus tard cinq ans après l’entrée en vigueur de la loi, soit en 2030 selon le BSI ; quiconque met en œuvre les exigences minimales satisfait ainsi en même temps aux prescriptions légales en matière de gestion des risques, pour autant qu’aucun acte d’exécution de l’UE n’aille au-delà. La même loi charge le BSI de moderniser l’IT-Grundschutz d’ici le 1er janvier 2026, et le catalogue d’application renvoie dans ses métadonnées précisément à ces prescriptions pour l’administration fédérale. Aucune des sources primaires analysées pour cette page ne précise expressément à partir de quand GS++ fait foi en tant que version de référence au sens de cette obligation. Pour les entités particulièrement importantes et les entités importantes, la loi BSI ne mentionne pas l’IT-Grundschutz : leurs mesures doivent respecter l’état de l’art et tenir compte des normes européennes et internationales pertinentes. De notre point de vue, GS++ constitue pour elles une voie possible, et non une voie prescrite.

02Chapitre 2

Standard BSI 300-1 : structure, public cible, cycle PDCA et lien avec l’ISO 27001

Le standard BSI 300-1 « Methodik Grundschutz++ » (Méthodologie Grundschutz++) décrit sur 42 pages comment une institution met en place un SMSI en cinq étapes du processus et le fait évoluer dans le cycle PDCA ; selon le standard, l’itération du cycle est une condition préalable à la mise en place et à la conception du SMSI. La version 1.0 s’adresse en premier lieu aux early adopters. Le chapitre présente la structure et la logique du document, le lien avec l’ISO/IEC 27001 et les raisons pour lesquelles le catalogue d’application est déterminant pour le caractère contraignant.

Structure : six chapitres, quatre annexes

PartieContenuPages
Chapitre 1 IntroductionPublic cible, élaboration avec la communauté Grundschutz, cycle PDCA avec les cinq étapes du processus (figure 1)5
Chapitre 2 Étape 1 du processusRecensement et planification : contexte, gestion de la conformité, périmètre, parties intéressées, processus métier, besoin de protection, politique de sécurité de l’information, organisation de la sécurité, documentation et communication, approbation, initiation de l’analyse des risques6–11
Chapitre 3 Étape 2 du processusAnalyse des exigences : réseau d’information, inventaire des actifs, modèles de référence, jeu d’exigences, choix de paramétrage12–17
Chapitre 4 Étape 3 du processusRéalisation : état de mise en œuvre, analyse des risques, planification de la mise en œuvre, responsabilités et délais, suivi de l’avancement18–21
Chapitre 5 Étape 4 du processusSurveillance : évaluation des performances, programme d’audit interne, revue de direction, monitoring, validation des exigences22–25
Chapitre 6 Étape 5 du processusAmélioration continue : non-conformités, potentiels d’amélioration, plan de correction et d’amélioration, évaluation26–27
Annexe 1Définitions et exemples des 39 catégories d’objets cibles28–33
Annexe 2Analyse simplifiée des processus métier34–35
Annexe 335 critères minimaux pour l’analyse des risques36–39
Annexe 447 menaces élémentaires G 0.1 à G 0.4740–42

Source : standard BSI 300-1, table des matières et historique des modifications ; version 1.0 du 20/10/2026, unité S 13.

Public cible, élaboration, compléments annoncés

Dans l’historique des modifications, la version 1.0 porte la date du 20/10/2026 et la mention « Publication initiale de la première version applicable » ; elle indique comme auteur « S 13 », soit, selon l’organigramme du BSI, l’unité « IT-Grundschutz und Mindeststandards » (IT-Grundschutz et standards minimaux). Selon le calendrier des jalons, le standard a été présenté le 27/10/2026 à l’it-sa de Nuremberg et mis à la disposition de la communauté pour application. Le public cible est constitué en premier lieu des early adopters, c’est-à-dire d’institutions expérimentées qui adoptent GS++ tôt et dont l’expérience alimente son évolution. La méthodologie a été élaborée conjointement avec la communauté Grundschutz et éprouvée dans des institutions pilotes sélectionnées ; la phase pilote s’est déroulée du 1er avril au 31 août 2026. Le « Leitfaden zur Methodik Grundschutz++ » (Guide de la méthodologie Grundschutz++) issu de cette phase reste consultable, mais c’est le standard qui fait foi. Plusieurs éléments ne sont encore qu’annoncés par le BSI : des concepts de formation pour les praticiens GS++ et les conseillers GS++ pour le 30/11/2026, un exemple d’application reposant sur l’administration fictive « BDIT » en décembre 2026, le concept de mesure de la performance pour le 26/02/2027 et des indicateurs de performance pour chaque exigence des pratiques méthodologiques pour le 31/03/2027.

Cinq étapes du processus, quatre phases PDCA

Étape du processusPhase PDCAChapitre du 300-1Pratique méthodologiqueLien avec l’ISO/IEC 27001
1 Recensement et planificationPlan2GC – Gouvernance et conformitéchapitres 4 et 5 – indication du BSI
2 Analyse des exigencesPlan3STM – Modélisation de la structurechapitres 6 et 10 – indication du BSI
3 RéalisationDo4UMS – Mise en œuvrepas d’indication du BSI ; correspondance VamiSec : chapitre 8
4 SurveillanceCheck5PERF – Suivi et évaluationpas d’indication du BSI ; correspondance VamiSec : chapitre 9
5 Amélioration continueAct6VRB – Améliorationpas d’indication du BSI ; correspondance VamiSec : chapitre 10

Rattachement aux phases PDCA selon la figure 1 du standard. Le standard lui-même ne rattache pas les pratiques méthodologiques aux étapes du processus ; ce rattachement provient de la version pilote, entre-temps remplacée, « Leitfaden zur Methodik Grundschutz++ » (Guide de la méthodologie Grundschutz++, mars 2026) et concorde avec les définitions des pratiques dans le catalogue, qui rattachent par exemple la pratique Suivi et évaluation à la phase Check. RISK regroupe quatre exigences relatives à la gestion des risques, que le standard initie lors de l’étape 1 du processus et réalise lors de l’étape 3. Selon le standard, les pratiques méthodologiques couvrent dans leur ensemble les chapitres 4 à 10 de l’ISO/IEC 27001 ; il ne rattache expressément les chapitres 7 à 9 à aucune étape du processus. Les thèmes du chapitre 7 – ressources, compétences, communication, informations documentées – relèvent, selon notre appréciation, principalement de l’étape 1 du processus, la sensibilisation relevant en outre de la pratique Sensibilisation.

Le standard décrit ; il devient contraignant par le biais du catalogue : le BSI a transposé les contenus normatifs de la méthodologie en exigences et les a structurés en pratiques méthodologiques. Ces 99 exigences valent pour toutes les institutions et doivent être appliquées à chaque réseau d’information ; « une démarche individuelle n’est pas prévue ». Le degré de rigueur d’une obligation donnée est déterminé par le verbe modal du catalogue d’application : sur les 99 exigences méthodologiques, 80 sont des exigences DOIT, 19 des exigences DEVRAIT et aucune n’est une exigence PEUT. Le texte du standard et le catalogue ne mettent d’ailleurs pas toujours l’accent sur les mêmes points. À plusieurs endroits, le standard formule une recommandation là où le catalogue exige DOIT ; pour le risque résiduel des exigences DEVRAIT ouvertes, c’est l’inverse. Recommandation VamiSec : planifiez en vous fondant sur les exigences du catalogue et utilisez le texte du standard comme explication.

ThèmeFormulation dans le standard 300-1Catalogue d’application
Contexte de l’institutionles aspects essentiels « devraient être consignés succinctement » (chap. 2.1)GC.2.1, GC.2.2 : analyser les conditions-cadres externes et internes – DOIT
Parties intéresséesla démarche « est recommandée » (chap. 2.4)GC.4.1, GC.4.2 : analyser les parties intéressées externes et internes – DOIT
Exigences complémentaires« devrait » élaborer des exigences complémentaires (chap. 3.4.3)STM.2.1.6, STM.2.1.7 : attribuer des exigences supplémentaires pour les actifs non couverts et pour l’environnement de conformité – DOIT
Paramètressont précisés lors de l’élaboration du jeu d’exigences ou après celle-ci (chap. 3.5)STM.5.1 : attribuer des valeurs concrètes – DOIT
Risque résiduel des exigences DEVRAIT ouvertes« une analyse du risque résiduel doit être réalisée » (chap. 2.11)UMS.1.2 : déterminer le risque résiduel dû aux exigences non mises en œuvre – DEVRAIT

Catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026. Verbes modaux selon l’espace de noms de la bibliothèque : DOIT – à satisfaire impérativement ; DEVRAIT – à satisfaire normalement, tout écart devant être soigneusement pesé et solidement justifié ; PEUT – pas d’obligation générale, pertinent selon la situation, c’est-à-dire en fonction de l’analyse des risques.

03Chapitre 3

Étape 1 du processus – Recensement et planification : le cadre du SMSI

Lors de la première étape du processus, l’institution crée les conditions-cadres organisationnelles et juridiques du SMSI ainsi qu’une compréhension commune de sa finalité et de son périmètre. La direction de l’institution détermine les domaines couverts par le SMSI et approuve les décisions essentielles. Selon le standard, ce sont ici les activités des chapitres 4 et 5 de l’ISO/IEC 27001 qui sont menées ; le chapitre suivant traite de la détermination du besoin de protection.

Contexte, conformité et périmètre

L’analyse du contexte recense les facteurs qui agissent de l’extérieur sur l’institution – géopolitiques, juridiques et réglementaires comme NIS2 ou DORA, technologiques comme le recours à l’IA, économiques comme les dépendances vis-à-vis des chaînes d’approvisionnement, sociétaux ainsi qu’écologiques et physiques, par exemple l’implantation au bord d’un cours d’eau –, et les facteurs internes : stratégies et objectifs, structure, processus établis, paysage informatique sans inventaire détaillé, culture de l’institution et attitude à l’égard de la sécurité ainsi que le manque de ressources. La gestion de la conformité apporte le registre des exigences légales, les lois et les catalogues d’exigences, les référentiels internes ainsi que les obligations légales et contractuelles ; ce qui en découle est pris en compte dans le jeu d’exigences. Le périmètre est fixé par la direction de l’institution : les processus métier, et ce dans leur intégralité, les unités de l’institution, sites, applications et systèmes informatiques pertinents, ainsi que la délimitation vis-à-vis des partenaires et des prestataires externes et, le cas échéant, les domaines exclus. Les parties intéressées telles que les clients, les prestataires, les autorités de surveillance, les collaborateurs ou les représentations du personnel sont recensées avec leurs attentes ; il est déterminé avec la direction quelles obligations contraignantes sont intégrées au SMSI en tant qu’exigences.

Processus métier : aussi simple que possible, aussi précis que nécessaire

Les processus métier du périmètre doivent être identifiés et documentés ; sont également visées les procédures administratives et les procédures spécialisées. Ils constituent la base de la détermination du besoin de protection, de l’inventaire des actifs et de l’analyse des risques. Pour la documentation, il suffit selon le standard que la finalité du processus soit identifiable au regard des objectifs de l’institution. Les sources sont les cartographies des processus et les systèmes de management existants, comme un BCMS (système de management de la continuité d’activité) ou un DSMS (système de management de la protection des données), et, pour les autorités, leurs missions légales. En l’absence de telles vues d’ensemble, l’analyse simplifiée des processus métier présentée en annexe du standard, délibérément conçue comme une exigence minimale, est utile : ne sont exigées ni une gestion exhaustive des processus ni une documentation détaillée des processus.

  1. Examiner les déroulements

    Un processus métier se répète régulièrement ou en fonction des événements, est essentiel pour la mission ou les prestations de l’institution, aboutit à un résultat traçable et se compose de plusieurs activités liées entre elles sur le fond. Des étapes de travail isolées ne sont pas des processus métier ; un découpage trop fin devrait être évité.

  2. Exploiter les sources existantes

    Organigrammes et plans de répartition des tâches, missions légales ou statutaires, registre des activités de traitement, vues d’ensemble des applications et des systèmes issues de la CMDB, répertoires de processus, outils SMSI ainsi que vues d’ensemble des contrats et des prestataires. L’entretien avec les personnes compétentes peut s’avérer particulièrement utile.

  3. Documenter cinq informations

    Identifiant, nom, personne, rôle ou unité organisationnelle responsable sur le plan métier, description succincte et applications essentielles. La description succincte doit faire apparaître la finalité, le résultat essentiel et la contribution aux objectifs de l’institution ; la forme – tableau, répertoire de processus, wiki ou outil SMSI – est laissée au libre choix.

Politique de sécurité de l’information, organisation de la sécurité et approbation

La politique de sécurité de l’information est le document central du SMSI : elle décrit des objectifs concrets et mesurables, par exemple selon les critères SMART, ainsi que la stratégie, fixe l’engagement et la responsabilité de la direction de l’institution, est approuvée par celle-ci et doit être communiquée à l’ensemble du personnel. Une organisation de la sécurité de l’information dotée de rôles et de responsabilités définis est « impérativement requise ». Les conflits d’intérêts, par exemple entre la direction informatique et l’ISB ou entre le délégué à la protection des données et l’ISB, sont à éviter, et l’ISB ou un autre rôle de l’organisation de la sécurité doit être associé aux projets pertinents pour la sécurité. Des procédures pour la communication interne et externe ainsi que pour la maîtrise, au minimum, de tous les documents pertinents pour le SMSI doivent être ancrées. La responsabilité du SMSI incombe à la direction de l’institution et « ne peut pas être déléguée » ; celle-ci reçoit des dossiers de décision sur le périmètre, le besoin de protection, l’ordre de traitement des processus métier, les ressources et la politique de sécurité de l’information. Pour finir, l’institution initie l’analyse des risques : l’appétence au risque et les critères d’acceptation du risque au niveau stratégique, les procédures et les critères au niveau méthodologique, les rôles, y compris les propriétaires du risque, au niveau organisationnel – la direction autorise ce cadre.

TâcheStandard 300-1Catalogue d’application : exigence et verbe modal
ContexteChap. 2.1 : prendre en compte et documenter les facteurs ; les aspects essentiels « devraient être consignés succinctement »GC.2.1 analyser les conditions-cadres externes, GC.2.2 les conditions-cadres internes – DOIT
ConformitéChap. 2.2 : analyser le registre des exigences légales et les catalogues d’exigences ; les obligations « devraient » être documentées et compiléesGC.3.1 ancrer une procédure pour les obligations de conformité, GC.3.1.1 analyser les obligations légales – DOIT ; GC.3.1.2 consulter les services compétents, GC.3.1.3 analyser les obligations contractuelles, GC.3.1.4 prévenir les manquements – DEVRAIT
PérimètreChap. 2.3 : fixé par la direction de l’institutionGC.6.1 définir un périmètre délimité de manière traçable, après approbation par la direction de l’institution – DOIT
Parties intéresséesChap. 2.4 : la démarche « est recommandée »GC.4.1 analyser les parties intéressées externes, GC.4.2 les parties intéressées internes – DOIT
Processus métierChap. 2.5 et annexe 2 : identifier ; « doivent être documentés »GC.7.1 ancrer une procédure pour les processus métier et la classification du besoin de protection, GC.7.1.1 définir les processus métier ou informations pertinents – DOIT
Politique de sécurité de l’informationChap. 2.7 : approbation par la direction, communication à l’ensemble du personnelGC.5.1 objectifs mesurables, GC.5.1.1 stratégie, GC.5.1.2 engagement de la direction, GC.5.1.3 définir la politique de sécurité de l’information, GC.5.1.4 autoriser la politique de sécurité de l’information – DOIT
Organisation de la sécuritéChap. 2.8 : rôles « impérativement requis » ; associer l’ISB aux projets pertinents pour la sécuritéGC.9.1 organisation de la sécurité, GC.9.1.1 rôles et autorités, GC.9.1.1.1 responsabilité d’une personne directement rattachée à la direction, GC.9.1.1.1.1 ressources et GC.9.1.1.1.2 droit d’accès direct à la direction pour l’ISB, GC.9.1.1.2 suppléances, GC.9.1.1.3 conflits d’intérêts, GC.9.1.1.4 qualification – DOIT
Communication et documentsChap. 2.9 : les procédures « doivent » être ancréesGC.10.1 gestion de la communication – DOIT ; GC.10.1.1 échanges externes – DEVRAIT ; GC.10.1.2 participation aux projets pertinents pour la sécurité – DOIT ; GC.11.1 maîtrise des documents – DOIT
ApprobationChap. 2.10 : la responsabilité de la direction « ne peut pas être déléguée »GC.1.2 faire autoriser par la direction toutes les procédures du SMSI, GC.8.1 ancrer la planification des ressources – DOIT
Initier l’analyse des risquesChap. 2.11 : cadre aux niveaux stratégique, méthodologique et organisationnel, autorisé par la directionGC.12.1 méthodologie uniforme, RISK.1.1 méthodes selon un standard reconnu, RISK.1.3 rôle de propriétaire du risque, RISK.1.5 approbation par la direction – DOIT

Catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026 ; formulations abrégées. Dans GC.9.1.1.1, la personne responsable est formulée comme un paramètre dont le libellé est « einer unabhängigen Person » (d’une personne indépendante). Pour la communication de la politique de sécurité de l’information à l’ensemble du personnel, que le standard exige par un « doit », le catalogue ne contient pas d’exigence propre.

04Chapitre 4

Besoin de protection : deux catégories, deux niveaux de sécurité

GS++ prévoit exactement deux catégories de besoin de protection : normal et élevé. Le besoin de protection est déterminé par processus métier pour la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité, à l’aune des dommages possibles. Le résultat détermine le niveau de sécurité selon lequel les exigences sont sélectionnées, le degré de précision avec lequel les dépendances doivent être documentées et la nécessité éventuelle d’une analyse des risques propre.

Lors de la détermination du besoin de protection, il est décidé pour chaque processus métier recensé quel besoin de protection il présente au regard des valeurs fondamentales que sont la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité. Il convient de s’appuyer sur les informations traitées dans le processus ; ce sont les dommages susceptibles de découler d’une atteinte qui sont déterminants. Le besoin de protection doit être déterminé et documenté individuellement pour chaque processus, et la direction de l’institution l’approuve. Le catalogue d’application fait de la procédure et de la classification des exigences DOIT et les rapporte aux « processus métier ou informations » ; la classification s’effectue en tenant compte des objectifs métier et en concertation avec la direction de l’institution. Selon le texte explicatif, un processus doit être classé « élevé » lorsque sont à craindre des dommages financiers ou de réputation menaçant l’existence de l’institution ou des conséquences lourdes sur les objectifs métier ou sur les obligations existantes, de même lorsqu’il traite des informations classées comme particulièrement confidentielles.

CatégorieDéfinition selon le standardConséquences pour la suite de la démarche
normalLes effets sont limités et maîtrisables.exigences du niveau de sécurité « normal-SdT » ; pas d’analyse des risques propre, car le catalogue d’application repose sur une analyse des risques générale du BSI ; documenter les dépendances au moins entre les applications et les systèmes informatiques ainsi qu’entre les systèmes informatiques et les locaux
élevéLes effets peuvent être considérables.analyse des risques explicite requise dès qu’au moins un objectif de protection est élevé ; les exigences du niveau de sécurité « renforcé » sont disponibles en tant que mesures optionnelles ; documenter l’appartenance et les dépendances des actifs le long du processus métier

Standard BSI 300-1, chap. 2.6, 2.11, 3.2 et 3.4.2. Catalogue d’application : GC.7.1 procédure, GC.7.1.2 classification, GC.7.2 analyse des risques dédiée en cas de besoin de protection élevé, STM.4.1 analyse des risques lorsque la méthodologie en établit la nécessité – toutes des exigences DOIT ; STM.3.1 vérification du niveau de sécurité défini – DEVRAIT.

Cinq scénarios de dommages, une aide pour la catégorie « élevé »

  • Violation de lois, de réglementations ou de contrats aux conséquences menaçant l’existence de l’institution
  • Atteinte au droit à l’autodétermination informationnelle entraînant un préjudice considérable pour la réputation
  • Atteinte à l’intégrité des personnes
  • Effet négatif en interne ou à l’extérieur portant durablement atteinte à la réputation de l’institution
  • Conséquences financières d’une ampleur menaçant l’existence de l’institution

L’institution peut, à titre optionnel, définir d’autres catégories propres, mais doit les faire correspondre aux deux catégories GS++ ; pour un SMSI certifiable, l’état de l’art doit toujours être respecté dans la catégorie la plus basse. Pour la première mise en place, le standard recommande de commencer par le processus métier le plus important de la plus haute catégorie de besoin de protection – s’il y en a plusieurs, la direction de l’institution choisit – puis d’examiner successivement tous les processus du périmètre. Le BSI rapporte l’état de l’art publié à des situations de traitement typiques. Dans des situations atypiques ou en cas de besoin de protection accru – sont citées les données classifiées par l’État et les catégories particulières de données à caractère personnel au sens du RGPD –, des mesures de protection supplémentaires peuvent être nécessaires.

Du besoin de protection au niveau de sécurité

Chaque exigence porte l’un des deux niveaux de sécurité : « normal-SdT », le niveau de sécurité standard, ou « renforcé ». Les exigences sélectionnées dépendent du besoin de protection du processus métier considéré. Selon le standard, les exigences du niveau « renforcé » comportent le verbe modal PEUT et sont à satisfaire de manière optionnelle ; elles peuvent être mobilisées dans l’analyse des risques pour identifier des mesures supplémentaires, par exemple en cas de risque accru. Dans le catalogue du 22/10/2026, c’est le cas de 224 des 227 exigences de niveau renforcé ; trois portent DEVRAIT. Sous la forme d’une exigence DEVRAIT, le catalogue d’application prévoit de vérifier la classification initiale des niveaux de sécurité lorsque le contexte de l’institution diverge – selon le texte explicatif, en particulier en cas de besoin de protection élevé ; elle peut aussi être modifiée pour des actifs individuels. Le texte explicatif du catalogue cite expressément un déclassement de « renforcé » à « normal-SdT » comme motif d’une analyse des risques.

773exigences de niveau de sécurité « normal-SdT » : 149 DOIT, 624 DEVRAIT
227exigences de niveau de sécurité « renforcé » : 224 PEUT, 3 DEVRAIT – BES.1.4, DET.4.12.1, REA.2.5
05Chapitre 5

Réseau d’information et actifs : délimitation, inventaire, dépendances

L’analyse des exigences commence avec l’étape 2 du processus. Il s’agit d’abord de définir et de délimiter le réseau d’information, c’est-à-dire la représentation concrète et technique du périmètre, composée d’actifs relevant de l’infrastructure, de l’organisation, du personnel et de la technique. Le niveau de détail avec lequel les dépendances doivent être documentées dépend du besoin de protection. Selon le standard, les activités des chapitres 6 et 10 de l’ISO/IEC 27001 sont menées à l’étape 2 du processus.

Périmètre et réseau d’information

Le périmètre fixe l’étendue formelle et organisationnelle du SMSI ; le réseau d’information en est la représentation concrète et technique. Un périmètre peut comprendre un ou plusieurs réseaux d’information ; un réseau d’information peut couvrir l’ensemble du périmètre ou certaines parties, découpées selon la structure organisationnelle, des processus métier communs ou des applications. Les actifs sont toutes les valeurs matérielles et immatérielles nécessaires aux processus métier considérés, par exemple des applications, des systèmes informatiques ou des locaux. Une délimitation claire garantit que toutes les informations, tous les actifs et toutes les dépendances pertinents sont recensés ; les actifs inventoriés constituent le prérequis du jeu d’exigences. Le catalogue d’application traduit cela en deux exigences DOIT : définir le réseau d’information, délimité de manière traçable, sur la base du périmètre, et définir ses interfaces avec les processus externes.

Groupe de questionsQuestions directrices selon le standard
Rattachement à l’organisation et au personnelQuels domaines de l’institution, quels rôles et quelles personnes font partie du processus métier ?
Rattachement techniqueQuelles applications, quels systèmes et quels réseaux font partie du réseau d’information ? Où passent les limites techniques, et comment les interfaces avec les systèmes externes sont-elles conçues ?
Rattachement à l’infrastructureQuels sites, bâtiments et locaux font partie du réseau d’information ?
Délimitation de l’externalisationQu’est-ce qui est exploité localement, qu’est-ce qui est externalisé auprès de tiers ? Quels services cloud sont utilisés ?

Standard BSI 300-1, chap. 3.1 : les questions « doivent recevoir une réponse et être documentées ». Catalogue d’application : STM.1.1 définir le réseau d’information et STM.1.2 définir les interfaces externes – DOIT.

Les actifs pertinents peuvent notamment être des processus métier, des informations, des systèmes et des applications, des composants de réseau et de communication, des actifs d’infrastructure et physiques, ainsi que des actifs liés au personnel et à l’organisation. Pour la documentation, l’institution peut s’appuyer sur les registres des actifs existants et sur les données système collectées sous forme numérique ; les interfaces avec les processus et systèmes externes ou avec d’autres réseaux d’information doivent être documentées sans ambiguïté sur les plans organisationnel, technique et infrastructurel. L’ordre de l’inventaire suit la priorisation issue de la détermination du besoin de protection, et les actifs présentant des caractéristiques et une finalité d’utilisation similaires peuvent être regroupés. Le catalogue d’application impose, en tant qu’exigence DOIT, de définir tous les actifs pertinents des processus métier considérés ; selon le texte explicatif, les actifs du processus métier le plus important suffisent lors du premier cycle PDCA. Pour chaque actif, il prévoit une désignation univoque, une brève description indiquant sa finalité, l’affectation aux processus métier et un rôle responsable ou un propriétaire de l’actif.

Dépendances : profondeur selon le besoin de protection

Besoin de protection du processus métierCe qui doit être documenté
élevéappartenance et dépendances des actifs par rapport au processus métier le long de la chaîne processus métier – application – système informatique – réseaux et composants de réseau – locaux ; base de l’analyse des risques ultérieure au niveau du processus métier et le long du chemin de ressources
normalaucune affectation au processus métier requise ; au minimum les dépendances entre applications et systèmes informatiques, physiques comme virtuels, ainsi qu’entre systèmes informatiques et locaux

Standard BSI 300-1, chap. 3.2, avec les figures 3 et 4 ; selon le standard, la chaîne indiquée pour un besoin de protection élevé sert de repère. La forme est libre : tableau, CMDB, cartographie des services, plan de réseau ou vue d’ensemble des dépendances. Catalogue d’application : STM.2.1.2 définir les actifs pertinents – DOIT ; selon le texte explicatif, les dépendances entre actifs sont consignées en même temps.

Selon le standard, la représentation peut s’appuyer sur des sources existantes telles que les CMDB, les registres des actifs, les manuels d’exploitation, les plans de réseau ou les cartographies des services, afin d’éviter le travail en double. Ce qui compte, c’est que les principales dépendances soient documentées de manière traçable, car l’analyse des risques en cas de besoin de protection élevé part du niveau du processus métier et suit le chemin de ressources. Pour les processus dont le besoin de protection est normal, le standard exige au minimum deux types de relations. Les actifs sont ensuite affectés aux catégories d’objets cibles.

06Chapitre 6

20 pratiques et 39 catégories d’objets cibles : comment le catalogue est structuré

Les 1000 exigences du catalogue d’application sont regroupées par thème en 20 pratiques, que le standard répartit entre les catégories Méthodologie, Organisation et Technique. Transversalement, 39 catégories d’objets cibles déterminent à quels actifs une exigence s’applique ; elles sont organisées de manière hiérarchique et transmettent leurs exigences par héritage aux nœuds enfants. Connaître ces deux classements permet de lire le catalogue et d’adapter le jeu d’exigences de manière ciblée.

Pratiques : un classement thématique en trois catégories

Selon le standard, les pratiques servent à une meilleure compréhension : elles regroupent les exigences par thème et sont réparties entre les catégories Méthodologie, Organisation et Technique. Avec leurs 99 exigences, les six pratiques méthodologiques forment le cadre de management et ne portent aucune catégorie d’objets cibles. Les huit pratiques organisationnelles et les six pratiques techniques contiennent 901 exigences ; chacune d’elles commence par le sous-groupe « Fondamentaux », puis se subdivise par thème – soit 103 sous-groupes au total, contre 140 pour l’ensemble du catalogue. Les définitions que le BSI donne de chaque pratique précisent les délimitations, par exemple que la pratique Suivi et évaluation correspond à la phase Check du cycle PDCA, que la pratique Amélioration clôt le cycle tout en en ouvrant un nouveau et que la pratique Détection laisse à la pratique Traitement des incidents de sécurité la prise en charge des événements détectés.

SiglePratiqueAxeExigencesDOIT / DEVRAIT / PEUT
GCGouvernance et conformitéMéthodologie3531 / 4 / 0
STMModélisation de la structureMéthodologie1514 / 1 / 0
UMSMise en œuvreMéthodologie1110 / 1 / 0
VRBAméliorationMéthodologie108 / 2 / 0
PERFSuivi et évaluationMéthodologie2413 / 11 / 0
RISKGestion des risquesMéthodologie44 / 0 / 0
ASSTInformations et actifsOrganisation585 / 37 / 16
PERSPersonnelOrganisation305 / 24 / 1
BESGestion des achatsOrganisation1095 / 73 / 31
DLSPilotage des prestatairesOrganisation185 / 9 / 4
TESTChangements et testsOrganisation365 / 22 / 9
GEBGestion des bâtimentsOrganisation755 / 35 / 35
SENSSensibilisationOrganisation874 / 72 / 11
NOTPlanification d’urgenceOrganisation375 / 25 / 7
ARCHArchitectureTechnique635 / 42 / 16
BERHabilitationsTechnique925 / 80 / 7
DETDétectionTechnique825 / 38 / 39
REATraitement des incidents de sécuritéTechnique235 / 13 / 5
KONFConfigurationTechnique1575 / 110 / 42
DEVDéveloppementTechnique345 / 28 / 1
Total20 pratiques6 Méthodologie, 8 Organisation, 6 Technique1000149 / 627 / 224

Catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026 ; exigences y compris les 348 sous-exigences. Catégorie et ordre comme dans la figure 2 du standard, dans le sens des aiguilles d’une montre à partir de GC. Données : BSI, bibliothèque de l’état de l’art, licence CC BY-SA 4.0.

Un schéma facilite la lecture : les 14 pratiques techniques et organisationnelles ne comptent que 69 exigences DOIT, et toutes figurent dans le sous-groupe « Fondamentaux ». Dans chaque pratique, elles forment le même cadre procédural – ancrer les procédures et les règles, les documenter, attribuer les tâches qui y sont liées, informer les responsables et réexaminer les règles régulièrement et lorsque des événements le justifient ; dans la pratique Sensibilisation, une exigence DEVRAIT relative à la mesure de l’efficacité remplace le réexamen. Les 832 autres exigences de ces pratiques sont des exigences DEVRAIT ou PEUT, et les exigences PEUT relèvent sans exception du niveau de sécurité « renforcé ». De notre point de vue, DEVRAIT constitue donc le véritable étalon de GS++ : tout écart doit être soigneusement pesé et justifié de manière solide, et une non-satisfaction durable déclenche une analyse des risques.

Catégories d’objets cibles : nœuds parents et nœuds enfants

Nœud racineNœuds enfants jusqu’au niveau 4Exemple avec héritage
Sites (59)Bâtiments (2) ; Locaux (6) › Archives (2) ; Locaux › Locaux d’infrastructure technique (3) › Salles serveurs (4)Salles serveurs : 72 exigences
Utilisateurs (81)Collaborateurs (11) › Cadres (2) › Direction de l’institution (1) ; Collaborateurs › Administrateurs (9)Administrateurs : 101 exigences
Réseaux (34)Segments de réseau internes (3) › WLAN (4) ; Raccordements à des réseaux externes (16)WLAN : 41 exigences
Systèmes informatiques (93)Systèmes hôtes (9) ; Terminaux mobiles (15)Terminaux mobiles : 108 exigences
Informations (5)Données (31)Données : 36 exigences
Achats (39)Produits informatiques (14) ; Prestations de services (31) › Externalisation (29) › Services cloud (9)Services cloud : 108 exigences
Applications (81)Navigateurs web (14) ; Serveurs web (6) › Applications web (4) ; Solutions de virtualisation (4) ; Services d’annuaire (3) ; Applications de télécommunication (9) › Applications de visioconférence (5) ; Applications bureautiques (2) ; Applications de télécopie (3) ; Communication interpersonnelle (10) › Messagerie électronique (14) ; Serveurs DNS (5) ; Serveurs de fichiers (3)Messagerie électronique : 105 exigences

Nombre entre parenthèses : exigences qui mentionnent directement la catégorie ; 39 exigences mentionnent plusieurs catégories. Colonne Exemple : exigences, y compris celles de toutes les catégories de niveau supérieur. Désignations conformes au catalogue d’application du 22/10/2026 ; l’annexe 1 du standard appelle « Archives de supports de données » la catégorie « Archives », « (Applications de) télécopie » la catégorie « Applications de télécopie » et « Applications de communication interpersonnelle » la catégorie « Communication interpersonnelle », et la figure 6 abrège certains noms, par exemple en « Terminaux ». Figure 6 : 39 catégories, 7 nœuds racines, 4 niveaux hiérarchiques. Catalogue d’application : STM.2.1.3 affectation, STM.2.1.4.1 héritage, STM.2.1.4.2 consolidation – DOIT pour chacune. Données : BSI, bibliothèque de l’état de l’art, CC BY-SA 4.0.

Les nœuds de niveau hiérarchique supérieur sont appelés nœuds parents, ceux qui leur sont subordonnés nœuds enfants. Les exigences situées au niveau le plus élevé d’une branche ont le plus souvent un caractère conceptuel, par exemple « ancrer les procédures » ; chaque catégorie est définie dans l’annexe du standard, la plupart étant en outre illustrées par des exemples, et chaque actif identifié peut être affecté à au moins une catégorie. L’héritage est déterminant : un actif doit également être affecté à toutes les catégories de niveau supérieur, et ce sont seulement la catégorie directe et les catégories de niveau supérieur prises ensemble qui déterminent ses exigences. Un service SaaS, enregistré comme service cloud, hérite ainsi des exigences des catégories Externalisation, Prestations de services et Achats – 9 directes plus 29, 31 et 39, soit 108 au total. Le catalogue d’application fait de l’affectation, de l’héritage et de la consolidation des exigences DOIT : l’affectation suit une logique fonctionnelle, c’est-à-dire la manière dont l’actif agit dans le processus métier, les exigences qui s’appliquent plusieurs fois ne sont consignées qu’une seule fois, et les actifs difficiles à affecter sont analysés dans le cadre de l’analyse des risques.

07Chapitre 7

Le jeu d’exigences : trois types d’exigences, modèles de référence, paramètres

Le jeu d’exigences individuel contient toutes les exigences du SMSI pertinentes pour le réseau d’information considéré, avec ses processus métier et ses actifs, et constitue le point de départ de la réalisation. Il se compose de trois types d’exigences, pourra à l’avenir être structuré au préalable à l’aide de modèles de référence et doit être complété par des exigences propres là où le catalogue ne suffit pas ; les paramètres permettent de l’adapter à l’institution.

Trois types d’exigences

Type d’exigenceRègle selon le standardVolume dans le catalogue d’application
Pratiques méthodologiquess’appliquent sans catégorie d’objets cibles à l’ensemble du réseau d’information et à toutes les institutions ; « une approche individuelle n’est pas prévue » ; reflètent les chapitres 4 à 10 de l’ISO/IEC 2700199 exigences dans GC, STM, UMS, VRB, PERF et RISK : 80 DOIT, 19 DEVRAIT
Pratiques techniques et organisationnelles sans catégorie d’objets ciblesà intégrer obligatoirement dans le jeu d’exigences265 exigences
Pratiques techniques et organisationnelles avec catégorie d’objets ciblesà appliquer dans la mesure où des actifs sont affectés à la catégorie concernée, catégories de niveau supérieur comprises636 exigences

Standard BSI 300-1, chap. 3.4, 3.4.1 et 3.4.2 ; catalogue d’application du 22/10/2026. Exigences méthodologiques associées : STM.2.1 modéliser le jeu d’exigences, STM.2.1.1 exigences du SMSI sans autre sélection, STM.2.1.4 exigences avec catégorie d’objets cibles, STM.2.1.5 exigences sans catégorie d’objets cibles, STM.2.1.6 et STM.2.1.7 exigences complémentaires, STM.5.1 valeurs des paramètres – DOIT pour chacune.

Le standard présente le chemin menant au jeu d’exigences sous la forme d’une chaîne : processus métier avec un besoin de protection normal ou élevé, actifs, catégories d’objets cibles, exigences, jeu d’exigences – et, en cas de besoin de protection élevé, analyse des risques. Il en découle pour chaque actif des prescriptions relatives à l’organisation, à la technique, au personnel et à l’infrastructure ; les exigences qui valent pour plusieurs actifs de la même catégorie ne figurent qu’une seule fois dans le jeu d’exigences. Pour les exigences sans catégorie d’objets cibles, les textes divergent : le standard exige de les intégrer obligatoirement, tandis que le texte explicatif du catalogue prévoit pour chaque exigence une décision sur sa pertinence et la suppression motivée des exigences non pertinentes. Recommandation VamiSec : suivre le standard, les intégrer toutes et, lors de la réalisation, attribuer le statut « non applicable », avec une justification documentée, aux exigences dont le composant n’existe pas dans le réseau d’information – la démarche reste ainsi traçable au regard des deux textes.

Modèles de référence : prévus, mais pas encore publiés

Selon le standard, un modèle de référence est un catalogue d’exigences préétabli qui, contrairement au catalogue d’application, est adapté à des scénarios d’utilisation déterminés, opère une présélection et fixe les paramètres. Les modèles de référence peuvent être affectés à des groupes d’actifs ou à des actifs individuels et combinés entre eux ; la sélection, version comprise, l’affectation et l’adaptation doivent être documentées de manière traçable, les lacunes doivent être comblées par d’autres modèles de référence ou exigences, et la sélection doit être réexaminée en cas de modification du réseau d’information ou des modèles de référence disponibles. Des modèles de référence obligatoires peuvent exister pour certaines institutions ; le standard ne précise pas lesquels. À la date du 29/10/2026, aucun artefact de la bibliothèque de l’état de l’art n’est désigné comme modèle de référence. Sont notamment publiés le profil « Stand der Technik WLAN » (état de l’art WLAN), avec 48 exigences sélectionnées et trois paramètres fixés tels que « WPA3 », ainsi qu’un profil consacré à la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, avec 146 exigences sans paramètres fixés ; le BSI ne précise pas s’ils sont considérés comme des modèles de référence. Le BSI a soumis un concept de modèles de référence, sous forme de version alpha, à un groupe de travail de la communauté pour commentaires ; ce concept n’est pas accessible au public.

Exigences propres et choix de paramétrage

Si un actif ne peut pas être représenté de manière suffisante par les exigences existantes, ou si des obligations découlent de la gestion de la conformité ou de l’analyse des parties prenantes, le standard recommande d’élaborer des exigences complémentaires ; le catalogue d’application en fait, dans les deux cas, une exigence DOIT. Pour les actifs dépourvus d’exigences adaptées, le texte explicatif prévoit de documenter les actifs concernés, de justifier pourquoi les exigences GS++ ne suffisent pas, de formuler le cas échéant de nouvelles exigences rapportées aux objectifs de protection, de les intégrer de manière permanente dans le jeu d’exigences et de les transmettre au BSI. Le standard ne précise pas le « format prévu par GS++ » pour les exigences propres ; de notre point de vue, le modèle de phrase sur lequel reposent toutes les exigences du catalogue s’y prête : pratique, le cas échéant catégorie d’objets cibles, verbe modal, résultat, éventuellement une spécification du résultat et un verbe d’action – par exemple « Informations et actifs pour les systèmes informatiques DEVRAIT documenter le besoin de maintenance des composants système et l’infrastructure nécessaire à l’exploitation ». Le catalogue utilise 27 verbes d’action, les plus fréquents étant ancrer, documenter et activer, et indique pour 961 exigences un type de documentation recommandé.

L’institution fait ses choix de paramétrage au moyen de paramètres : des éléments variables tels que « régulièrement », qui indiquent aux auditeurs et aux utilisateurs les marges de manœuvre et peuvent servir au contrôle automatisé. Ils sont précisés lors de l’élaboration du jeu d’exigences ou après celle-ci ; le catalogue d’application impose, en tant qu’exigence DOIT, d’attribuer des valeurs concrètes, selon le texte explicatif par exemple « tous les jours », « toutes les semaines » ou « tous les mois » au lieu de « régulièrement », ou encore les personnes et les rôles auxquels chaque pratique technique et organisationnelle attribue les tâches dans ses « Fondamentaux ». Le catalogue contient 223 paramètres répartis sur 210 exigences. Le profil du catalogue d’application n’en fixe que deux : le standard applicable au SMSI, « BSI Grundschutz++ », et celui applicable à un système de management de la continuité d’activité (SMCA), « BSI-Standard 200-4 » ; toutes les autres valeurs sont déterminées par l’institution, pour autant qu’aucun modèle de référence ne les impose.

08Chapitre 8

Réalisation : état de mise en œuvre, verbes modaux et plan de mise en œuvre

Lors de la troisième étape du processus, le jeu d’exigences se transforme en un plan de mise en œuvre priorisé. Le point de départ est l’état de mise en œuvre de chaque exigence ; c’est le verbe modal qui détermine la suite à donner en cas de lacune. Le standard BSI 300-1 règle à cet effet la qualification en non-satisfaction temporaire ou durable, le lien entre mesures et exigences et la gestion des preuves jusqu’au contrôle automatisé.

État de mise en œuvre : trois valeurs, vérification exhaustive

Pour chaque exigence du jeu d’exigences, l’état de mise en œuvre actuel doit être vérifié de manière exhaustive. Le standard distingue trois valeurs : « satisfaite », « non satisfaite » et « non applicable ». La troisième valeur est soumise à des conditions : une exigence peut être considérée comme « non applicable » lorsqu’elle ne peut pas être satisfaite sur le plan fonctionnel ou que le composant sous-jacent n’existe pas dans le réseau d’information ; la justification doit être documentée. La détermination devrait suivre une procédure structurée, pouvant aller des entretiens et des revues documentaires jusqu’aux contrôles de configuration automatisés et aux scans techniques ; les exigences du niveau de sécurité « normal-SdT » doivent être vérifiées en premier. Dans le catalogue d’application, la vérification de l’état de mise en œuvre est une exigence DOIT, exhaustive et régulière, l’institution fixant l’intervalle sous forme de paramètre. Le texte explicatif de ce catalogue ne retient que « mise en œuvre » et « non mise en œuvre » et ajoute une règle que le standard ne mentionne pas : une exigence n’est considérée comme mise en œuvre que lorsque toutes les exigences en relation de dépendance avec elle sont également mises en œuvre.

Verbe modal et situationSignification selon la bibliothèque de l’état de l’artConséquence en cas de non-satisfactionAnalyse des risquesRôle de la direction de l’institution
PEUTaucune obligation générale ; utile selon la situation, par exemple à l’issue d’une analyse des risquesn’a pas nécessairement à être prise en compte, la mise en œuvre est facultativenon requise—
DEVRAIT, temporairement non satisfaiteà satisfaire normalement ; tout écart doit être soigneusement pesé et justifié de manière solidela satisfaction est prévue à une date ultérieure prévisible ; documenter la non-satisfaction avec une justification solidene déclenche pas d’analyse des risques ; le risque non encore atténué doit néanmoins être identifiéest informée du risque et l’assume
DEVRAIT, durablement non satisfaitecomme ci-dessus ; selon le standard, la non-satisfaction durable est l’exceptionl’exigence n’est pas satisfaite dans un avenir prévisible ou ne l’est définitivement pasrequise selon le critère minimal 34, avec les menaces élémentaires associées selon le critère minimal 17autorise les risques résiduels après le traitement des risques, critère minimal 30
DOITà satisfaire impérativement, exigence sans restrictiondéfinir des mesures permettant de la satisfairene peut pas se substituer à la satisfaction de l’exigenceni dérogation ni acceptation du risque ne sont possibles

Sources : standard BSI 300-1, chap. 2.11, 4.1.1 et 4.1.2 ; définitions des verbes modaux tirées de namespaces/modal_verbs.csv (sur la base de la RFC 2119 et de la DIN 820-2). Pour les exigences DEVRAIT planifiées mais pas encore satisfaites, le chap. 2.11 exige une analyse du risque résiduel avec validation par la direction, tandis que le chap. 4.1.2 précise qu’une non-satisfaction temporaire ne déclenche pas d’analyse des risques ; le catalogue d’application traite l’évaluation du risque résiduel comme une exigence DEVRAIT (UMS.1.2) et permet de consolider ces risques à l’intention de la direction. Si les non-satisfactions durables s’accumulent, l’état de l’art peut ne pas être atteint dans son ensemble ; le standard ne fixe pas de seuil.

Plan de mise en œuvre : chaque mesure rattachée à son exigence

Le jeu d’exigences donne lieu à un plan de mise en œuvre structuré. Celui-ci définit pour chaque exigence des mesures concrètes et les priorise ; à titre d’exemple, le standard cite comme critères l’effort requis par l’exigence sous-jacente, les synergies entre mesures, le niveau des risques, l’importance stratégique et les quick wins à forte efficacité. Il recommande en principe de mettre d’abord en œuvre les exigences des nœuds parents. Pour chaque exigence, les mesures qui lui sont affectées doivent être clairement identifiables ; si une mesure couvre plusieurs exigences, toutes les affectations doivent être indiquées, de même que les dépendances. Pour chaque mesure doivent être consignées au minimum l’exigence correspondante, la date de la mise en œuvre ou de la vérification et la personne qui documente ou qui vérifie. Les responsabilités et des délais réalistes devraient être documentés sous une forme appropriée, par exemple dans un système de gestion de projet ou de tickets ; la direction de l’institution valide la démarche, car c’est elle qui doit mettre les ressources à disposition. L’avancement doit être suivi en continu, et un éventuel conflit d’intérêts entre la mise en œuvre et le suivi de l’avancement doit être évité par une répartition appropriée des rôles.

ExigenceContenuModalitéRéférence dans le standard BSI 300-1
UMS.1.1vérifier de manière exhaustive et régulière l’état de mise en œuvre des exigences du jeu d’exigencesDOITchap. 4.1.1
UMS.1.2déterminer le risque résiduel existant du fait des exigences non mises en œuvreDEVRAITchap. 2.11 et 4.1.1
UMS.2.1définir, selon une démarche structurée, des mesures pour les exigences non encore mises en œuvreDOITchap. 4.3
UMS.2.2prioriser les mesures sur la base de l’évaluation des risques, des dépendances et de la disponibilité des ressourcesDOITchap. 4.3, qui donne des critères à titre d’exemple
UMS.3.1 · UMS.4.1désigner sans ambiguïté les responsables de la mise en œuvre ; fixer une date cible réalisteDOITchap. 4.4
UMS.5.1 · UMS.5.2faire autoriser les dérogations aux obligations par une personne ou un rôle à désigner et les documenter avec leur justificationDOITpas d’équivalent direct ; selon le texte explicatif, destinées aux conflits d’objectifs entre obligations. L’annexe 3 ne prévoit de dérogation que pour les risques situés en dehors des critères d’acceptation du risque, autorisée par la direction de l’institution, critère minimal 27 ; pour les exigences DOIT, le chap. 4.1.2 exclut les dérogations
UMS.6.1 · UMS.6.2ancrer des procédures de suivi de la mise en œuvre et de mise à jour du plan de mise en œuvreDOITchap. 4.5, où cela est formulé majoritairement comme une recommandation
UMS.7.1ancrer une procédure de vérification de la conformité dans le processus de mise en œuvreDOIT—
RISK.1.10faire autoriser la planification de la mise en œuvre par les propriétaires des risquesDOITchap. 4.2.3 ; critère minimal 31

Source : catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026, pratiques UMS et RISK. Le BSI a transposé les aspects normatifs de la méthodologie en exigences du catalogue d’application. Là où le texte du standard formule une recommandation alors que le catalogue impose DOIT, la mise en œuvre devrait s’aligner sur la modalité du catalogue (appréciation VamiSec).

Preuves, contrôle automatisé et historique

Les preuves utilisées pour l’évaluation doivent être affectées sans ambiguïté à la mesure concernée, afin que la mise en œuvre puisse être retracée. Pour les contrôles automatisés, l’outil utilisé, l’horodatage du contrôle et le résultat doivent figurer dans la documentation ; si l’outil génère un rapport de contrôle, celui-ci est affecté à la mesure et à l’exigence. Si l’affectation, l’état d’avancement de la mise en œuvre ou le résultat du contrôle change, la documentation doit être mise à jour, et, pour la traçabilité, le standard recommande un historique comportant au minimum l’horodatage, la personne responsable et l’outil utilisé. Le texte explicatif relatif à la validation de la planification de la mise en œuvre énumère les contenus que comporte typiquement un plan de mise en œuvre : depuis la description de l’exigence, l’objet cible, l’entité responsable, les délais et les priorités, en passant par les risques avec leur justification, les ressources et les dépendances, jusqu’à la date de validation et la signature du propriétaire du risque. Pour les résultats de contrôle lisibles par machine, la bibliothèque de l’état de l’art prévoit une couche Assessment dédiée ; aucun artefact n’y a été publié jusqu’à présent.

09Chapitre 9

Analyse des risques : implicite, explicite et selon 35 critères minimaux

Pour le besoin de protection normal, le BSI a déjà effectué l’évaluation des risques en amont : les exigences du catalogue d’application reposent sur une analyse des risques implicite fondée sur les menaces élémentaires. Le standard BSI 300-1 exige, dans trois cas, une analyse des risques explicite menée par l’institution elle-même. Le choix de la procédure est libre, mais celle-ci doit satisfaire 35 critères minimaux qui la rendent comparable et vérifiable.

Quand l’institution doit mener sa propre analyse des risques

Le catalogue d’application repose sur une analyse des risques générale du BSI, qui part d’une situation de menace typique supposée ; c’est pourquoi les utilisatrices et utilisateurs n’ont pas à mener leur propre analyse des risques en cas de besoin de protection normal. Une analyse des risques explicite est requise lorsqu’un processus métier présente un besoin de protection élevé pour au moins un objectif de protection, lorsqu’un actif pertinent pour le réseau d’information n’est pas suffisamment couvert par les catégories d’objets cibles et leurs exigences, ou lorsqu’une exigence DEVRAIT applicable ne sera pas satisfaite dans un avenir prévisible ou ne le sera définitivement pas. Dans le catalogue d’application, ces déclencheurs sont formulés sous forme d’exigences DOIT : une analyse des risques dédiée pour les processus métier ou les informations présentant un besoin de protection élevé, et une analyse des risques chaque fois que la méthodologie l’exige. La note explicative correspondante cite en outre l’abaissement du niveau de sécurité de « renforcé » à « normal-SdT », un motif que le standard lui-même ne mentionne pas. L’institution choisit elle-même la procédure d’identification, d’évaluation et de traitement, par exemple sur la base de l’ISO/IEC 27005, de l’ISO 31000 ou du standard BSI 200-3, pour autant que les critères minimaux de l’analyse des risques soient respectés. Ils visent à rendre la méthode comparable et vérifiable, entre autres dans le cadre d’une certification.

N°PhaseCritère en une phrase
1Initialisation/préparationL’identification et l’évaluation des risques suivent une procédure uniforme et ancrée.
2Initialisation/préparationLe traitement des risques suit lui aussi une procédure uniforme et ancrée.
3Initialisation/préparationLa procédure d’identification et d’évaluation est documentée.
4Initialisation/préparationLa procédure de traitement des risques est documentée.
5Initialisation/préparationLes rôles nécessaires sont ancrés avec leurs responsabilités et leurs pouvoirs, au premier rang desquels le propriétaire du risque.
6Initialisation/préparationLes critères selon lesquels les risques sont identifiés et évalués sont ancrés.
7Initialisation/préparationL’institution a défini son appétence au risque.
8Initialisation/préparationDes critères d’acceptation du risque sont définis et tiennent compte de l’appétence au risque.
9Initialisation/préparationLes procédures, les définitions des rôles, les critères d’identification, d’évaluation et d’acceptation ainsi que l’appétence au risque sont autorisés par la direction de l’institution.
10Initialisation/préparationLa base méthodologique de l’identification est définie, par exemple menaces et vulnérabilités ou scénarios de risque.
11Identification des risquesChaque analyse des risques documente ses objets d’analyse.
12Identification des risquesLa prise en compte des mesures mises en œuvre et planifiées, y compris leur état de mise en œuvre, dans l’identification et l’évaluation est ancrée.
13Identification des risquesLes risques devraient être identifiés au niveau des processus métier et, en complément, lorsque c’est nécessaire au cas par cas, pour les actifs critiques.
14Identification des risquesChaque risque est associé aux objectifs de protection concernés, au minimum confidentialité, intégrité et disponibilité.
15Identification des risquesPour chaque risque, le registre des risques indique au minimum l’identifiant, l’objet d’analyse, la description, les objectifs de protection, le niveau de risque et le propriétaire du risque, et, pour les risques à traiter, en outre la priorité, l’option de traitement et le renvoi aux mesures.
16Identification des risquesChaque risque a un propriétaire du risque ; sauf disposition contraire, il s’agit du propriétaire du processus métier.
17Identification des risquesPour les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites, les menaces élémentaires qui leur sont associées sont prises en compte.
18Évaluation des risquesLa fréquence d’occurrence est estimée selon des critères définis, pour une période définie.
19Évaluation des risquesL’impact des dommages est estimé selon des critères définis et de manière justifiée.
20Évaluation des risquesLe niveau de risque résulte de la combinaison de la fréquence d’occurrence et de l’impact des dommages.
21Évaluation des risquesLa manière dont les risques à traiter sont priorisés est définie.
22Évaluation des risquesChaque risque est comparé aux critères d’acceptation du risque définis.
23Traitement des risquesPour chaque risque à traiter, une option est choisie : réduction, évitement, transfert ou acceptation.
24Traitement des risquesLes mesures de réduction des risques sont déduites de l’évaluation des risques de manière traçable.
25Traitement des risquesLe lien entre chaque mesure et le risque qu’elle traite est documenté de manière traçable.
26Traitement des risquesSi un risque ne satisfait pas aux critères d’acceptation, l’évaluation et le traitement sont effectués à nouveau.
27Traitement des risquesSi un risque qui ne satisfait pas aux critères d’acceptation ne doit pas faire l’objet d’un traitement supplémentaire, la direction de l’institution autorise cette exception.
28Traitement des risquesLes risques acceptés temporairement sont assortis d’une échéance.
29Traitement des risquesLes risques acceptés sont documentés.
30Traitement des risquesLa direction de l’institution autorise les risques résiduels qui subsistent après le traitement.
31Traitement des risquesLes propriétaires du risque autorisent la planification de la mise en œuvre.
32transversalLes processus métier présentant un besoin de protection élevé pour au moins un objectif de protection font l’objet d’une analyse des risques.
33transversalLes actifs pertinents qui ne sont pas suffisamment couverts par les catégories d’objets cibles et leurs exigences font l’objet d’une analyse des risques.
34transversalLes exigences DEVRAIT durablement non satisfaites déclenchent une analyse des risques.
35transversalL’analyse des risques est réexaminée au moins une fois par an ainsi que lors de changements importants planifiés ou survenus.

Source : standard BSI 300-1, version 1.0, annexe 3, paraphrasé et abrégé. Selon le BSI, la numérotation sert uniquement de référence et ne fixe aucun ordre de déroulement ; certains critères s’appliquent de manière transversale à plusieurs phases. Dans le standard, le critère 13 est formulé avec « devraient », les 34 autres comme des obligations. Dans le catalogue d’application, GC.7.2, GC.12.1, STM.4.1 ainsi que RISK.1.1, RISK.1.3, RISK.1.5 et RISK.1.10 accompagnent ces critères, toutes en tant qu’exigences DOIT.

Rôles et approbations : qui autorise quoi

DécisionResponsableFondement
Cadre de l’analyse des risques : procédures, rôles, critères d’identification, d’évaluation et d’acceptation, appétence au risqueLa direction de l’institution autoriseChap. 2.11 ; critère minimal 9 ; RISK.1.5 (DOIT)
Méthodologie uniforme de gestion des risques liés à la sécurité de l’informationL’institution l’ancre ; le choix de la méthode est libre, RISK.1.1 l’exige « selon un standard reconnu », que l’institution fixe en tant que paramètreGC.12.1 et RISK.1.1 (DOIT) ; la note explicative de GC.7.2 cite l’ISO/IEC 27005, l’ISO 31000 et le standard BSI 200-3
Propriétaire du risque pour chaque risqueLe propriétaire du processus métier, sauf disposition contraire ; si un risque concerne plusieurs processus, un propriétaire du risque chef de file choisi parmi ces propriétairesChap. 4.2.1 ; critère minimal 16 ; RISK.1.3 (DOIT)
Risque hors des critères d’acceptation qui ne doit pas faire l’objet d’un traitement supplémentaireLa direction de l’institution autorise l’exceptionCritère minimal 27
Risque accepté temporairementCompétence non réglée explicitement ; fixer une échéance et documenter les risques acceptésCritères minimaux 28 et 29
Risques résiduels après le traitementLa direction de l’institution autoriseChap. 4.2.3 ; critère minimal 30
Planification de la mise en œuvre des mesures décidéesLes propriétaires du risque autorisentChap. 4.2.3 ; critère minimal 31 ; RISK.1.10 (DOIT)

Le catalogue source distinct « BSI Anforderungen zum Risikomanagement » (exigences du BSI relatives à la gestion des risques) contient dix exigences, de RISK.1.1 à RISK.1.10 ; le profil ne reprend dans le catalogue d’application que RISK.1.1, 1.3, 1.5 et 1.10. L’appétence au risque et les critères d’acceptation du risque ne figurent pas dans le catalogue d’application ; ils sont contraignants par le biais des critères minimaux 7 à 9. Les critères minimaux de l’annexe 3 restent la référence pour la procédure.

Menaces élémentaires : trait d’union entre la dérivation du BSI et votre propre analyse

Les 47 menaces élémentaires G 0.1 à G 0.47, de l’incendie aux effets secondaires préjudiciables des attaques informatiques, décrivent à un niveau abstrait des événements, des circonstances ou des actes fondamentaux. Elles sont neutres vis-à-vis des produits et des technologies, compatibles avec les standards internationaux, associées aux valeurs fondamentales que sont la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité, et visent des dangers réalistes ; une mesure de sécurité absente ou insuffisamment mise en œuvre ne constitue en principe pas une menace élémentaire. Dans GS++, elles remplissent deux fonctions : elles constituent l’une des bases à partir desquelles le BSI a dérivé les exigences du catalogue, et elles servent aux utilisateurs de point de départ pour leurs propres analyses des risques. Ce lien est visible dans le catalogue. Les 901 exigences du noyau portent des identifiants G0, les 47 menaces y figurent toutes, et les exigences des pratiques méthodologiques n’en ont aucun. Pour les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites, les menaces associées doivent être prises en compte ; en pratique, l’analyse d’une telle lacune commence donc par les identifiants G0 de l’exigence concernée.

35critères minimaux répartis en quatre phases et un groupe transversal
47menaces élémentaires G 0.1 à G 0.47
901exigences du noyau associées à des identifiants G0
385exigences sont associées à G 0.18 « Fehlplanung oder fehlende Anpassung » (mauvaise planification ou absence d’adaptation), l’association la plus fréquente
10Chapitre 10

Surveillance et amélioration continue : Check et Act dans le cycle PDCA

Les étapes 4 et 5 du processus bouclent le cycle PDCA. La surveillance englobe l’évaluation des performances, le programme d’audit interne, la revue de direction, le monitoring et la validation des exigences ; l’amélioration continue transforme les non-conformités et les potentiels d’amélioration en un plan de correction et d’amélioration priorisé, qui alimente en retour le plan de mise en œuvre. Une grande partie de ce que le standard recommande est obligatoire dans le catalogue d’application.

Évaluation des performances : obligatoire, mais encore sans prescriptions uniformes

Une évaluation des performances est nécessaire pour vérifier l’efficacité du SMSI et de ses objectifs. Comme l’élaboration de prescriptions uniformes en la matière reste à réaliser dans GS++, les institutions sont libres dans leur conception ; les résultats devraient être présentés à la direction de l’institution de manière traçable. Libre ne veut pas dire facultatif : le catalogue d’application exige, sous forme d’exigences DOIT, des procédures et des règles de mesure et d’évaluation de la performance du SMSI, le réexamen et la mise à jour réguliers du plan de mise en œuvre ainsi qu’une vérification régulière de l’actualité des exigences. Selon son calendrier des jalons, le BSI entend combler cette lacune méthodologique en 2027 : au 26/02/2027, le concept de mesure de la performance doit être intégré à la méthodologie et pouvoir être appliqué ; au 31/03/2027, chaque exigence des pratiques méthodologiques doit disposer d’indicateurs de performance.

ThèmeStandard BSI 300-1Catalogue d’applicationModalité
Évaluation des performancesChap. 5.1 : nécessaire, conception libre, présentation à la directionPERF.1.1 procédures et règles de mesure et d’évaluation de la performance du SMSIDOIT
Évaluer le plan de mise en œuvreChap. 4.5 : suivi de l’avancement et mise à jourPERF.1.2 réexamen et mise à jour réguliers selon l’avancement, le respect des délais et l’exactitude du contenuDOIT
Validation des exigencesChap. 5.5 : changements dans le réseau d’information, dans la bibliothèque, dans les modèles de référence et dans la méthodologiePERF.1.3 vérifier régulièrement l’actualité des exigences, selon la note explicative en général une fois par anDOIT
Respect des obligationsChap. 6 : procédure structurée de traitement des manquements à la conformitéPERF.2.1 vérifier le respect régulièrement et sur événement ; VRB.7.1 procédure de traitement des manquementsDEVRAIT
Programme d’audit interneChap. 5.2 : essentiellement des recommandations ; les risques du programme d’audit doivent être déterminés et évaluésPERF.3.1 programme d’audit, PERF.3.1.2 planification orientée risques, PERF.3.1.3 auditeurs qualifiés et indépendants, PERF.3.1.4 étendue appropriée, PERF.3.2 rapports d’audit pertinents, PERF.3.2.2 information des parties prenantesDOIT ; plan d’audit PERF.3.1.1 et grille d’évaluation PERF.3.2.1 DEVRAIT
Revue de directionChap. 5.3 : la direction examine la pertinence, l’adéquation et l’efficacité sur la base du rapport à la directionPERF.4.1 rapport à la direction, PERF.4.1.9 propositions de mesures priorisées avec estimation de l’effort, PERF.4.2 information de la directionDOIT ; contenus du rapport PERF.4.1.1 à 4.1.8 DEVRAIT
MonitoringChap. 5.4 : trois procédures doivent être ancréesPERF.5.1 méthodes et outils de monitoring efficaces pour une surveillance régulière ; contrairement à l’état d’avril, le catalogue ne présente plus les trois procédures individuelles comme des exigences PERF distinctesDOIT
Amélioration continueChap. 6.1 à 6.3 : non-conformités, potentiels d’amélioration, plan de correction et d’améliorationVRB.1.1 procédure, VRB.2.1 et VRB.2.2 non-conformités, VRB.3.1 potentiels d’amélioration, VRB.4.1 et VRB.4.2 mesures, VRB.5.1 prioritésDOIT
EfficacitéChap. 6.4 : évaluation à l’aide de critères mesurablesVRB.6.1 tester régulièrement l’efficacité des mesures correctives et d’amélioration ; VRB.6.2 procédure d’évaluation de l’amélioration obtenueVRB.6.1 DOIT, VRB.6.2 DEVRAIT

Source : catalogue d’application Grundschutz++, version du 22/10/2026, pratiques PERF et VRB. Des valeurs telles que « régulièrement » sont des paramètres que l’institution fixe dans le cadre de ses choix de paramétrage.

Audit, revue de direction et monitoring

Selon le standard, l’audit interne sert à l’autocontrôle : il ne vise pas à mettre en évidence des non-conformités, mais des potentiels d’amélioration. Lors de la planification, les objectifs du programme d’audit doivent être fixés en premier ; ils devraient notamment tenir compte des exigences de sécurité de l’information, de la performance de la détection et du traitement des incidents de sécurité, des risques identifiés, des processus, du degré de maturité du SMSI et des résultats d’audits antérieurs. Les risques du programme d’audit lui-même doivent être déterminés et évalués, y compris les mesures relatives à la confidentialité dans le cadre de l’audit. L’étendue et la fréquence devraient être déterminées en fonction du nombre de systèmes d’information, de sites et de personnes concernées, de la complexité du SMSI et de l’importance des risques ; les audits peuvent être réalisés sur site, à distance ou de manière combinée, et le choix de l’équipe d’audit devrait garantir l’objectivité et l’impartialité. Lors de la revue de direction, la direction de l’institution examine, sur la base du rapport à la direction, si le SMSI est pertinent, adéquat et efficace, au regard des résultats d’audit, de l’évaluation des performances, des incidents de sécurité, de l’état du traitement des risques, des changements au sein de l’institution ou dans la situation de la menace et de l’état des décisions antérieures. Pour le monitoring, trois procédures doivent être ancrées ; s’y ajoute la validation régulière des exigences :

  • Détection des incidents de sécurité avec identification et signalement précoces, allant, selon la taille et la complexité de l’institution, de processus manuels à des systèmes de détection automatisés.
  • Gestion des vulnérabilités : les identifier, les évaluer, les traiter et en assurer le suivi de manière systématique, avec retour d’information vers l’analyse des risques.
  • Recensement des menaces émergentes et réaction à celles-ci, également avec retour d’information vers l’analyse des risques.
  • Validation des exigences en cas de changements dans le réseau d’information, dans la bibliothèque de l’état de l’art, dans les modèles de référence utilisés ou dans la méthodologie GS++, en concertation avec les unités organisationnelles compétentes et, le cas échéant, avec adaptation du jeu d’exigences.

Amélioration : du constat au plan de correction et d’amélioration

Lorsque des exigences ne sont pas satisfaites dans la mesure prévue, il y a écart. Les non-conformités sont recensées de manière systématique et leurs causes sont analysées, non seulement les causes immédiates, mais aussi les causes sous-jacentes. Cela comprend l’estimation de la probabilité et des conséquences d’une éventuelle récurrence, l’examen de cas similaires dans d’autres domaines et la question de savoir si le SMSI présente une faiblesse systémique. Les potentiels d’amélioration découlent entre autres de la situation de la menace, de l’efficacité du plan de mise en œuvre, des résultats d’audit, des incidents de sécurité et des propositions du personnel ; ils devraient être évalués en fonction de la réduction des risques, des ressources requises, de l’importance stratégique, des synergies et de la durabilité. Les propositions de correction et d’amélioration doivent être intégrées dans un plan de correction et d’amélioration, priorisé en fonction des ressources, des quick wins et du plus grand potentiel d’amélioration, puis repris dans le plan de mise en œuvre. L’évaluation vérifie ensuite, au moyen de critères mesurables, de tests ou d’audits, si les mesures sont efficaces. Les vulnérabilités détectées et l’évolution de la situation de la menace déclenchent un nouveau cycle d’analyse des risques, et la boucle se referme sur le plan de mise en œuvre de la réalisation.

11Chapitre 11

Le catalogue d’application en chiffres : état d’octobre 2026 et comparaison avec l’état d’avril

Le catalogue d’application Grundschutz++ n’est pas un ouvrage figé, mais un jeu de données que le BSI publie en continu. Les chiffres clés de ce chapitre proviennent du catalogue résolu du 22/10/2026 au format OSCAL, décomptés en incluant toutes les sous-exigences : volume, verbes modaux, niveaux de sécurité, niveaux d’effort, paramètres et types de documentation, ainsi que les évolutions par rapport à l’état d’avril.

1000exigences : 652 de premier niveau et 348 sous-exigences
20pratiques comptant 140 sous-groupes
223paramètres pour les choix de paramétrage
62types de documentation différents dans les exigences

Verbes modaux, niveaux de sécurité et rattachement aux catégories d’objets cibles

IndicateurValeurMise en contexte
DOIT149toutes de niveau de sécurité normal-SdT ; 148 d’entre elles de niveau d’effort 0
DEVRAIT627624 de niveau normal-SdT, 3 de niveau renforcé : BES.1.4, DET.4.12.1 et REA.2.5
PEUT224toutes de niveau de sécurité renforcé
Niveau de sécurité normal-SdT / renforcé773 / 227le niveau renforcé désigne des exigences optionnelles pour un besoin de protection plus élevé, utilisables dans l’analyse des risques
avec / sans catégorie d’objets cibles636 / 364sans catégorie d’objets cibles : 99 exigences méthodologiques et de gestion des risques ainsi que 265 exigences techniques et organisationnelles qui, selon le standard, font obligatoirement partie du jeu d’exigences
Origine : catalogue méthodologique / gestion des risques / noyau95 / 4 / 901selon sa description, le noyau ne contient que des exigences neutres vis-à-vis des technologies et des fabricants
Pratiques selon leur orientation : méthodologiques / organisationnelles / techniques6 / 8 / 6avec 99, 450 et 451 exigences

Source : catalogue d’application Grundschutz++, version 2026-10-22T12:58Z (OSCAL 1.1.3), décompte propre à VamiSec incluant les sous-exigences. Selon le standard BSI 300-1, les exigences de niveau de sécurité « renforcé » portent le verbe modal PEUT ; dans l’état actuel, les trois cas DEVRAIT s’en écartent.

Niveaux d’effort : la charge de travail attendue par le BSI

NiveauSignification selon le BSI, dans le cas généralExigences
0non évalué, car la mise en œuvre est impérative dans tous les cas148
1réalisable le jour même avec peu d’effort, ce que l’on appelle des quick wins52
2réalisable en une semaine par ses propres moyens171
3plusieurs semaines à quelques mois, selon les ressources avec des prestataires externes281
4mise en œuvre à plus long terme nécessitant une expertise et souvent le soutien de tiers159
5mesures lourdes et complexes ou appréciation individuelle des risques secondaires qui y sont liés189

Source : namespaces/effort_level.csv de la bibliothèque de l’état de l’art ; décompte portant sur l’ensemble des 1000 exigences. Les niveaux décrivent le cas général, et non l’effort d’une institution donnée. Seules des exigences DOIT portent le niveau 0.

Ce qui a changé depuis avril 2026

IndicateurAvril 2026Octobre 2026
Version du catalogue02/04/202622/10/2026
Pratiques / sous-groupes20 / 14620 / 140
Total des exigences9981000
Premier niveau / sous-exigences647 / 351652 / 348
DOIT / DEVRAIT / PEUT152 / 620 / 226149 / 627 / 224
normal-SdT / renforcé772 / 226773 / 227
issues du catalogue méthodologique / du noyau105 / 88995 / 901

Comparaison au moyen des UUID stables (analyse propre à VamiSec) : 986 exigences figurent dans les deux états, 14 sont nouvelles, 12 ont été supprimées ; 157 ont reçu un nouvel identifiant tout en conservant le même UUID, 11 ont changé de verbe modal. Les sous-groupes PERF.6, PERF.7, STM.6 à STM.9 et VRB.8 n’existent plus ; leurs exigences figurent pour la plupart sous un nouveau numéro, par exemple le monitoring sous PERF.5 et le traitement des manquements à la conformité sous VRB.7. GC.12 « Risque » est nouveau. Sont passées de DEVRAIT à DOIT, dans la numérotation actuelle, GC.3.1.1, GC.5.1.1, PERF.1.2, VRB.2.2 et VRB.3.1.

Les changements concernent surtout les pratiques méthodologiques : des sous-groupes y ont été supprimés ou fusionnés, dix des douze exigences supprimées proviennent de la méthodologie, et cinq exigences méthodologiques sont passées de DEVRAIT à DOIT. Au total, onze exigences ont changé de verbe modal ; outre ces cinq, quatre sont passées de PEUT à DEVRAIT, une est descendue de DEVRAIT à PEUT et une autre de DOIT à DEVRAIT. Les nouvelles exigences relèvent majoritairement de la pratique « Habilitations ». En pratique, l’enseignement qui se dégage compte davantage que chaque chiffre pris isolément : les identifiants dépendent de la position et peuvent changer d’un état du catalogue à l’autre, alors que l’UUID est stable. Une simple comparaison des identifiants ferait apparaître nettement plus d’exigences nouvelles et supprimées qu’il n’y en a réellement. Si vous fondez l’état de mise en œuvre, les correspondances ou les déclarations d’applicabilité sur les identifiants d’exigence, vous devriez donc comparer chaque nouvel état du catalogue au moyen des UUID ; selon nous, il s’agit d’une fonction de base de tout outil GS++. Autres chiffres clés en un coup d’œil :

  • Pratiques les plus étendues : KONF avec 157, BES avec 109, BER avec 92, SENS avec 87, DET avec 82 et GEB avec 75 exigences ; les six pratiques méthodologiques comptent ensemble 99 exigences, dont 80 DOIT et 19 DEVRAIT.
  • Types de documentation les plus fréquents : historique de configuration avec 183, concept d’exploitation informatique avec 116, critères d’achat avec 70, concept de détection avec 61, instruction de travail et plan de formation avec 60 mentions chacun.
  • Le libellé de paramètre le plus fréquent est « régulièrement », avec 68 occurrences ; le profil du catalogue d’application ne fixe que deux des 223 paramètres, l’institution précisant tous les autres.
  • Menaces élémentaires les plus fréquentes : G 0.18 avec 385, G 0.23 avec 142, G 0.30 avec 130, G 0.36 avec 110, G 0.19 avec 98 et G 0.39 avec 95 associations.
  • L’héritage le long des catégories d’objets cibles accroît le volume par actif : 9 exigences sont directement associées à un actif de la catégorie « Services cloud » ; avec les catégories parentes « Externalisation », « Prestations de services » et « Achats », elles sont 108.
  • Gabarit de phrase : 27 verbes d’action différents, les plus fréquents étant « ancrer » avec 137, « documenter » avec 100 et « activer » avec 78 exigences.
12Chapitre 12

Lisible par machine : OSCAL, bibliothèque de l’état de l’art, couches et correspondances

Les exigences de Grundschutz++ ne se présentent pas sous la forme d’un document de type Compendium, mais d’un jeu de données OSCAL dans la bibliothèque de l’état de l’art du BSI sur GitHub. Les exigences peuvent ainsi être filtrées, chargées dans des outils, précisées au moyen de paramètres et vérifiées de manière automatisée. Ce chapitre décrit la structure et les artefacts de la bibliothèque, les métadonnées de chaque exigence, les deux correspondances et les limites de l’état actuel.

La bibliothèque de l’état de l’art

Selon le BSI, la bibliothèque de l’état de l’art est la plateforme technique sur laquelle l’ensemble des exigences et des mesures est mis à disposition de manière centralisée ; elle remplace le Compendium IT-Grundschutz, et le catalogue d’application Grundschutz++ en fait partie. D’après le BSI, le dépôt BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek est public depuis le 29/09/2025 et placé sous licence CC BY-SA 4.0. Depuis le passage à une structure en couches le 27/07/2026, le BSI publie les mises à jour sous forme de « rolling publication » automatisée à intervalles variables ; à la date de rédaction du 29/10/2026, la dernière remontait au 23/10/2026. OSCAL, l’Open Security Controls Assessment Language du NIST américain, sert de format ; le BSI justifie ce choix par le fait que cela lui évite de développer sa propre solution nationale et accroît la compatibilité avec les standards de sécurité internationaux. Formellement, la page du BSI « Stand der Technik » (état de l’art) décrit toujours la bibliothèque comme étant en phase pilote.

CoucheObjetContenu à l’état du 23/10/2026
control_layerCatalogues OSCAL, profils servant à sélectionner et à adapter des exigences, catalogues résolus à partir de profils et Mapping CollectionsGrundschutz++ avec le catalogue d’application résolu, le catalogue méthodologique et le profil ; noyau de 901 exigences ; gestion des risques ; sécurité de la chaîne d’approvisionnement et WLAN sous forme de profil et de catalogue résolu ; projet de standard minimal TLS du BSI pour l’administration fédérale ; correspondances
implementation_layerDéfinitions de composants OSCAL décrivant comment du matériel, des logiciels, des services, des politiques ou des processus peuvent mettre en œuvre des exigences ; ce sont des références et non des implémentations réellesExemples relatifs à AWS, à GA-Lotse Grundmodul, à Keycloak, à la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, à l’architecture réseau et à la politique de mots de passe
assessment_layerPlans de contrôle (Assessment Plans), résultats de contrôle (Assessment Results) et plans d’action et jalons (Plans of Action and Milestones) pour la planification, la réalisation et le suivi des contrôlesaucun artefact publié à ce jour

Source : fichiers README des trois couches et README principal du dépôt BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek. Selon le README, le catalogue résolu est destiné aux utilisateurs ; les catalogues sources et les profils s’adressent aux rédacteurs.

Ce que contient chaque exigence

  • Identifiant et UUID : selon le manuel du BSI destiné aux auteurs de la bibliothèque de l’état de l’art, l’identifiant dépend de la position et peut changer lors de restructurations, tandis que l’UUID reste lié au sens de l’exigence. Entre avril et octobre 2026, 157 exigences ont reçu un nouvel identifiant.
  • Gabarit de phrase composé de la pratique, le cas échéant de la catégorie d’objets cibles, du verbe modal, du résultat et du verbe d’action. Selon ce même manuel des auteurs, les prescriptions doivent être formulées de sorte qu’un tiers indépendant puisse vérifier par oui ou par non si elles sont satisfaites.
  • Métadonnées : niveau de sécurité, niveau d’effort et, lorsqu’ils sont attribués, catégories d’objets cibles, type de documentation et mots-clés ; les exigences du noyau comportent en outre des valeurs de pertinence de 0 à 2 pour la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité et l’authenticité ainsi que les identifiants G0 des menaces élémentaires.
  • Paramètres sous forme de texte à trous pour les choix de paramétrage, par exemple « régulièrement ». Les profils peuvent fixer des valeurs ou les restreindre ; le profil du catalogue d’application n’en fixe que deux, dont « BSI Grundschutz++ » comme standard pour le SMSI.
  • Liens vers des exigences connexes et des exigences préalables, ainsi que notes explicatives qui précisent une exigence et donnent des exemples de mise en œuvre.

Correspondances : des passerelles vers l’ISO/IEC 27001 et le Compendium IT-Grundschutz

CorrespondanceÉtat et statutÉtenduePoints de vigilance
Annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022 → GS++Version 1.0.1-qa, publiée le 05/05/2026, modifiée le 27/07/2026 ; statut « complete », mise en correspondance sémantique réalisée par des humains, contrôle qualité le 27/05/2026les 93 mesures de l’annexe A ; relation par mesure : subset-of 73, equivalent-to 16, intersects-with 4 ; mesures de gouvernance et de SMSI principalement vers le catalogue méthodologique, les autres vers le noyaurenvoie aux identifiants d’exigence de l’état d’avril : dans l’état d’octobre, 45 des 299 identifiants cibles ne pointent plus vers l’exigence visée, ce qui concerne 31 mesures
Compendium IT-Grundschutz 2023 → GS++, « GSMap OSCAL Mapping Collection »État au 21/07/2026, statut « draft », générée avec l’outil « gsmap »1185 correspondances, dont 1013 vers le noyau et 172 vers la méthodologie ; 510 exigences issues de 94 des 111 modules17 modules sans entrée ; 130 références cibles vers des exigences renumérotées depuis et 16 vers des exigences supprimées ; selon le manuel des auteurs du BSI, une aide à l’orientation et non une équivalence 1:1

Source : Mapping Collections du control_layer, extraction du 23/10/2026 ; comparaison avec le catalogue d’application du 22/10/2026 au moyen des UUID (analyse propre à VamiSec). Le navigateur des correspondances, plus haut sur cette page, permet d’effectuer des recherches dans les deux correspondances.

Pour la lecture, le README du dépôt du BSI recommande le Stand-der-Technik-Viewer (visionneuse de l’état de l’art), une application web issue de l’organisation communautaire bsi-community. Il affiche côté client les catalogues, les définitions de composants et les correspondances, filtre selon des caractéristiques telles que le niveau de sécurité, l’effort, la catégorie d’objets cibles, le verbe modal ou la menace et, lorsqu’une catégorie d’objets cibles est sélectionnée, ajoute automatiquement les catégories parentes. Selon le BSI, de nombreux éditeurs d’outils IT-Grundschutz travaillent à l’intégration des données OSCAL. Les limites devraient être claires : selon le BSI, les catalogues OSCAL n’automatisent aucune mise en œuvre et ne remplacent pas l’examen technique sur site, la couche Assessment est encore vide, et aucun artefact désigné comme modèle de référence n’a été publié à ce jour. Les profils pour la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, avec 146 exigences, et pour le WLAN, avec 48, sont des sélections issues du noyau ; le BSI ne les qualifie pas de modèles de référence.

13Chapitre 13

Certification et transition : jalons jusqu’en 2031

À partir du 01/01/2027, les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ peuvent être déposées ; la possibilité de certification selon l’IT-Grundschutz existant prend fin le 30/11/2031. Entre ces deux dates s’inscrivent la phase early adopter, de nouvelles certifications de personnes et un schéma d’audit que le BSI n’a pas encore publié ; seules des réflexions à ce sujet ont été annoncées jusqu’ici. Ce chapitre met en perspective le calendrier des jalons du BSI et la situation des différents destinataires.

DateJalon selon le BSICe qu’il recouvre
01/04/2026Début de la phase piloteversion pilote applicable de la méthodologie auprès de partenaires pilotes de l’administration publique et du secteur privé
31/08/2026Fin de la phase piloteLes enseignements et retours d’expérience alimentent l’évolution de la méthodologie
20/10/2026Version 1.0 du standard BSI 300-1Date selon l’historique des modifications, version décrite comme la première version applicable
27/10/2026Présentation du standard BSI 300-1 lors de l’it-sa à NurembergPublication et mise à disposition en vue de son application par la communauté
30/11/2026Publication des nouveaux concepts de formationpour la formation de praticiens GS++ et de conseillers GS++
Décembre 2026Publication d’un exemple d’applicationApplication de GS++ à travers l’exemple de l’administration fictive « BDIT »
01/01/2027GS++ est certifiableDemandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ ainsi que de certification en tant que conseiller GS++ et responsable d’équipe d’audit GS++
1er trimestre 2027Début de la phase early adopterApplication du standard BSI 300-1 par des utilisateurs précoces
1er trimestre 2027Début de la formation de conseiller GS++ et de responsable d’équipe d’audit GS++ pour les personnes déjà certifiéesformation complémentaire spécifique pour les conseillers IT-Grundschutz et responsables d’équipe d’audit certifiés
26/02/2027Mesure de la performance lors de la mise en œuvre de GS++Le concept de mesure de la performance du SMSI est intégré à la méthodologie et applicable
31/03/2027Indicateurs de performance dans GS++chaque exigence des pratiques méthodologiques dispose d’indicateurs de performance
31/12/2027Fin de la phase early adopter—
2027 et au-delàInternationalisation de GS++Intégration d’autres systèmes de management dans GS++
30/11/2031Fin de la possibilité de certification IT-Grundschutzcinq ans après la publication de GS++

Source : BSI, calendrier des jalons (état : octobre 2026) sur la page thématique Grundschutz++, consulté le 28/10/2026, trié ici par ordre chronologique et complété par la date de version du standard tirée de son historique des modifications ; selon ses propres indications, le BSI adapte le calendrier en permanence. Le BSI a en outre annoncé la publication du standard dans un communiqué du 26/10/2026.

Certification de système : ce qui est établi et ce qui reste ouvert

Ce qui est établi : à partir du 01/01/2027, les demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ peuvent être déposées. Dans son communiqué sur la publication du standard, le BSI décrit un SMSI mis en place selon Grundschutz++ comme certifiable à partir de 2027 et compatible avec l’ISO/IEC 27001. La procédure de contrôle reste ouverte : aucun schéma d’audit pour GS++ n’a été publié. Selon le programme du BSI pour l’it-sa, une conférence de l’organisme de certification du BSI intitulée « Ausblick auf die Zertifizierung nach Grundschutz++ » (Perspectives de la certification selon Grundschutz++) était annoncée pour le 28/10/2026 ; elle devait présenter les réflexions actuelles sur le schéma d’audit, y compris les défis liés aux objets et aux critères de contrôle. Les documents en vigueur pour la certification ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz, à savoir la base de contrôle 4.8, le schéma de certification 2.2 et le schéma d’audit 2.5 du 01/02/2026, se réfèrent à l’ISO/IEC 27001:2022, au standard BSI 200-2 et au Compendium IT-Grundschutz édition 2023. Le standard lui-même contient des indications sur la future pratique de contrôle : si les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites s’accumulent, un écart important pourrait être constaté dans le cadre d’une certification, et les critères minimaux visent à rendre la méthode d’analyse des risques comparable et vérifiable, entre autres en vue d’une certification.

Formation et certification de personnes : praticien GS++, conseiller GS++, responsable d’équipe d’audit GS++

Le BSI réorganise également la qualification des personnes. Des concepts de formation destinés à former des praticiens GS++ et des conseillers GS++ doivent paraître pour le 30/11/2026. À partir du 01/01/2027, les demandes de certification en tant que conseiller GS++ et en tant que responsable d’équipe d’audit GS++ peuvent être déposées ; au premier trimestre 2027 démarre, pour les conseillers IT-Grundschutz et responsables d’équipe d’audit déjà certifiés, une formation complémentaire spécifique menant à la certification de conseiller GS++ ou de responsable d’équipe d’audit GS++. Le calendrier des jalons ne précise ni les contenus, ni le volume, ni les conditions d’accès. Pour les appels d’offres et les offres, il en découle selon nous une règle de vérification simple : avant le 01/01/2027, personne ne peut être certifié conseiller GS++ ou responsable d’équipe d’audit GS++ ; les qualifications BSI existantes se rapportent à l’IT-Grundschutz.

Qui doit tenir compte de quoi

DestinataireCe qui s’applique aujourd’huiLien avec Grundschutz++
Entités de l’administration fédéralePrescriptions de la loi BSI : exigences minimales issues des standards BSI et du Compendium IT-Grundschutz, que la loi désigne ensemble sous le nom d’« IT-Grundschutz », ainsi que des standards minimaux du BSI pour l’administration fédérale ; leur respect doit être démontré au BSI au plus tard cinq ans après l’entrée en vigueur, selon le BSI « soit 2030 », puis régulièrementLa loi charge le BSI de moderniser l’IT-Grundschutz d’ici le 01/01/2026 ; le catalogue d’application porte la métadonnée « § 44 Abs. 1 BSIG ». À la date du 29/10/2026, nous n’avons connaissance d’aucune source primaire qui déclare déjà GS++ prescription contraignante ; selon le BSI, l’IT-Grundschutz reste applicable pendant la période de transition de plusieurs années
Entités particulièrement importantes et entités importantesmesures appropriées, proportionnées et efficaces, censées respecter l’état de l’art et tenir compte des normes européennes et internationales pertinentes ; aucune norme particulière n’est prescriteLa loi BSI ne leur impose ni l’IT-Grundschutz ni GS++ ; selon le BSI, les systèmes de management existants peuvent servir de base, mais doivent être vérifiés au regard du catalogue de mesures prévu par la loi. Le BSI présente la bibliothèque de l’état de l’art comme une bibliothèque pouvant servir de repère
Länder et communesselon le BSI, la loi BSI ne s’applique en principe pas directement aux administrations des Länder ni à l’administration communale proprement dite ; c’est le droit des Länder qui est déterminantLe droit des Länder peut contenir ses propres renvois à l’IT-Grundschutz ; la question de savoir s’il reprendra GS++, et quand, reste ouverte
Titulaires d’un certificat ISO 27001 sur la base de l’IT-GrundschutzCertificat valable trois ans, avec audits de surveillance annuels ; pour une certification sans interruption, la recertification doit être achevée avant l’expirationLa possibilité de certification IT-Grundschutz prend fin le 30/11/2031 ; le calendrier des jalons ne règle pas la manière dont seront traités les certificats dont la durée de validité s’étend au-delà de cette date
Early adoptersPublic cible de la version 1.0 du standard : institutions expérimentées qui introduisent GS++ à un stade précocePhase early adopter du 1er trimestre au 31/12/2027 ; leurs retours d’expérience alimentent les développements ultérieurs

État du droit : loi BSI dans sa version issue de la loi allemande de transposition de NIS2 du 02/12/2025, en vigueur depuis le 06/12/2025 ; références : § 30, § 43, al. 1, et § 44, al. 1, du BSIG. Durée de validité du certificat selon le schéma de certification 2.2. Ne constitue pas un conseil juridique.

État au 29/10/2026. Le calendrier des jalons est actualisé par le BSI ; font foi les référentiels de certification publiés, dans leur version en vigueur. VamiSec n’est pas un organisme de certification, et la certification de personnes GS++ ne débute qu’en 2027.

14Chapitre 14

Feuille de route de migration : de l’IT-Grundschutz ou de l’ISO/IEC 27001 vers Grundschutz++

Si vous exploitez aujourd’hui un SMSI, vous ne partez pas de zéro, mais vous travaillez autrement dans Grundschutz++ : de manière orientée processus plutôt que fondée sur des modules, avec des catégories d’objets cibles plutôt qu’un modèle en couches et avec des exigences lisibles par machine. Ce chapitre décrit des chemins distincts depuis l’IT-Grundschutz et depuis l’ISO/IEC 27001, un plan de démarrage à 90 jours et les points que le BSI doit encore fournir. Les chemins et le plan sont des recommandations VamiSec, et non des prescriptions du BSI.

Chemin A : depuis l’IT-Grundschutz

Aujourd’hui dans l’IT-GrundschutzPendant dans Grundschutz++Étape de migration, recommandation VamiSec
Approche selon le standard BSI 200-2 avec sécurisation de base, sécurisation standard et sécurisation du cœurMéthodologie selon le standard BSI 300-1 : cinq étapes du processus dans le cycle PDCA, orientée processus à partir des processus métier centrauxReconfirmer le périmètre et les processus métier ; commencer par le processus métier le plus important de la catégorie de besoin de protection la plus élevée, comme le recommande le standard pour la première mise en place
A.0 Politique de sécurité de l’information et politiques thématiquesPolitique de sécurité de l’information avec des objectifs concrets et mesurables, autorisée par la direction de l’institution ; GC.5.1 à GC.5.1.4 (DOIT)Vérifier la politique au regard des exigences GC et formuler des objectifs mesurables
A.1 Analyse de la structureRéseau d’information et actifs pertinents avec leurs dépendances ; STM.1.1 et STM.2.1.2 (DOIT)Utiliser l’analyse de la structure comme source pour les actifs ; en cas de besoin de protection élevé, documenter les dépendances le long du chemin de ressources
A.2 Détermination du besoin de protectionBesoin de protection par processus métier pour la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité dans les catégories normal et élevé ; GC.7.1.2 (DOIT)faire correspondre les catégories existantes à normal et élevé ; des catégories propres restent admises si elles sont mises en correspondance avec les catégories GS++
A.3 Modélisation avec les modules du Compendium édition 2023, 111 modules répartis en 10 couchesAffectation des actifs à 39 catégories d’objets cibles, y compris les catégories de niveau supérieur ; jeu d’exigences issu du catalogue d’application, qui compte 1000 exigences réparties en 20 pratiques ; STM.2.1.3 et STM.2.1.4.1 (DOIT)modéliser à nouveau et n’utiliser la correspondance avec le Compendium qu’à titre d’orientation ; couvrir les actifs dépourvus d’exigences adaptées au moyen d’exigences supplémentaires
A.4 Résultat du contrôle IT-Grundschutz (IT-Grundschutz-Check)État de mise en œuvre par exigence : « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable » ; UMS.1.1 (DOIT)Reprendre les résultats du contrôle comme valeur de départ, réévaluer chaque exigence et classer les lacunes sur des exigences DEVRAIT en non-satisfaction temporaire ou durable
A.5 Analyse des risques, par exemple selon le standard BSI 200-3Analyse des risques dans trois cas ; procédure au choix si les 35 critères minimaux sont satisfaitsVérifier l’approche 200-3 au regard de l’annexe 3 ; le catalogue d’application cite expressément le standard BSI 200-3 comme base possible
A.6 Plan de réalisationPlan de mise en œuvre indiquant mesure, exigence, date, personne et preuve ; validation de la planification de la mise en œuvre par les propriétaires du risque ; UMS.2.1 et RISK.1.10 (DOIT)Compléter le plan par le rattachement aux exigences, les preuves et les validations
Certification ISO 27001 sur la base de l’IT-GrundschutzCertification ISO 27001 sur la base de GS++, demandes à partir du 01/01/2027Aligner le moment de la transition sur la prochaine recertification ; l’IT-Grundschutz reste certifiable jusqu’au 30/11/2031

A.0 à A.6 sont les documents de référence prévus par le schéma d’audit 2.5 pour les certifications ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz. La correspondance avec le Compendium est un projet, état au 21/07/2026 ; selon le manuel des auteurs du BSI, elle constitue une aide à l’orientation et non une correspondance 1:1 ; 17 modules n’y ont aucune entrée. La mise en regard des documents de référence et de leurs pendants dans Grundschutz++ est une appréciation VamiSec.

Chemin B : depuis l’ISO/IEC 27001

ISO/IEC 27001Pendant dans Grundschutz++Étape de migration, recommandation VamiSec
Chapitres 4 et 5 : contexte de l’organisation, parties intéressées, domaine d’application, leadership, politiqueÉtape 1 du processus (Recensement et planification) ; selon le standard, les activités de ces chapitres y sont réalisées. Pratique GC avec 31 exigences DOITvérifier les documents existants au regard de GC.1 à GC.12 ; mettre en place les prescriptions relatives à l’ISB, comme le rattachement direct à la direction de l’institution et le droit de s’adresser directement à elle, ainsi que des règles de suppléance pour tous les rôles pertinents
Chapitre 6 : planification avec appréciation des risques, traitement des risques et déclaration d’applicabilitéÉtape 2 du processus (Analyse des exigences), chapitres 6 et 10 selon le standard : jeu d’exigences composé des exigences méthodologiques ainsi que des exigences sans et avec catégorie d’objets cibles, au lieu de dériver toutes les mesures de l’appréciation des risquesTransposer la déclaration d’applicabilité au moyen de la correspondance du BSI et la compléter par les 265 exigences techniques et organisationnelles sans catégorie d’objets cibles ainsi que par les exigences des catégories d’objets cibles affectées
Méthode d’analyse des risques, par exemple selon l’ISO/IEC 27005analyse des risques explicite seulement dans trois cas, sinon analyse des risques implicite du BSI ; 35 critères minimauxVérifier la méthode au regard de l’annexe 3 ; compléter le registre des risques par les informations obligatoires
Chapitre 7 : supportsur le fond, notamment planification des ressources, qualification, communication et maîtrise des documents dans l’étape 1 du processus, sensibilisation dans la pratique SENS ; correspondance VamiSecvérifier les règles existantes au regard de GC.8 à GC.11 et des exigences SENS
Chapitre 8 : fonctionnementÉtape 3 du processus (Réalisation) ; le standard n’indique ici aucun chapitre ISO, correspondance VamiSecRelever l’état de mise en œuvre par exigence, tenir le plan de mise en œuvre avec les preuves
Chapitre 9 : évaluation des performances, audit interne, revue de directionÉtape 4 du processus (Surveillance) ; correspondance VamiSecAdapter le programme d’audit et le rapport à la direction aux exigences PERF
Chapitre 10 : améliorationÉtape 5 du processus (Amélioration continue) ; correspondance VamiSec, le standard cite le chapitre 10 pour l’étape 2 du processusIntégrer le plan de correction et d’amélioration au plan de mise en œuvre, tester régulièrement l’efficacité
Annexe A et ses 93 mesuresCorrespondance du BSI ISO/IEC 27001:2022 annexe A → GS++, statut completeMettre à niveau les identifiants cibles vers l’état actuel du catalogue au moyen des UUID avant de reprendre les correspondances dans des outils

Selon le standard BSI 300-1, les exigences des pratiques méthodologiques reflètent les chapitres 4 à 10 de la DIN EN ISO/IEC 27001. Pour les étapes 3 à 5 du processus, le standard n’indique aucun chapitre ISO ; ces correspondances, ainsi que celle relative au chapitre 7, sont des appréciations VamiSec.

Plan de démarrage à 90 jours

  1. Jours 1–15 · BSI 300-1 chap. 2.3 et 2.10 · GC.1.2, GC.6.1, GC.8.1Clarifier le mandat, le périmètre et l’objectif

    La direction de l’institution confirme le projet, fixe le périmètre, débloque les ressources et décide si une certification ISO 27001 sur la base de GS++ est visée en 2027. Une équipe restreinte composée de l’ISB, des responsables de processus et de l’informatique est désignée.

  2. Jours 16–30 · chap. 2.5 et 2.6 · GC.7.1.1, GC.7.1.2Processus métier et besoin de protection

    Documenter les processus métier du périmètre et, en l’absence de cartographie des processus, utiliser l’analyse simplifiée des processus métier de l’annexe 2. Sélectionner le processus le plus important de la catégorie de besoin de protection la plus élevée et faire valider par la direction le besoin de protection normal ou élevé pour chaque objectif de protection.

  3. Jours 31–50 · chap. 3 · STM.2.1.2 à STM.2.1.5, STM.5.1Actifs, catégories d’objets cibles et jeu d’exigences

    Selon le texte explicatif du catalogue, les actifs du processus métier le plus important suffisent pour le premier passage. Affecter les actifs aux catégories d’objets cibles, y compris aux catégories de niveau supérieur, intégrer les exigences méthodologiques et les exigences sans catégorie d’objets cibles, éliminer les doublons et fixer les valeurs des paramètres.

  4. Jours 51–70 · chap. 4.1 · UMS.1.1Relever l’état de mise en œuvre

    Commencer par les exigences de niveau normal-SdT et documenter pour chaque exigence, avec justification, l’état « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable ». Les résultats existants du contrôle IT-Grundschutz ou de la déclaration d’applicabilité servent de valeur de départ, non de résultat.

  5. Jours 71–85 · chap. 2.11 et 4.2 · annexe 3Mettre en place l’analyse des risques

    Faire autoriser par la direction de l’institution l’appétence au risque, les critères d’acceptation du risque, la procédure et les rôles ; lancer des analyses des risques pour les processus ayant un besoin de protection élevé, les actifs insuffisamment couverts et les exigences DEVRAIT durablement non satisfaites.

  6. Jours 86–90 · chap. 4.3 à 4.5 et 5.3 · UMS.2.1, RISK.1.10, PERF.4.1Plan de mise en œuvre et premier rapport à la direction

    Prioriser les mesures, nœuds parents en premier, désigner les responsables et fixer les échéances, faire autoriser la planification de la mise en œuvre par les propriétaires du risque et présenter à la direction, dans le rapport à la direction, l’état d’avancement, les risques résiduels et le prochain processus métier.

Points ouverts : ce que le BSI doit encore fournir

Point ouvertÉtat au 29/10/2026Conduite à tenir, recommandation VamiSec
Mesure de la performanceselon le standard, des prescriptions uniformes sont encore attendues ; concept prévu au 26/02/2027 selon le calendrier des jalons, indicateurs de performance pour chaque exigence des pratiques méthodologiques au 31/03/2027introduire dès maintenant des indicateurs propres et prévoir l’alignement au deuxième trimestre 2027
Exemple d’application « BDIT »annoncé pour décembre 2026 ; le BSI n’a pas encore publié d’autres informationsAligner la modélisation sur le standard et le catalogue d’application et procéder à un rapprochement après sa parution
Concepts de formationannoncés pour le 30/11/2026, pour les praticiens GS++ et les conseillers GS++Prévoir pour 2027 la qualification des ISB et des équipes d’audit
Correspondance avec le CompendiumProjet, état au 21/07/2026 ; 17 modules sans entrée, renvois cibles pointant en partie vers des exigences renumérotées ou suppriméesutiliser à titre d’orientation et vérifier chaque correspondance sur le fond
Modèles de référencedécrits dans le standard comme des catalogues d’exigences préétablis, adaptés à des scénarios d’application, pouvant aussi être rendus obligatoires pour certaines institutions ; aucun artefact désigné comme modèle de référence n’a encore été publiéConstituer le jeu d’exigences directement à partir du catalogue d’application, intégrer les modèles de référence après leur parution et documenter la sélection avec sa version
Schéma d’audit pour GS++non publié ; l’organisme de certification du BSI avait annoncé pour l’it-sa, le 28/10/2026, un aperçu prospectif présentant les réflexions actuellesTenir dès à présent les preuves de manière vérifiable pour chaque exigence

Sources : calendrier des jalons du BSI (état : octobre 2026), standard BSI 300-1, bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek), extraction du 23/10/2026, programme du BSI pour l’it-sa 2026. La feuille de route est une recommandation VamiSec, et non une prescription du BSI ni un conseil juridique.

Auto-évaluation

Autodiagnostic GS++ : dans quelle mesure votre SMSI est-il prêt pour Grundschutz++ ?

Le standard BSI 300-1 décrit la méthodologie, qui devient contraignante par le biais des exigences méthodologiques du catalogue d’application : 80 des 99 exigences des pratiques méthodologiques portent le verbe modal DOIT. Le diagnostic vérifie jusqu’à 34 points répartis en sept domaines d’action qui suivent les cinq étapes du processus, l’analyse des risques selon les critères minimaux et la gestion des preuves ; chaque question indique sa référence dans le standard, le catalogue d’application ou le calendrier des jalons du BSI. Quatre indications de profil pilotent les questions et le niveau cible. Les niveaux de maturité et les niveaux cibles constituent une appréciation de VamiSec — GS++ lui-même ne connaît, pour chaque exigence, que « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable ».

0 / 34 questions traitées

00 / 07Votre profil

Quatre indications pilotent le diagnostic. Le fait que des processus métier présentent ou non un besoin de protection élevé détermine le niveau cible, car un besoin de protection élevé déclenche une analyse des risques explicite selon les critères minimaux. Le point de départ, le développement interne ainsi que le cloud et l’externalisation affichent ou masquent les questions correspondantes. Les questions centrales s’appliquent à tous, car les exigences méthodologiques sont obligatoires pour chaque institution : « Une approche individuelle n’est pas prévue. »

  1. Le périmètre comprend-il des processus métier présentant un besoin de protection élevé ?

    GS++ connaît deux catégories de besoin de protection : normal, lorsque les impacts sont limités et maîtrisables, et élevé, lorsqu’ils peuvent être considérables — par exemple en cas de violations du droit ou de conséquences financières menaçant l’existence de l’institution, de mise en danger de l’intégrité des personnes ou d’atteintes durables à la réputation ; selon le catalogue d’application, également lorsqu’un processus traite des informations particulièrement confidentielles. Un seul objectif de protection présentant un besoin de protection élevé suffit à déclencher une analyse des risques explicite. « Non » abaisse le niveau cible d’un échelon et masque deux questions sur les risques ; « Pas encore clarifié » retient par précaution le niveau cible supérieur.

  2. D’où partez-vous pour passer à Grundschutz++ ? (plusieurs réponses possibles)

    Les combinaisons sont possibles, par exemple un SMSI selon l’ISO/IEC 27001 parallèlement à un réseau d’information selon l’IT-Grundschutz. Si vous disposez d’une certification ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz, choisissez « IT-Grundschutz ». Selon votre sélection, deux questions s’affichent pour chaque option retenue, consacrées à la migration depuis le Compendium, à la passerelle depuis l’ISO/IEC 27001 ou à la mise en place initiale ; toutes les autres questions s’appliquent quel que soit le point de départ.

  3. Développez-vous vos propres logiciels ou applications dans le réseau d’information ?

    Il s’agit du développement réalisé par l’institution elle-même : ses propres applications, logiciels métier, interfaces ou applications mobiles. Si l’institution ne développe aucun produit informatique dans le réseau d’information, les exigences de la pratique Développement ne sont pas nécessaires selon le catalogue d’application ; vous encadrez le développement confié à des tiers au moyen des pratiques Gestion des achats et Pilotage des prestataires. « Non » masque la question relative à la pratique Développement.

  4. Utilisez-vous des services cloud dans le réseau d’information ou externalisez-vous des activités auprès de prestataires ?

    Cela comprend les applications SaaS, les plateformes et l’infrastructure cloud, les prestataires de centres de données et d’exploitation ainsi que les autres externalisations qui vont au-delà d’une prestation ponctuelle. L’analyse des exigences demande expressément ce qui est externalisé auprès de parties externes et quels services cloud sont utilisés ; il en découle des exigences des pratiques Gestion des achats et Pilotage des prestataires. « Non » masque deux questions.

Niveau cible3 — Efficace & démontrable

Pour les processus métier présentant un besoin de protection élevé, nous retenons le niveau 3 (« Efficace & démontrable »). Pour ceux-ci, GS++ exige une analyse des risques explicite selon les 35 critères minimaux — avec registre des risques, propriétaires des risques, validation des risques résiduels par la direction de l’institution et réexamen au moins annuel. À nos yeux, les mesures devraient alors non seulement être définies, mais aussi être d’une efficacité démontrable. GS++ lui-même ne connaît pas de niveaux de maturité : chaque exigence est satisfaite, non satisfaite ou non applicable. Les niveaux et le niveau cible constituent une appréciation de VamiSec.

Approfondissement

Pourquoi Grundschutz++ est lisible par machine — et ce qu’OSCAL apporte à cet égard

Le BSI ne publie pas les exigences de Grundschutz++ sous forme de document, mais sous forme de données : le catalogue d’application est disponible au format OSCAL du NIST américain dans la bibliothèque de l’état de l’art. Ce que catalogues, profils, correspondances et résultats de contrôle apportent en tant que données, notre Deep Dive OSCAL l’explique en partant des bases. Voici les quatre points qui comptent pour les utilisateurs de GS++.

Pourquoi lisible par machine

Selon le BSI, le format lisible par machine rend le contrôle des exigences automatisable : les exigences peuvent être modélisées non seulement par des personnes, mais aussi dans des outils, afin d’en surveiller plus efficacement le respect, et des outils numériques sont appelés à soutenir à l’avenir la mise en œuvre. Le BSI a choisi OSCAL parce qu’il s’agit d’un framework établi et reconnu à l’international — une solution nationale propre n’était ainsi pas nécessaire.

Catalogue, profil, catalogue résolu

Le catalogue d’application est un catalogue résolu : un profil OSCAL le compose à partir du catalogue méthodologique, de quatre exigences du catalogue consacré à la gestion des risques et du noyau. Selon le BSI, les catalogues résolus sont directement utilisables au sein d’une institution. Les profils peuvent sélectionner et retirer des exigences et fixer des paramètres — des standards sectoriels pourraient ainsi, par exemple, s’appuyer sur GS++ tout en restant traçables jusqu’au catalogue d’origine.

Les correspondances, un modèle de données à part entière

Deux Mapping Collections relient des référentiels existants à GS++ : l’annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022, avec l’ensemble de ses 93 mesures et des correspondances typées subset-of, equivalent-to ou intersects-with, et, à l’état de projet, le Compendium IT-Grundschutz 2023, avec des correspondances pour 94 des 111 modules. Selon le manuel destiné aux auteurs de la bibliothèque, la correspondance avec le Compendium n’établit pas d’équivalence 1:1, en raison de la structure différente, mais sert d’aide à l’orientation. Toutes deux renvoient encore à la version du catalogue d’avril 2026 ; notre navigateur des correspondances permet de les parcourir avec les identifiants d’exigence actuels.

Contrôle automatisé et preuves

223 paramètres transforment les choix de paramétrage en champs de données contrôlables. Lorsque l’institution procède à des contrôles automatisés, le standard exige de documenter l’outil, l’horodatage et le résultat du contrôle, et de rattacher les rapports de contrôle à la mesure de sécurité et à l’exigence. La bibliothèque complète ce dispositif par des exemples de définitions de composants (Component Definition), notamment pour AWS et Keycloak — selon le BSI, il ne s’agit expressément pas d’implémentations réelles —, ainsi que par une couche Assessment destinée aux plans de contrôle, aux résultats de contrôle et aux POA&M, qui ne contient encore aucun artefact.

Accéder au Deep Dive OSCAL

Source des données : bibliothèque de l’état de l’art du BSI sur GitHub, état au 23/10/2026, licence CC BY-SA 4.0. Le Deep Dive OSCAL met en perspective les catalogues, profils, correspondances, définitions de composants et résultats de contrôle, y compris au-delà de GS++.

Conseil VamiSec

Adopter Grundschutz++ : analyse des écarts, migration, préparation à la certification

Nous accompagnons les institutions dans leur passage à GS++, qu’elles migrent un SMSI fondé sur l’IT-Grundschutz, complètent un SMSI selon ISO/IEC 27001 par la méthodologie du BSI ou en mettent un en place à partir de zéro. Le point de départ est une analyse des écarts par rapport au catalogue d’application, en particulier par rapport aux exigences méthodologiques contraignantes ; il en découle le jeu d’exigences, le plan de mise en œuvre et une analyse des risques selon les critères minimaux. Pour la certification ISO 27001 sur la base de GS++, qui peut être demandée à partir du 01/01/2027 selon le BSI, nous préparons la documentation, les preuves et les audits internes. Nous ne réalisons pas l’audit de certification lui-même et ne délivrons pas de certificat.

Analyse des écartspar rapport au catalogue d’application et aux exigences méthodologiques
Migrationdepuis l’IT-Grundschutz ou l’ISO/IEC 27001
à partir du 01/01/2027préparation à la certification ISO 27001 sur la base de GS++
  • Analyse des écarts et état de préparation : état des lieux du SMSI, comparaison avec les 80 exigences DOIT des pratiques méthodologiques et plan d’actions priorisé.
  • Migration depuis l’IT-Grundschutz : transposer les processus métier, le besoin de protection et les actifs dans le modèle GS++, composé de pratiques, de catégories d’objets cibles et des catégories « normal » et « élevé », en s’appuyant sur la correspondance de la bibliothèque avec le Compendium pour s’orienter.
  • Passerelle ISO 27001 : relier un SMSI existant à GS++ au moyen de la correspondance de la bibliothèque avec l’annexe A et combler les lacunes au regard de la méthodologie et du catalogue.
  • Préparation à la certification à partir de 2027 : organiser la documentation, les preuves, l’audit interne et la revue de direction de sorte qu’une demande de certification ISO 27001 sur la base de GS++ soit préparée.

VamiSec fournit du conseil et n’est pas un organisme de certification. Valeri Milke est praticien IT-Grundschutz (BSI) ainsi que Lead Auditor ISO/IEC 27001 et ISO/IEC 42001 ; selon le BSI, les demandes de certification de personnes en tant que conseiller GS++ ne sont possibles qu’à partir du 01/01/2027.

Glossaire

Glossaire : les termes de Grundschutz++

32 termes du standard BSI 300-1, du catalogue d’application Grundschutz++ et de la bibliothèque de l’état de l’art en définitions courtes, formulées en nos propres mots – avec le verbe modal et l’identifiant de l’exigence du catalogue lorsque le catalogue d’application fixe une obligation.

Grundschutz++GS++
Refonte du Grundschutz par le BSI pour la mise en place d’un système de management de la sécurité de l’information. GS++ se compose de la méthodologie du standard BSI 300-1 et du catalogue d’application Grundschutz++ figurant dans la bibliothèque de l’état de l’art. Selon le BSI, GS++ est appelé à remplacer à terme l’IT-Grundschutz, qui reste applicable d’ici là pendant une période de transition de plusieurs années.
Standard BSI 300-1méthodologie Grundschutz++, méthodologie GS++
Standard BSI contenant la méthodologie de Grundschutz++ : version 1.0 du 20/10/2026, 42 pages, sous la responsabilité de l’unité S 13 du BSI. Il décrit cinq étapes du processus dans le cycle PDCA et comprend quatre annexes consacrées aux catégories d’objets cibles, à l’analyse simplifiée des processus métier, aux critères minimaux de l’analyse des risques et aux menaces élémentaires. La version 1.0 s’adresse en premier lieu aux early adopters.
Catalogue d’application Grundschutz++catalogue d’application GS++
Catalogue de toutes les exigences GS++ au format OSCAL, qui fait partie de la bibliothèque de l’état de l’art. Il comprend les contenus normatifs de la méthodologie transposés en exigences ainsi que des exigences techniques et organisationnelles, soit, au 22/10/2026, 1000 exigences au total réparties en 20 pratiques, dont 99 dans les pratiques méthodologiques. Il ne contient plus d’exigences visant des solutions informatiques spécifiques.
Bibliothèque de l’état de l’artSdT-Bibliothek, State-of-the-Art Library
Plateforme technique du BSI sur laquelle toutes les exigences et mesures sont mises à disposition de manière centralisée ; elle remplace le Compendium IT-Grundschutz. Selon le BSI, le dépôt GitHub BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek est public depuis le 29/09/2025, est placé sous licence CC BY-SA 4.0 et s’articule en couches Control, Implementation et Assessment. Les mises à jour paraissent en continu, sous forme de « rolling publication ».
IT-Grundschutzstandards BSI 200-x, Compendium IT-Grundschutz
Approche suivie jusqu’ici par le BSI, fondée sur les standards BSI de la série 200 et sur le Compendium IT-Grundschutz, actuellement dans son édition 2023 comptant 111 modules répartis en dix couches. Selon le BSI, l’IT-Grundschutz reste applicable pendant une période de transition de plusieurs années, et, selon le calendrier des jalons, la possibilité de certification sur sa base prend fin le 30/11/2031. Pour l’administration fédérale, il est obligatoire en vertu de la loi BSI.
Étapes du processuscycle PDCA, Plan-Do-Check-Act
La méthodologie GS++ structure la mise en place et l’évolution d’un SMSI en cinq étapes du processus, parcourues de manière itérative dans le cycle PDCA : le recensement et la planification ainsi que l’analyse des exigences relèvent de la phase Plan, la réalisation de la phase Do, la surveillance de la phase Check et l’amélioration continue de la phase Act. Selon le standard BSI 300-1, l’itération du cycle est une condition préalable à la mise en place et à l’aménagement du SMSI.
Pratiquespratique, Practices
Groupes thématiques dans lesquels le catalogue d’application rassemble ses exigences ; le BSI y regroupe, selon une logique orientée processus, des contenus des modules utilisés jusqu’ici. Il existe 20 pratiques, chacune identifiée par un sigle tel que GC, BER ou KONF, réparties en trois catégories : six pratiques méthodologiques, huit organisationnelles et six techniques. La plus grande est Configuration avec 157 exigences, la plus petite Gestion des risques avec quatre.
Pratiques méthodologiquesGC, STM, UMS, VRB, PERF, RISK
Les six pratiques Gouvernance et conformité, Modélisation de la structure, Mise en œuvre, Amélioration, Suivi et évaluation et Gestion des risques. Elles contiennent les contenus normatifs du standard BSI 300-1 transposés en exigences, doivent être appliquées à chaque réseau d’information sans rattachement à une catégorie d’objets cibles et reflètent, selon le BSI, les chapitres 4 à 10 de l’ISO/IEC 27001. Aucune approche individuelle n’est prévue.
Catégories d’objets ciblesZOK
Classes standardisées, telles que les applications ou les systèmes informatiques, auxquelles les actifs du réseau d’information sont affectés ; affecter une ou plusieurs ZOK à tous les actifs pertinents constitue, dans le catalogue d’application, l’exigence DOIT STM.2.1.3. GS++ prévoit 39 catégories d’objets cibles réparties sur quatre niveaux hiérarchiques sous sept nœuds racines : sites, utilisateurs, réseaux, systèmes informatiques, informations, achats et applications. Les exigences à appliquer découlent de l’affectation ; 636 des 1000 exigences présentent un rattachement à une ZOK.
Nœud parent / nœud enfanthéritage des catégories d’objets cibles
Termes relatifs à la hiérarchie des catégories d’objets cibles : les catégories de niveau supérieur sont appelées nœuds parents, les catégories subordonnées nœuds enfants. Toutes les catégories de niveau supérieur doivent également être affectées à un actif, ce qui correspond, dans le catalogue d’application, à l’exigence DOIT STM.2.1.4.1. Le niveau le plus élevé contient généralement des exigences conceptuelles telles que « ancrer les procédures » ; le standard recommande de donner la priorité aux exigences des nœuds parents lors de la mise en œuvre.
Réseau d’informationpérimètre, Geltungsbereich, scope
Ensemble des actifs d’infrastructure, organisationnels, liés au personnel et techniques nécessaires aux processus métier considérés. Le périmètre fixe l’étendue formelle et organisationnelle du SMSI, le réseau d’information le représente sur le plan du contenu et de la technique ; un périmètre peut comprendre plusieurs réseaux d’information. Le catalogue d’application désigne le périmètre par le terme « Geltungsbereich » et exige, par les exigences DOIT GC.6.1 et STM.1.1, que le périmètre et le réseau d’information soient définis et délimités de manière traçable.
Processus métieranalyse simplifiée des processus métier
Déroulement essentiel, orienté vers un objectif et récurrent, qui contribue à l’accomplissement de la mission ou à la fourniture des prestations d’une institution, aboutit à un résultat traçable et se compose de plusieurs activités liées entre elles. Les processus métier constituent la base de la détermination du besoin de protection, de l’inventaire des actifs et de l’analyse des risques ; définir les processus pertinents constitue, dans le catalogue d’application, l’exigence DOIT GC.7.1.1. En l’absence de cartographies des processus, le standard propose une analyse simplifiée comportant un identifiant, un nom, les responsables, une description succincte et les applications essentielles.
Besoin de protectiondétermination du besoin de protection, normal / élevé
Évaluation, pour chaque processus métier, des dommages encourus en cas d’atteinte à la confidentialité, à l’intégrité ou à la disponibilité. GS++ prescrit deux catégories : normal, lorsque les impacts sont limités et gérables, élevé, lorsqu’ils peuvent être considérables. Les catégories propres à l’institution doivent être mises en correspondance avec ces deux catégories ; un besoin de protection élevé exige une analyse des risques. Le catalogue d’application rapporte la classification aux processus métier ou aux informations et en fait l’exigence DOIT GC.7.1.2.
Niveau de sécuriténormal-SdT / renforcé
Classification de chaque exigence dans le catalogue d’application : « normal-SdT » désigne les exigences selon l’état de l’art prévues pour un besoin de protection normal, « renforcé » le niveau de sécurité renforcé. Au 22/10/2026, 773 exigences portent le niveau « normal-SdT » et 227 le niveau « renforcé ». Selon le standard BSI 300-1, les exigences de niveau renforcé portent le verbe modal PEUT, sont facultatives et peuvent être utilisées dans l’analyse des risques ; dans le catalogue, cela vaut pour 224 des 227, trois portent DEVRAIT : BES.1.4, DET.4.12.1 et REA.2.5.
DOIT / DEVRAIT / PEUTverbes modaux
Verbes modaux de chaque exigence. La bibliothèque de l’état de l’art définit DOIT et DEVRAIT sur la base de la RFC 2119 et de la DIN 820-2, PEUT en renvoyant à la DIN 820-2 : une exigence DOIT est à satisfaire impérativement. Une exigence DEVRAIT est normalement à satisfaire ; tout écart doit être soigneusement pesé et justifié de manière solide. Une exigence PEUT ne constitue pas une obligation générale, mais est pertinente selon la situation. Le catalogue d’application compte 149 exigences DOIT, 627 exigences DEVRAIT et 224 exigences PEUT.
État de mise en œuvresatisfaite / non satisfaite / non applicable
Résultat de la vérification de chaque exigence du jeu d’exigences : « satisfaite », « non satisfaite » ou « non applicable ». Une exigence n’est « non applicable » que si elle ne peut pas être satisfaite sur le plan fonctionnel ou si le composant concerné est absent du réseau d’information ; la justification doit être documentée. Vérifier l’état de manière complète et régulière constitue, dans le catalogue d’application, l’exigence DOIT UMS.1.1 ; les méthodes vont de l’entretien au scan technique.
Non-satisfaction temporaire / durablenon-satisfaction d’exigences DEVRAIT
Qualification d’une exigence DEVRAIT non satisfaite. Temporaire signifie : la satisfaction de l’exigence est prévue et interviendra plus tard, dans un délai prévisible ; cela doit être solidement justifié et ne déclenche pas d’analyse des risques. Durable signifie : l’exigence ne sera pas satisfaite dans un avenir prévisible, ou ne le sera jamais ; une analyse des risques doit alors être réalisée, dans le catalogue d’application au moyen de l’exigence DOIT STM.4.1, et le risque résiduel doit être soumis à la direction de l’institution pour approbation. Si les non-satisfactions durables se multiplient, l’état de l’art peut ne pas être atteint dans son ensemble.
Jeu d’exigencesjeu d’exigences individuel
Ensemble de toutes les exigences du SMSI pertinentes pour un réseau d’information et point de départ de la réalisation ; dans le catalogue d’application, exigence DOIT STM.2.1. Il comprend trois types d’exigences : celles des pratiques méthodologiques, les exigences techniques et organisationnelles sans rattachement à une ZOK, qui doivent obligatoirement être intégrées, et celles avec rattachement à une ZOK, dans la mesure où des actifs y sont affectés ; les doublons ne sont comptés qu’une fois. Le standard recommande des exigences propres à l’institution, au format GS++, pour les actifs non couverts ou découlant d’obligations de conformité ; le catalogue d’application les exige en tant qu’exigences DOIT : STM.2.1.6 et STM.2.1.7.
Modèles de référencemodèle de référence
Catalogues d’exigences préétablis, adaptés à un scénario d’application et dotés de paramètres prédéfinis. Ils peuvent être affectés à des actifs ou à des groupes d’actifs et combinés entre eux ; le choix, version comprise, l’affectation et les adaptations doivent être documentés de manière traçable. Des modèles de référence obligatoires peuvent exister pour certaines institutions. Au 29/10/2026, aucun artefact désigné comme modèle de référence n’est encore publié dans la bibliothèque de l’état de l’art.
Paramètreschoix de paramétrage
Éléments variables et configurables d’une exigence, par exemple « régulièrement » ou un rôle responsable. Ils montrent aux utilisateurs et aux auditeurs les marges de manœuvre, sont précisés lors de l’élaboration du jeu d’exigences ou après celle-ci et peuvent servir à des contrôles automatisés ; les modèles de référence peuvent les prédéfinir. Attribuer des valeurs concrètes constitue, dans le catalogue d’application, l’exigence DOIT STM.5.1 ; le catalogue contient 223 paramètres.
Analyse des risquesanalyse des risques implicite / explicite, Risikoanalyse
Identification, évaluation et traitement des risques liés à la sécurité de l’information. Le BSI l’a réalisée de manière implicite pour le besoin de protection normal lors de l’élaboration des exigences. Sous forme explicite, elle est nécessaire en cas de besoin de protection élevé, pour les actifs qui ne sont pas suffisamment couverts par les catégories d’objets cibles et lorsqu’une exigence DEVRAIT est durablement non satisfaite, ce qui correspond dans le catalogue d’application aux exigences DOIT GC.7.2 et STM.4.1. Le choix de la méthode est libre, dès lors que les critères minimaux sont satisfaits.
Critères minimaux de l’analyse des risques35 critères minimaux
35 critères que le standard BSI 300-1 fixe de manière contraignante, dans une annexe, pour toute méthode d’analyse des risques retenue, structurés en initiation et préparation, identification des risques, évaluation des risques, traitement des risques et exigences transversales aux phases. En font partie l’appétence au risque, les critères d’acceptation du risque, un registre des risques comportant des informations minimales et un réexamen au moins annuel. La méthodologie devient ainsi comparable et vérifiable, par exemple dans le cadre d’une certification. Certains critères se retrouvent dans le catalogue d’application sous forme d’exigences DOIT, par exemple RISK.1.3 sur le propriétaire du risque et RISK.1.5 sur l’approbation de la gestion des risques.
Menaces élémentairesG 0.1 à G 0.47
47 menaces neutres vis-à-vis des produits et des technologies, de l’incendie jusqu’aux effets secondaires nuisibles d’attaques menées par des moyens informatiques, rattachées aux valeurs fondamentales que sont la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité. Elles constituent la base de l’évaluation implicite des risques par le BSI et le point de départ des analyses des risques propres à l’institution ; chaque exigence du noyau indique ses identifiants G0. La menace la plus fréquemment associée est G 0.18 « Fehlplanung oder fehlende Anpassung » (mauvaise planification ou absence d’adaptation).
Propriétaire du risqueRisk Owner
Rôle auquel les risques identifiés sont attribués dans le registre des risques. Sauf disposition contraire, le propriétaire du processus métier est également le propriétaire du risque ; si un risque concerne plusieurs processus métier, un propriétaire du risque chef de file est désigné. Il autorise la planification de la mise en œuvre des mesures décidées. Le rôle et l’autorisation font l’objet, dans le catalogue d’application, des exigences DOIT RISK.1.3 et RISK.1.10.
Risque résiduelanalyse du risque résiduel
Risque qui subsiste après le traitement des risques ou qui résulte d’une exigence pas encore satisfaite. Le standard BSI 300-1 exige une analyse du risque résiduel pour les exigences DEVRAIT qui figurent dans le plan de mise en œuvre mais ne sont pas encore satisfaites ; la direction de l’institution approuve les risques résiduels. Le catalogue d’application formule l’évaluation du risque résiduel comme exigence DEVRAIT UMS.1.2.
Plan de mise en œuvreplan de réalisation, plan d’actions
Plan qui classe les exigences à satisfaire par ordre de priorité et leur associe des mesures. Pour chaque mesure, il faut consigner au minimum l’exigence correspondante, la date de mise en œuvre ou de vérification et la personne qui documente ou vérifie. Dans le catalogue d’application, la planification de la mise en œuvre, la priorisation, les responsables et les délais sont des exigences DOIT de la pratique Mise en œuvre, UMS.2.1 à UMS.4.1.
Preuveséléments de preuve, rapport de contrôle, type de documentation
Justificatifs attestant qu’une mesure est mise en œuvre ; ils doivent être rattachés sans ambiguïté à la mesure. Pour les contrôles automatisés, l’outil, l’horodatage et le résultat du contrôle doivent être documentés et le rapport de contrôle généré doit y être rattaché ; le standard recommande un historique comprenant l’horodatage, la personne et l’outil. Le catalogue d’application associe à ses exigences 62 types de documentation, par exemple la détermination du besoin de protection, le jeu d’exigences ou le rapport à la direction.
Direction de l’institutiondirection, direction générale, direction de l’autorité
Direction au plus haut niveau de l’institution. Elle porte la responsabilité du SMSI, qui ne peut pas être déléguée, fixe le périmètre et approuve le besoin de protection, l’ordre des processus métier, les ressources et la politique de sécurité de l’information. Elle autorise le cadre de l’analyse des risques, assume les risques résiduels et examine le SMSI lors de la revue de direction. Dans le catalogue d’application, elle autorise toutes les procédures du SMSI, exigence DOIT GC.1.2.
Revue de directionrapport à la direction, Management Review
Examen, par la direction de l’institution lors de l’étape de surveillance, visant à déterminer si le SMSI est approprié, adapté et efficace. Il s’appuie sur le rapport à la direction, qui présente les résultats d’audit, l’évaluation des performances, les incidents de sécurité, l’état du traitement des risques, les changements intervenus dans l’institution ou dans la situation de la menace et l’état d’avancement des décisions antérieures. Le rapport et l’information de la direction font l’objet, dans le catalogue d’application, des exigences DOIT PERF.4.1 et PERF.4.2.
Évaluation des performancesmesure de la performance, indicateurs de performance
Mesure et évaluation de la performance du SMSI, exigées par le standard BSI 300-1 lors de l’étape de surveillance ; une procédure à cet effet fait l’objet, dans le catalogue d’application, de l’exigence DOIT PERF.1.1. Selon le standard, des prescriptions uniformes font encore défaut, et les institutions sont libres d’en définir les modalités. Selon le calendrier des jalons, le concept de mesure de la performance sera intégré dans la méthodologie le 26/02/2027, et il est prévu que toutes les exigences des pratiques méthodologiques disposent d’indicateurs de performance d’ici le 31/03/2027.
OSCALOpen Security Controls Assessment Language
Format lisible par machine du NIST américain pour les exigences de sécurité, que le BSI utilise pour la bibliothèque de l’état de l’art. Les catalogues (Catalog) contiennent des exigences, les profils (Profile) en sélectionnent et fixent des paramètres, les catalogues résolus (resolved catalog) en sont le résultat ; les correspondances (Mapping) relient des catalogues, les définitions de composants (Component Definition) décrivent des mises en œuvre. Le catalogue d’application est disponible en OSCAL 1.1.3 sous forme de fichier JSON.
État de l’artSdT
Le BSI cite la définition du « Handbuch der Rechtsförmlichkeit » (manuel de légistique) : « niveau de développement de procédés, d’installations et de modes d’exploitation avancés qui, selon l’opinion dominante des spécialistes de premier plan, fait apparaître comme assurée la réalisation de l’objectif fixé par la loi » ; ceux-ci doivent avoir fait leurs preuves dans la pratique ou devraient, si possible, avoir été testés avec succès. L’état de l’art publié par le BSI se rapporte à des situations de traitement typiques ; pour un SMSI certifiable, il doit, selon le standard BSI 300-1, toujours être respecté dans la catégorie de besoin de protection la plus basse.
FAQ

Questions fréquentes sur Grundschutz++

Réponses courtes pour les responsables de la sécurité de l’information (ISB), les directions informatiques, les autorités, les entités KRITIS et NIS2 ainsi que les auditeurs – état au 29/10/2026, avec des indications là où des décisions du BSI sont encore attendues.

Grundschutz++, en abrégé GS++, est la refonte du Grundschutz par le BSI pour la mise en place d’un système de management de la sécurité de l’information. Il se compose de la méthodologie du standard BSI 300-1 et du catalogue d’application Grundschutz++ de la bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek), qui remplace le Compendium IT-Grundschutz. Le catalogue regroupe en 20 pratiques des exigences qui ne visent plus des solutions informatiques spécifiques. Le BSI a utilisé la graphie « IT-Grundschutz++ » dans ses premiers textes, comme le numéro 2025/01 du « BSI-Magazin » (magazine du BSI) ; le nom officiel est Grundschutz++.

Le standard BSI 300-1 « Methodik Grundschutz++ » (Méthodologie Grundschutz++) décrit sur 42 pages comment une institution met en place un SMSI en cinq étapes du processus le long du cycle PDCA : recensement et planification, analyse des exigences, réalisation, surveillance et amélioration continue. Quatre annexes contiennent les catégories d’objets cibles, une analyse simplifiée des processus métier, les critères minimaux de l’analyse des risques et les menaces élémentaires. La version 1.0 du 20/10/2026 s’adresse en premier lieu aux early adopters. La méthodologie acquiert son caractère contraignant par le biais des exigences méthodologiques du catalogue d’application : 80 des 99 sont formulées en DOIT, 19 en DEVRAIT.

Cela dépend de l’institution. En vertu de la loi BSI, l’administration fédérale allemande doit mettre en œuvre l’IT-Grundschutz et les standards minimaux du BSI dans leurs versions respectivement en vigueur et en apporter la preuve au plus tard en 2030 ; le BSI n’indique pas de date butoir pour le passage à GS++. Les entités particulièrement importantes et les entités importantes au sens de NIS2 doivent prendre des mesures efficaces, censées respecter l’état de l’art ; le BSI n’impose pas de norme particulière et cite GS++ ou ISO 27001 comme exemples de standards reconnus. Pour les administrations des Länder et les administrations communales, c’est, selon le BSI, le droit des Länder qui est déterminant. Pour toutes les autres institutions, GS++ est une recommandation du BSI d’application volontaire.

Selon le calendrier des jalons du BSI, dans son état d’octobre 2026, à partir du 1er janvier 2027 : des demandes de certification ISO 27001 sur la base de GS++ peuvent alors être déposées, de même que des demandes de certification de personnes en tant que conseiller GS++ et responsable d’équipe d’audit GS++. Aucun schéma d’audit pour GS++ n’a encore été publié ; l’organisme de certification du BSI avait annoncé pour le 28/10/2026, au salon it-sa, une conférence sur ses réflexions actuelles à ce sujet. En parallèle, la phase early adopter se déroule du premier trimestre 2027 au 31/12/2027. Selon ses propres indications, le BSI adapte le calendrier en permanence.

À court terme, rien. Un certificat ISO 27001 sur la base de l’IT-Grundschutz est valable trois ans, avec des audits de surveillance annuels ; le référentiel de contrôle comprend actuellement l’ISO 27001:2022, le standard BSI 200-2 et le Compendium édition 2023. Selon le BSI, l’IT-Grundschutz reste applicable pendant une période de transition de plusieurs années ; d’après le calendrier des jalons, il cesse d’être certifiable le 30/11/2031. Le BSI n’a pas encore publié la manière dont seront traités les certificats dont la durée de validité s’étend au-delà de cette date. D’après notre pratique : alignez le passage à GS++ sur une échéance de recertification.

Étroitement. Selon le standard BSI 300-1, les exigences des pratiques méthodologiques reflètent les chapitres 4 à 10 de la DIN EN ISO/IEC 27001 ; à l’étape 1 du processus sont menées les activités des chapitres 4 et 5, à l’étape 2 celles des chapitres 6 et 10. La correspondance du BSI rattache l’ensemble des 93 mesures de l’annexe A de l’ISO/IEC 27001:2022 à des exigences de GS++, dont 16 en tant qu’équivalentes. Le BSI qualifie GS++ de compatible avec l’ISO/IEC 27001 ; à l’avenir, la certification s’effectuera selon ISO 27001 sur la base de GS++. Appréciation VamiSec : la correspondance permet de mettre en regard une déclaration d’applicabilité existante et le jeu d’exigences ; vérifiez au préalable les identifiants cibles par rapport au catalogue actuel.

En règle générale, non. Le catalogue d’application repose sur une analyse des risques générale et implicite du BSI ; en cas de besoin de protection normal, aucune analyse propre n’est donc nécessaire. Le standard BSI 300-1 exige toutefois une analyse des risques explicite également lorsqu’un actif pertinent n’est pas suffisamment couvert par les catégories d’objets cibles ou qu’une exigence DEVRAIT applicable est durablement non satisfaite ; dans le catalogue d’application, il s’agit de l’exigence DOIT STM.4.1. Pour les exigences DEVRAIT du plan de mise en œuvre qui ne sont pas encore satisfaites, le standard exige en outre une analyse du risque résiduel avec approbation par la direction de l’institution, et le catalogue d’application l’évaluation du risque résiduel sous la forme de l’exigence DEVRAIT UMS.1.2.

Les exigences DOIT doivent impérativement être satisfaites ; une analyse des risques ne peut pas s’y substituer, et, selon le standard BSI 300-1, ni dérogation ni acceptation du risque n’est possible. Les exigences DEVRAIT doivent normalement être satisfaites, tout écart devant être soigneusement pesé et solidement justifié : une non-satisfaction temporaire ne déclenche pas d’analyse des risques, contrairement à une non-satisfaction durable. Les exigences PEUT sont facultatives ; dans le catalogue d’application, les 224 exigences PEUT relèvent toutes du niveau de sécurité « renforcé ». S’y ajoutent 149 exigences DOIT et 627 exigences DEVRAIT, état au 22/10/2026.

Selon le standard BSI 300-1, un modèle de référence est un catalogue d’exigences préétabli, adapté à un scénario d’application, qui opère une présélection et fixe les paramètres. Les modèles de référence peuvent être affectés à des actifs ou à des groupes d’actifs et combinés ; le choix, version comprise, l’affectation et les adaptations doivent être documentés de manière traçable. Il peut exister des modèles de référence obligatoires pour certaines institutions ; le standard ne précise pas lesquels. Au 29/10/2026, aucun artefact désigné comme modèle de référence n’est publié dans la bibliothèque de l’état de l’art ; les profils « Lieferkettensicherheit » (sécurité de la chaîne d’approvisionnement) et « WLAN » ne portent pas non plus cette désignation.

Pas selon le standard BSI 300-1 : il n’utilise ni les modules ni les approches de sécurisation de base, de sécurisation du cœur et de sécurisation standard issues du standard BSI 200-2, et ne mentionne pas non plus l’« IT-Grundschutz-Check » (contrôle IT-Grundschutz). GS++ s’appuie à la place sur 20 pratiques, 39 catégories d’objets cibles, les catégories de besoin de protection « normal » et « élevé », les niveaux de sécurité « normal-SdT » et « renforcé » ainsi que sur un état de mise en œuvre par exigence. Pour l’IT-Grundschutz, les notions connues restent valables tant qu’il est appliqué et que des certifications sont délivrées sur sa base.

Au 22/10/2026, le catalogue d’application Grundschutz++ contient 1000 exigences réparties en 20 pratiques et 140 sous-groupes : 149 DOIT, 627 DEVRAIT et 224 PEUT, dont 773 au niveau de sécurité normal-SdT et 227 au niveau « renforcé ». Il est disponible sous forme de fichier OSCAL au format JSON dans le dépôt GitHub BSI-Bund/Stand-der-Technik-Bibliothek, sous licence CC BY-SA 4.0, et mis à jour en continu par « rolling publication ». Le « Stand-der-Technik-Viewer » (visionneuse de l’état de l’art), un projet communautaire vers lequel renvoie le dépôt du BSI, le présente sous une forme lisible. Les chiffres peuvent changer à chaque publication.

En partie, par le biais de la correspondance de la bibliothèque de l’état de l’art. La « GSMap OSCAL Mapping Collection », dans son état du 21/07/2026 et toujours à l’état de projet, met en correspondance 510 exigences du Compendium édition 2023 avec GS++ au moyen de 1185 rattachements ; 94 des 111 modules comportent au moins une entrée, 17 n’en comportent aucune. Les renvois cibles se rapportent à l’état du catalogue d’avril 2026 ; 130 d’entre eux ont depuis été renumérotés, 16 n’existent plus. Selon le « Handbuch für Autoren » (manuel pour les auteurs) du BSI, la correspondance ne reproduit pas les contenus 1:1 en raison de la différence de structure, mais sert d’aide à l’orientation. Une lacune dans le projet ne signifie pas que GS++ ne couvre pas le sujet.

Les exigences sont disponibles au format OSCAL du NIST, avec des métadonnées telles que le verbe modal, le niveau de sécurité, le niveau d’effort, les catégories d’objets cibles, les paramètres et les menaces élémentaires associées. Il est ainsi possible de filtrer des jeux d’exigences et d’automatiser des contrôles. Le BSI annonce un accompagnement par des outils numériques et indique que de nombreux éditeurs d’outils IT-Grundschutz travaillent à l’intégration. Le standard laisse ouverte la forme de plusieurs éléments de documentation, par exemple pour les dépendances entre actifs, sous forme de tableau, de CMDB ou de cartographie des services. Appréciation VamiSec : vérifiez si votre outil sait traiter les catalogues OSCAL, les paramètres et les preuves par exigence.

Selon le calendrier des jalons, le BSI publie le 30/11/2026 des concepts de formation pour les cursus de praticien GS++ et de conseiller GS++. Pour les conseillers IT-Grundschutz et les responsables d’équipe d’audit déjà certifiés, une formation complémentaire spécifique pour devenir conseiller GS++ ou, selon le cas, responsable d’équipe d’audit GS++ débute au premier trimestre 2027 ; les demandes pour les deux certifications de personnes sont possibles à partir du 01/01/2027. Le BSI n’a encore publié ni les contenus, ni le volume, ni les conditions d’accès. Avant 2027, il n’existe donc pas de certificats de personnes du BSI pour GS++.

Selon le standard BSI 300-1, la responsabilité du SMSI incombe à la direction de l’institution et ne peut pas être déléguée. Elle fixe le périmètre, approuve le besoin de protection, l’ordre des processus métier, les ressources et la politique de sécurité de l’information, autorise le cadre de l’analyse des risques et assume les risques résiduels ainsi que les risques découlant d’exigences non encore satisfaites. Dans le catalogue d’application, ces approbations sont des exigences DOIT, par exemple l’autorisation de toutes les procédures du SMSI en GC.1.2 et celle de la gestion des risques en RISK.1.5. Lors de la revue de direction, elle vérifie, sur la base du rapport à la direction, si le SMSI est approprié, adapté et efficace.

Au 29/10/2026, pas dans une version à jour. Le standard BSI 300-1, le catalogue d’application et le calendrier des jalons sont disponibles en allemand ; aucune version anglaise du standard ne figure sur les pages anglaises du BSI. La page anglaise du BSI consacrée à GS++ a été mise à jour pour la dernière fois le 06/01/2026 et reflète un état de planification antérieur : elle parle du « Grundschutz++ Compendium » et ne mentionne ni le standard BSI 300-1 ni le calendrier des jalons. Le calendrier des jalons place l’internationalisation de GS++ sous « 2027 et années suivantes ».

Le standard BSI 300-1 recommande, lors d’une première implémentation, de commencer par le processus métier le plus important de la catégorie de besoin de protection la plus élevée ; selon le catalogue d’application, il suffit, lors de la première itération du cycle PDCA, d’inventorier les actifs de ce processus. Tous les processus métier du périmètre doivent être examinés progressivement. D’après notre pratique : faites approuver le périmètre et le besoin de protection par la direction, affectez les actifs aux catégories d’objets cibles, générez le jeu d’exigences à partir de l’état actuel du catalogue et recensez l’état de mise en œuvre de manière exhaustive. Qui exploite déjà un SMSI s’appuie sur les documents existants et sur les correspondances du BSI.

Normes & sources

Le contenu de cette page s'appuie sur les guides et études suivants, accessibles publiquement.

Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik (BSI, Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information) · 2026

BSI-Standard 300-1 – Methodik Grundschutz++ (Méthodologie Grundschutz++), version 1.0

Source primaire de cette page : 42 pages, historique des modifications au 20/10/2026, page de téléchargement datée du 26/10/2026 ; cinq étapes du processus dans le cycle PDCA (chap. 2–6), annexe 1 catégories d’objets cibles, annexe 2 analyse simplifiée des processus métier, annexe 3 critères minimaux de l’analyse des risques, annexe 4 menaces élémentaires

BSI · 2026

Grundschutz++ – page thématique avec calendrier des jalons (état d’octobre 2026)

Méthodologie, catalogue d’application et calendrier des jalons : certifiable à partir du 01/01/2027, phase early adopter en 2027, mesure de la performance à partir du 26/02/2027, fin de la possibilité de certification sur la base de l’IT-Grundschutz le 30/11/2031 ; page mise à jour le 26/10/2026, le calendrier est adapté en permanence selon le BSI

BSI (brève) · 2026

Methodik zum Grundschutz++ als BSI-Standard 300-1 veröffentlicht (la méthodologie Grundschutz++ publiée sous forme de standard BSI)

Communiqué du 26/10/2026 : approche orientée processus, méthodologie d’analyse des risques au libre choix dans le respect de critères minimaux, exigences lisibles par machine ; un SMSI mis en place selon Grundschutz++ est certifiable à partir de 2027 et compatible avec l’ISO/IEC 27001

BSI · 2026

Bibliothèque de l’état de l’art (Stand-der-Technik-Bibliothek, dépôt GitHub BSI-Bund)

Accessible au public depuis le 29/09/2025, licence CC BY-SA 4.0 ; control_layer, implementation_layer, assessment_layer et documentation ; mise à jour par « rolling publication », dernier commit avant la clôture de la rédaction le 23/10/2026

BSI, bibliothèque de l’état de l’art · 2026

Catalogue d’application Grundschutz++ (catalogue OSCAL résolu)

Version 2026-10-22T12:58Z, OSCAL 1.1.3 : 1000 exigences en 20 pratiques, 149 DOIT, 627 DEVRAIT, 224 PEUT, 223 paramètres ; source de l’ensemble des chiffres clés et identifiants d’exigence de cette page (notamment GC.1.2, GC.6.1, GC.7.1.1, GC.7.1.2, GC.7.2, STM.1.1, STM.2.1, STM.2.1.3, STM.2.1.4.1, STM.2.1.6, STM.2.1.7, STM.4.1, STM.5.1, UMS.1.1, UMS.1.2, UMS.2.1–UMS.4.1, RISK.1.3, RISK.1.5, RISK.1.10, PERF.1.1, PERF.4.1, PERF.4.2) ; CC BY-SA 4.0

BSI, bibliothèque de l’état de l’art · 2026

ISO/IEC 27001:2022 Annex A to GS++ Mapping

Version 1.0.1-qa, publiée le 05/05/2026, dernière modification le 27/07/2026, statut complete : les 93 mesures de l’annexe A sont toutes rattachées, 73 subset-of, 16 equivalent-to, 4 intersects-with

BSI, bibliothèque de l’état de l’art · 2026

GSMap OSCAL Mapping Collection: IT-Grundschutz-Kompendium 2023 zu Grundschutz++ (correspondance du Compendium IT-Grundschutz vers Grundschutz++)

État au 21/07/2026, statut « projet » : 1185 rattachements, 510 exigences du Compendium, 94 des 111 modules avec au moins une entrée ; une lacune dans le projet n’est pas une lacune de GS++

bsi-community (projet communautaire) · 2026

Stand der Technik-Viewer (visionneuse de l’état de l’art)

Application web permettant de consulter les catalogues OSCAL, les définitions de composants et les correspondances de la bibliothèque ; recommandée par le dépôt du BSI, développée au sein de l’organisation GitHub bsi-community

BSI, bibliothèque de l’état de l’art · 2026

FAQ OSCAL du BSI (documentation/OSCAL.md)

Explique le choix d’OSCAL ainsi que les catalogues, profils, implémentations et preuves ; signale que de nombreux éditeurs d’outils IT-Grundschutz travaillent à l’intégration ; dernière modification le 27/07/2026

BSI · 2026

Stand der Technik (état de l’art)

Mission au titre de la loi BSI, définition selon le « Handbuch der Rechtsförmlichkeit » (manuel de légistique), référence à des situations de traitement typiques ; la page du 18/06/2026 parle encore de la phase pilote de la bibliothèque

BSI, unité « Stand der Technik » (état de l’art) · 2025

Handbuch für Autoren der SdT-Bibliothek (manuel pour les auteurs de la bibliothèque de l’état de l’art)

État au 21/11/2025 : directive pour les auteurs, FAQ OSCAL, structure du catalogue, versionnage par UUID et paramètres ; décrit la correspondance relative au Compendium comme une aide à l’orientation sans reproduction 1:1 (chap. 6.1.4)

BSI (brève) · 2025

BSI veröffentlicht Stand-der-Technik-Bibliothek auf GitHub (le BSI publie la bibliothèque de l’état de l’art sur GitHub)

Communiqué du 30/09/2025 : exigences lisibles par machine sur GitHub depuis le 29/09/2025, initialement avec les exigences abstraites de Grundschutz++, sur la base d’OSCAL

BSI · 2026

Grundschutz in der Informationssicherheit (le Grundschutz dans la sécurité de l’information)

Grundschutz++ est appelé à remplacer à terme l’IT-Grundschutz, qui reste applicable pendant une période de transition de plusieurs années ; tous deux compatibles avec l’ISO 27001 selon le BSI (page mise à jour le 08/04/2026)

BSI · 2026

ISO 27001-Zertifizierung auf Basis von IT-Grundschutz – Zertifizierungsschema (certification sur la base de l’IT-Grundschutz – schéma de certification)

Bases actuelles des certificats IT-Grundschutz : référentiel de contrôle 4.8 (ISO 27001:2022, standard BSI 200-2, Compendium édition 2023), schéma de certification 2.2 avec une durée de validité de trois ans et des audits de surveillance annuels, schéma d’audit 2.5, tous du 01/02/2026 ; Grundschutz++ n’y figure pas encore

BSI · 2026

it-sa Expo&Congress 2026 – programme du BSI

Programme comprenant la conférence « Ausblick auf die Zertifizierung nach Grundschutz++ » (perspectives sur la certification selon Grundschutz++), annoncée pour le 28/10/2026, au cours de laquelle l’organisme de certification entendait présenter ses réflexions actuelles sur le schéma d’audit ; aucun schéma d’audit GS++ n’a encore été publié

Bundesministerium der Justiz (ministère fédéral de la Justice), gesetze-im-internet.de · 2026

Gesetz über das Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik und über die Sicherheit in der Informationstechnik von Einrichtungen (BSI-Gesetz – BSIG) du 2 décembre 2025 (loi relative à l’Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information et à la sécurité des technologies de l’information des entités, loi BSI)

§ 44 : exigences minimales pour l’administration fédérale issues de l’IT-Grundschutz et des standards minimaux du BSI dans leurs versions respectivement en vigueur, mandat de modernisation d’ici le 01/01/2026 ; § 43 : preuve au plus tard cinq ans après l’entrée en vigueur ; § 30 : mesures de gestion des risques des entités particulièrement importantes et des entités importantes ; selon la citation complète, modifiée en dernier lieu par la loi du 22/10/2026

BSI · 2026

FAQ: NIS-2 für den Bund (FAQ pour l’administration fédérale)

Les entités fédérales doivent respecter les prescriptions du standard IT-Grundschutz, y compris le Compendium IT-Grundschutz, ainsi que les standards minimaux du BSI ; première preuve à fournir au BSI au plus tard cinq ans après l’entrée en vigueur, soit en 2030

BSI · 2025

Fragen und Antworten zu NIS-2 (questions et réponses)

Question 4 : dans le cadre de la mise en œuvre de NIS2, l’IT-Grundschutz du BSI n’est pas obligatoire pour toutes les entités concernées ; des systèmes de management existants peuvent servir de base, mais doivent être vérifiés au regard du catalogue de mesures prévu par la loi

BSI · 2026

#nis2know: ISO/IEC 27001 im Kontext NIS-2/BSIG (la norme dans le contexte de la directive et du BSIG)

Le BSI n’impose aucune norme particulière ; les entités sont libres de leur choix tant que les obligations légales sont remplies

BSI · 2026

#nis2know: NIS-2 Risikomanagementmaßnahmen (mesures de gestion des risques)

Les mesures devraient s’appuyer sur des standards et des normes de sécurité reconnus ; le BSI cite Grundschutz++ ou ISO 27001 comme exemples (page mise à jour le 02/06/2026)

BSI · 2026

FAQ: NIS-2 für Land und Kommune (FAQ pour les Länder et les communes)

Pour les administrations des Länder, les dispositions de la loi BSI n’ont pas d’effet normatif direct, ce sont les actes de transposition du droit des Länder qui sont déterminants ; l’administration communale proprement dite ne relève en principe pas du champ d’application du BSIG

BSI · 2026

Grundschutz++ (page anglaise)

État au 06/01/2026, donc antérieure à la page allemande : parle du « Grundschutz++ Compendium », ne mentionne ni le standard BSI 300-1 ni le calendrier des jalons ; à ne pas utiliser comme source actuelle

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